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dont notis tirons ce que nous en allons dire. Les arai- >gué es font une soie aulli belle, aussi forte, Sc aussi lus-trée que la foie ordinaire. Elles filent par Tanas, au- itour duquel il y a cinq mamelons qu’on prend d’abord !pour autant de filières par où le fil doit se mouler. M.Bon a trouvé que ces mamelons étoient muículeux, Scgarnis d’un sphincter : il en a remarqué deux autres unpeu en dedans, du milieu desquéls sortent véritable-ment des fils en assez grande quantité , mais tantôtplus, tantôt moins. On peut dévider foi même cesfils, qui par leur réunion semblent n’en former qu’un,lorsqu’ils font environ de la longueur d’un pied. M. jBon en a distingué jusqu’à quinze ou vingt au sortir jde leur anus. |
Le premier fil qu’elles dévident est foible , & ne jleur sert qu’à faire cette espèce de toile, dans laquelleles mouches vont s’embarrasser. Le second est beau-coup plus fort que le premier; elles en enveloppentleurs oeufs, qui , par ce moyen, font à couvert dufroid Sc des insectes qui pourroient les ronger. Cesderniers fils font entortillés d une manière fort lâcheautour de leurs œufs, & d’une figure semblable auxcoques des vers à foie , qu’on a preparees Sc ramol-lies entre les doigts, pour les mettre fur la que-nouille. Les coques d’araignées font d’une cou-leur grise, lorsqu’elles font récentes, mais elles de-viennent noirâtres, lorlqu’elles ont été exposées long-tems à Tait. On trouveroit plusieurs autres coques d’a-raignées de différentes couleurs, & d’une meilleurefoie, surtout celle de la tarentule; mais la rareté enrendroit les expériences trop difficiles. Ainsi il faut seborner aux coques des araignées les plus communes,qui font celles à jambes courtes. Elles cherchent tou-jours un endroit à l’abri du vent Sc de la pluie pour lesfaire, comme les trous des arbres, les angles des fe-nêtres, ou des voûtes, ou bien le dellus des entable-mcns des édifices. C’est en ramassant plusieurs de cescoques, qu’on fait cette nouvelle foie , qui ne cède enrien à la foie ordinaire ; elle prend aisément toutes sor-de couleurs, & Ton en peut faire des étoffes. M. Bonen a fait faire des bas Sc des mitaines qu’il présenta àTAcadémie.
Voici la manière dont il faut préparer ces coquespour en tirer la foie. Après avoir fait ramasser 12ou 13 onces de ces coques d’araignees, M. Bon lesfit bien battre pendant quelque temps avec la mainSc avec un bâton, pour en faire sortir toute la pous-sière : on les lava ensuite dans de l’eau tiède, jusqu’àce que Teau qui en fortuit sût bien nette. Apres quoiil fit mettre tremper ces coques dans un grand potavec du savon & du salpêtre, & quelques pincéesde gomme Arabique:on laissa bouillir le tout à petitfeu pendant deux ou trois heures: il fi t ensuite rcla-ver avec de Teau tiède toutes ces coques, pour enbien ôter tout le savon : il les laiíla sécher pendantquelques jours, & les fit ramollir un peu entre les |doigts, pour les faire carder plus facilement par lescardeurs ordinaires de la foie, mais avec des cardesbeaucoup plus fines qu’il fit faire. Il eut par ce moyenune foie d’un gris trèsparticulier. On peut la fileraisément, &c le fil qu’on en tire est plus fort Scplus fin que celui de la foie ordinaire, ce qui mon-tre qu’on peut s’cn servir pour faire toutes sortesd’ouvrages; & puisqu’il a résisté aux secousses dumétier des faiseurs de bas, on ne doit pas craindrequ’ils ne soutiennent celles des autres métiers. La dif-ficulté estd’avoir & de nourrir assez d’araignées. Surquoi M. Bon remarque qu’elles font leurs œufs aumois d’Août & de Septembre, qu’ils éclosent sansaucun'soin quinze ou seize jours après avoir été pon-dus. Que les mères meurent quelque peu de tempsensuite ; que les petites "araignées sont dix ou onzemois fans manger; que de sept ou huit cens il n’enmeurt presque point dans une année, au lieu quede cent petits vers à Joie il n’y en a pas 40 qui fassentleurs coques. M. Bon ayant donné ordre qu’on luiapportât toutes les araignées à jambes courtes queTon trouveroit dans le mois d’Août & de Septembre,les enferma dans des cornets de papier Sc dans des
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pots. Il couvrit ces pots d’un papier qu’il perça deplusieurs coups d’épingle , aussi bien que les cornets,asin qu’elles eussent dc l’air, il leur fit donner desmouches, & il trouva quelques temps après que laplupart y avoient fait leurs coques. .
