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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SOI

de soi-même , Sc faus en être prié, c’est à-dire, de suapropre mouvement. Cet enfant a tout appris de Joi-m cme , Sc lans maître. Un ami est un autre foi-me me •sie vouloir pas prendre des remèdes , c’est erre homi-c rde de soi-même. On est bien heureux de trouver Ioncompte avec soi-même : car on le trouve quand onveut. S. Evr. On le luit, on s’évite soi-même : per-ionne ne veut être avec soi-même. Le P. L. Cela parlesoi-même. Ablanc. Quand on parle en général,

I on met soi-même plutôt que iui-même : on lait biendes fautes, si l'on ne fait pas beaucoup de réflexionslur soi-même. Mais on le dit élégamment, loríqu ils agit d une personne particulière. Le liience est le plussur pour celui qui fe défie de soi-même , ou de luì-wetTîc. Un Héros, de soi même empruncotc tout ionrustre. Boil. Cela ne s’entend que des cas obliques ;cac au nominatif, on met lui même. Quand il est quel-tI0 “ dune chose , & non dune personne , soi-mêmeest mieux. Les Auteurs exacts ont pout suspect , cequi s’offre à eux de soi-même. Bouh.

11 mêle , en se vantant soi-même à tous propos ,Les louanges d’un fat à celles d’un Héros.

Boil.

On dit proverbialement, qui! n’y a point de meil-leur messager que soi-même. Quisque sbi est optimusnuntius.

SUIDEE, f. f. Vieux mot. Solde. Stipendium. Aller ensotdée , c’est íe mettre à la solde. Borei.. Mereri sti-pendia.

v^SOIE, f. f. Matière propre à filer, & qui est la pro-duction d’une espèce de ver, qu’on appelle pour celaVer st soie. Filum sericum vel bombycinum. Les An-ciens ont cru que la soie venoit d’une cípèce d’arai-péc ou d’eícargot, qui la tiroit de íes entrailles, Scic'itoniiloit avec les pieds autour de petites verges ou“fauches datbres ; Sc nommoient cet infecte Ser, du“°m de Séres , peuples de Scythie , qui le nourri!

Us croyoient qu’il vivoit cinq ans, Sc le nour-0lt âc panic & d’autres menus légumes. Mais cct a ^ eu de rapport avec celui qu’on nomme main-, n )anc ver st Joie, Bombyx. Cac celui-ci tous les anse «t enveloppé d’un coton jaune, qui sc dévide enc»us filets fort déliés qui font la foie.p: 7 e "ft dans l'îie de Cos , que Pamphila , fille Jeç atIS j trouva la première i’invention de meure lad? ,e en œuvre. Cette découverte fut bientôt connuez les Romains. On leur apporta de la foie du payses “ères, où les vers qui la font croissent naturelleî^ent. Bien loin de profiter d’une nouveauté fi utile ,pl. ne purent jamais fe persuader que ces vers produi-Went des fils si beaux & si précieux , Sc firent fur. ela mille conjectures chimériques. Leur ignorance &j Cuc paresse rendit, pendant plusieurs siècles, la foiej u ne rareté & d’une cherté si extraordinaires , qu’onv eiidoit au poids de for. Vopiscus allure que l’Em-£ et eur Aurélien résilia par cette raison, à l’Impératricec ‘ eiT >me, un habit de foie qu’elle lui demandoit avecH Passement. Cette rareté dura fort long-temps. M.an**’ deux Moines venant des Indes, enLfPortèrent à Constantinople des millions de vers à° te s avec l’instruction pour faire éclore les œufs, éle-âc nourrir ces vers, en tirer la foie , la filer Sc lan ettr f en œuvre. Il s’en sir des manufactures à Athé-Cfi s ’ a Thèbes Sc à. Corinthe. Roger, Roi de SicileRabiit une à Palerme en 1130. Par ia ces sortesCe °des furent communes en peu de temps en Fran-j. ’ c °mme en Italie. Le Gendre. C’est Ions l’Empe-de r/Enien que la fabrique des foies passa ainsion c CS a Constantinople , & depuis ce temps - laot un riche commerce en Europe,dévct'^ cme ce fi e qo'on tire fans feu , & qu’one a f . e fi a, « faire bouillir le cocon, qu’on incise poure/ì p ait p/ortirle ver quatre ou cinq jours après qu’ilrude UaÌt ' Holosericum , sericum crudum 3 infeci um,étoff* Cru -da bombyx. On en fait des gazes <$ç antresp ai . e C | S> Cette soie est fort pure, pourvu qu’on en fé-a dernière enveloppe extérieure, Sc la pellicule

