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Tome septieme. [PRO - TE.]
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SOI

plus beaux endroits des Anciens, cousus par une maindélicate avec des fils d or Sc de soie. S. Evr.joie. Terme de fourbilseur. C’est la pointe de fer quic st au haut de la lame de lepée, du sabre, &c. Sc«lui entre dans la poignée Sc dans le pommeau, furlequel on la rive. Ensis pars superior & capularis.Eayôfe de cette lame est trop forble. <■

joie. f. f. Terme de Coutellerie. C’est la queue de ferd une lame de couteau de table, qui sert à l’emman-«uer. Entre la lame & la foie est ce qu’on appelle lamit [e , c’est-à-dire, un petit rebord plat Sc rond quiarrete le manche.

“As de Soie , Terme de Charcutier. C’est ainsi qu’onAppelle des pieds de cochon assaisonnés d une cer-taine manière. Suilli pedes conditiAs pE Soie, fe dit aussi en termes de Marine des fersstuon met aux pieds des coupables , de ceux qui* e comportent mal dans le vaisseau. Compedes ferrei.

On dit proverbialement de deux choies agréablesqui arrivent l’une íur l’autre, que c’est foie íur foie.OfE. Vieux pronom fém. possessif de la troisième per-Cat ne ' Sci , senne. Borel. Sua.

PIERIE, s. f. Toute sorte de marchandises de foie.Bombycina merx. Les soieries du Levant. Cettenomme entend bien la soierie. 11 íe dit aussi de lamanière de préparer la toie, & du lieu ou on laPrépare. Établir une soierie. Sericarius, sericaria ,r„®uvrier, ouvrière en soie.

,IF. f R (On prononces/.) Sentiment fâcheux excitéA 1 occasion d’un picotement qui íe fait dans le go-ncr, q U i pro duit l'altération. Le désir de boire. Sitis..

soif est causée par des sels acres ou s alés qui ébran-lent les nerfs du gosier, Sc qui excitent dans faînece sentiment. Elle vient aussi de la simple sécheressecette partie. Plusieurs liqueurs appailent la soifen délayant les sels qui la causent, & en humectantles fibres du gosier. Les acides font aussi fort pro-pres pour calmer la soif, à cause qu’ils adoucissentJes sels acres. On trompe quelquefois la soif, enrou-lant dans la bouche une balle de plomb, ou quelquecaillou qui sait sortir une plus grande quantité deiahye. Les épiceries, les aromates, la chaleur ex-ce ive, les exercices violens excitent la soif. Les cha-nieaux íont des animaux qui endurent long - tempsa Un honnête homme ne boit qu’à iasoif. Quine íe donne le loisir d’avoir soif, ne íauroit pren-jnc de plaisir à boire. Mont. Un grand buveur di-01C qu’il ne buvoit pas pour appaifer fa sois, maispour s’empêcher d’avoir soif. Abl.

On dit aussi que la terre a soif, lorfqu’elle est_ réche, Sc qu’il y a long-temps qu’il n’a plu. Arida.se dit figurément en Morale , du désir vif & ar-dent que causent nos passions. Cupido , aviditas ,c ' u piditas. La soif de sor est insatiable chez les ava-res j la soif de la gloire chez les ambitieux. Puis-ée le monde est une'mer, je ne m’étonne pointles biens qu’on poífede soient de la nature deCe . s eaux íalées, qui allument la soif au lieu de l’é-réindre. Bouh. Bona temporalia stim augent ,potiàsexpleant. Comment accordez-vous les senti-ons du Christianisme avec une ambition infépa-jAole de cette soif á u sang des peuples ì Le P. Dan., e Prince est tourmenté par une soif insatiable deséchelles. Fen. Aurisacrafames.

^°us brûle\ d’une soif qu on ne peut étancher.

Boileau.

Perfides, contente\ votre soif sanguinaire. Rac.

^ an gile dit que ceux qui ont soif de la justice fontSo lF en ^. eure ux. Beati qui stiunt jufliciam.