M. de Réaumur a trouvé des difficultés à avoir &à se servir de coques d’araiguées pour faire de la soit-Voici à peu près ce qu’il en dit dans THistoire deTAcadémie des Sciences de Tan 1710. La yùie desaraignées est beaucoup inférieure à celle des vers,Sc n’en a ni le lustre ni la force, & fournit moinsà Touvrage. Comme les toiles qu’elles tendent pourprendre des insectes sont d’un tissu trop délit pontêtre de quelque usage, il saut s’arrêter à un nl p lu *gros, Sc contourné lâchement autour de la coque ouelles déposent leurs œufs. Le fil de leur toileneseu-rient que deux grains fans se rompre, & le nlleur coque en soutient environ 3 6 ; puis donc quece dernier est dix-hui t fois plus fort, on peut con*jecturer, qu’il est aussi dix-huit fois plus S ros: r f J 1 j 1 ,il est cinq fois plus foible & plus délié qu’un nlcoque de ver, lequel soutient jusqu’à deux gto§demi, & par conséquent cinq fils d’araignée doive*’être mis ensemble pour un seul fil de ver. Or iln epas possible qu’ils soient appliqués si justement euns aux autres qu’ils ne laissent de petits e*P aC j*jvides, d’où la lumière n’est point réfléchie ; & u*’ainsi composé ne sauroit avoir le lustre d’un fil m* 1 'De plus le fil d’araignée n’étaut point ferré aUt0 j ttde la coque comme celui des vers, n’est point tenSc demeure crêpé, ce qui ôte encore de foisonEnfin il ne peut se dévider ; c’est une nécessite de ^carder; & étant ainsi déchiré & divisé en brinscourts , il ne sauroit conserver une égalité qm c0tribue beaucoup au lustre. j )lS
Les araignées fournissent encore beaucoup n* 1 ^de foie que les vers. Les coques de ceux-ci,plus fortes , pèsent quatre grains ; les plus foible 5pèsent plus de trois , Sc mettant la livre à 16 0,1 jddu moins 2 3 04 vers sont employés à donner nr>e^vre de foie. Les coques d’araignées ne pèsent q uviron un grain , c’est-à-dire, quatre fois moins <1celles des vers,- & étant nettoyées des ordures qsont mêlées, elles perdent plus des deux tiers de , }poids. Ainsi il faut le travail de douze araig 11pour égaler celui d’un seul ver; Sc une livre dso^demande du moins 27648 araignées. Mais co> ^les coques sont Touvrage des seules femelles P 01 ^mettre leurs œufs, il faudra s’cngager à nourrit Pde 55296 araignées pour en tirer une livre dè 7,^.Encore cela ne s’entend-il que de certaines afalg ncar celles qui se voyent communément dans >e ^dins , & qui paroistent très- grosses font doii^ e ^ .moins de foie : 280 de celles-là n’en fournil^ 11 j ^plus qu’un seul vers, Sc 663/52 en donnetoie*peine une livre. Tout ceci est tiré des obset'' 3 , pde M. de Réaumur qui se trouvent dans lesres de TAcadémie des Sciences de Tannée 17^’ <sesSoie , sc dit aussi par antiphrase, du poil f u >jlsporcs & des sangliers & principalement de cese 1ònt fur le dos. Seta , afper& rigidus pilus. P^^de*uns Ton t dit aussi du crin de cheval. On dit a uchiens barbets & épagneuls qui ont du po"
& long, qu’ils ont de belles Joies. , gj. U
Ce mot vient du Latin fetum. On a ^"ysentqueue de cheval, equisetum , ou fêta , Sc J étde x ai '^ , juba. \ urS fi-
Les Poëtes appellent des jours heureux des 1lés d’or & de foie.
Jours devenus momens, momens filés de
La Toso'
Qu’on nous rende un peu de cet or ^j atl isi llScette foie , dont les premiers jours du Chri i me-surent ourdis. Pat. Pour dire, qu’on noUS „ [t 3iyvenir un peu de cet heureux temps, ce teiquille Sc paisible des premiers sours du . t sesme. Les pensées ingénieuses du P. Bouhour