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qui fe trouve joignant le ver. II est défendu de mêlerla soie crue avec la Joie cuite. La soie cuite est cellequ on fait bouillir pour la dévider plus facilement »comme celle dont on fait les velours, satins, taffetas,damas, brocards, crêpes & autres étoiles. La soie étoicsi précieuse du temps des Empereurs, qu’on la ven-duit au même poids que sot. U étoit défendu de por-ter des habits tout de Joie , comme on voit au titredu Code De vejlibus holojêricis. Mézerai remarqueque Henri II, aux noces de la Duchesse de Savoie fasoeur, porta les premiers bas de foie qu’on ait vus enFrance. Ea serge d c foie y est une étoffe toute de soie ycroiíée obliquement. Les étoffes toutes de foie y com-me les velours, Sericum keteromallum pannes, bom-bycinum villosum : gros de Tours , ou de Naples,bombycinum : poux de Joie , satins , rasa densaquebombyx : damas , damascena bombyx : vénitiennes ,veneta : serges de soie : tabis à sieurs, textum undu-latum : tasseras façonnés, doivent avoir une demi-anne moins un vingt-quatre de largeur. Les soies deMesiìne font les meilleures pour les écosses pleines Scunies, parce qu’elles prennent une belle teinture. Lesfoies de Perse & de la Chine sont blanches & très-fines. Les plus belles foies de Syrie font celles de Lu-ges, Chouf Sc Billedun. La Joie des Chinois est lanscontredit la plus belle qui soit au monde. On en fait, en plusieurs Provinces-, mais la meilleure & la plussine fe trouve dans celle de Tchtkiam, parce que leterroir est très propre pour les mûriers, Sc que l’air està un certain degré de chaieur Sc d’humidité, plus con-forme à la nature des vers donc on la tire ; tout lemonde s’en mêle , & le commerce en est tì grand , quecette feule Province eu pourroit fournir á route laChine , Sc à une grande partie de l’Europe. P. leComte.

O11 appelle des foies grèges Sc en matasse , desfoies qui luttent de deíïus le cocon, c’est-à-dire, quilont par pelotes , comme le chanvre Sc le lin avantque d être filés, & on en trafique en balle. O11 appellebourres , ÔJlreJfes de foie , de gvosies foies qu’on faitpasser souvent pour de bonnes. £CP C’est proprementcette espèce découpe soyeuse qui couvre les cocons.On appelle foies apprêtées , celles qui font filées Scmoulinées, prêtes a mettre en teinture, qu’on appelleautrement organfn de Boulogne.

Soies torses. Ce sont celles qui ont eu leur filage, dé-vidage Sc moulinnge.

Soies en moscue, Ce font des foies non encore teintes,

Sc qui n’ont point eu tous leurs apprêts, qui viennenten paquets longs environ d’un pied & demi.

Soies en pantine. Ce font plusieurs échevaux de foielies ensemble pour être envoyés à la teinture.

Soies Cortades. Ce lont des Joies à coudre , qu’onpréfère même à celles de Grenade, pour certains ou-vrages.

Soies trames. Ce font des foies qui servent à faire lestrames de plusieurs étoffes.

Soies plates. Ce sont des foies non-torscs, que l’onprépare, & que l’on teint pour travailler en tapisse-ries à l’aiguille, en broderies Sc en quelques autres ou-vrages.

Soie d’Orient. C’est une plante qui a des feuillespeu larges,hautes d’un pied, avec un aiguillon com-me celui des artichauds. Sericum. Son fruit est unegousse parfaitement ressemblante à un perroquet, quiest vert, ayant des pieds, une tête Sc une queue con>me lui, Sc de petits cercles jaunes vers la tête, quireprésentent fort bien ses yeux. Sericum. Il contientune matière extrêmement blanche & déliée, qu’onfile, & qui est de h foie. Sa graine est mêlée parmi,qui est deux ans à venir en ces quartiers, où l’on en a

apporte pat curiosité. , >

Depuis quelques années l’on a trouvé eu France lesecret de faire de la foie d’araignéç, Sc l’on en a faitquelques ouvrages. C’est à M. Bon, premier Présidentde la Chambre des Comptes de Montpellier, & As-socié honoraire de la Société Royale des Sciences dela même ville, que l’on est redevable de certe décou-verte. Nous avons de lui une Dissertation fui cela ,

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