8atd dìk proverbialement en ces phrases. Il fautquef 1 Une foire pour la soif, c’est-à-dire, réserverserv ^ chose pour le besoin. Necessaria ad vitamsoif rt s On ne sautoir faire boire un âne s’il n’aqu -, ’ | dit à ceux qui refusent de boire une santéchos 11 . r a Portée, ou de faire quelque autree qu’ils n’ont pas envie de faire, quoique cette

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chose soit agréable. On dit de deux personnes quin’ont point de bien, & qui íe marient ensemble,que la faim a épousé la soif.

SOÎGNANTAGE. f. m. Vieux mot. Concubinage.Adulterium. Avoir d’une femme un fils en sôignan-tage. Beaumanoir. Demeurer en soignantage avecun homme. Id.

fsT SpIGNER. v. n. Avoir foin, veiller à quelquechoie. Invigilare. Soignera (es affaires, à fa maiíon.Tant i\soigne à ce qui me regarde. Usque adeo re-bus meis curat. Dans ce lens il est devenu populaire.

IJCT II est plus ordinairement actif, & signifie traiteravec beaucoup de foin, d’attention. On le dit despersonnes & des choses. Soigner un malade. On l’abien soigné pendant fa maladie. Soigner ses enfans.Avoir foin qu’ils soient propres, bien entretenus, querien ne leur manque. Soigner fa personne, sa santé.Curare se , corpus , cutem, pelliculem, ou cetatemsuam. Soigner des orangers. Il y a des arbres quiveulent être soignés.

£GT On dit aullì depuis quelque temps soigner sonstyle. Discours bien soigné. Accuratus sermo.

SOIGNÉ, ÉE. part.

SOIGNEUSEMENT, adv. Avec foin, avec attention.Attente , accuratè 3 Jludiosc,sollicite. Ce Rapporteurvoit ses procès fort soigneusement. Un heureux na-turel ne va pas loin, s’il n’est cultivé soigneusement.M. Scud.

{CT SOIGNEUX, EUSE.adj. Qui agit avec foin,avecexactitude, avec attention : qui a foin de ses affaires ,ou de celles qui lui font commises. C’est un hommefort soigneux. Ce domestique est peu soigneux. Vi-gilans , diligens. Soigneux de son honneur, de faréputation ; soigneux de conserver sa santé. Cettepieuse Princeífe inquiette des besoins d’autrui , étoicplus soigneuse de cacher ses charités, que les autresne le font de les publier. FlÉch. Nous devons fairede fréquentes & de soigneuses recherches des dé-sirs du siècle que l’amour cache dans le fond de no ->tre cœur. Id

Soigneux, fe prend quelquefois en mauvaise part. 11est soigneux de me déplaire. Racine.

SOIGNIES. Nom d’une petite ville des Pays Bas. Sog-niacum , Sonegice , Sonegiacum. Elle est dans lcHainaut furlariviere deSonneque,à trois lieues deMons, vers le nord. On voit près de cette ville lepetit bois de Soignies, qu’il ne faut pas confondreavec celui de Sogne , qui est incomparablement plusgrand, Sc situé dans le Brabant, près de Bruxelles Sc "d’Hall, du côté du levant. Mat y.

SOIN. f. m. Application, attention qu’on apporte à faireexactement une chose, à la conserver, à la perfection-ner. Cura, diligentia. Je remets cette négociationà vos foins-, mettez tous vos foins à la faire réussir.Ménagez votre santé avec beaucoup de foin. Avoirfoin du ménage , prendre le foin de la maiíon. Cequi signifie les détails du ménage, & l’attention qu’ilsdemandent. Mon principal foin est celui de vousplaire. Vous prenez un foin trop curieux, de votrebeauté pour vous croire tout-à-fait indifférente. S. E.Voilà un ouvrage travaillé avec grand foin. Mieuxon fait une chose, plus on doit cacher le foin quel’on apporte à la faire. Amelot.

Je hais jusquesaux foins dont m 1 honorent le s Dieux .

Racine.

Homere prenoit plus de foin de bien dite que debien penser. Le P. R.

Soins de ma bergerie, amusemens utiles ,

Vous n étés pastouchans, mais vous êtes tranquilles.

Font.

Ce mot vient de senium. Ménage.

Soin, fe dit des soucis, des inquiétudes, des peinesd’eíprit. Cura. Le Prince fe déchargeoit d’une partiede ses soins fur ses ministres, Mi z.