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Tome septieme. [PRO - TE.]
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tre plusieurs coobligés , ou cie ce qui emporte uneobligation de payer la totalité d une dette communeà plusieurs. Les cautionnement en France palle pourdes obligations solidaires , eníorte qu’on n'eiì pointobligé de discuter le principal débiteur. On délivredes contraintes solidaires contre tous les coobligés ,certificateurs 6c cautions.

Solidaire, s’emploie quelquefois au figuré. Jus solida-rium. Il y a parmi les Chrétiens un droit d’unité & decharité, pour ainsi dire 3 solidaire , par lequel notrearae nous devient commune, 6c le salut des uns escune portion du salut des autres. FlÉch.

On le dit auisi des personnes. 11 est solidaire, pourdire, il est obligé íolìdairement. Ac. Fr.

SOLIDAIREMENT, adv. Sans division de dette, d’unemanière solidaire, tous ensemble, 6c un seul pourtous. In universum , in solidum. Ils sc íont obligés so-lidairement, 6c un seul pour le tout, au payement decette somme, on les peut contraindre solidairement.Obligés de payer solidairement fans division de dette,cela veut dire qu’un seul est obligé au payement detoute la dette, quoiqu'elle regarde plusieurs autres dé-biteurs , ou que chacun de ces débiteurs est obligé depayer seul toute la dette, 6c non pas chacun ía part.Courjtn.

ífOf SOLIDARITÉ, f. f. Terme de Commerce. Qualitéd’une obligation où plusieurs débiteurs s’engagent depayer une somme qu'ils empruntent ou qu’ils doivent ;eníorte que la somme totale íoit exigible contre cha-cun d’eux, sans que celui au profit duquel l’obliga-tion est faite , soit obligé de discuter les autres, 6cl’un plutôt que l’autre. Encyc. d’après le Dict. deComm. Il est peu usité.

ft3“ SOLIDE, adj. de t. g. On appelle ainsi en Physique& en Géométrie, toute grandeur dont on considèreles trois dimensions,longueur, largeur 6c profondeur.Quand on demande combien un magasin peut conte-nir de marchandises, le magasin est pris comme unsolidej parce que plus il est long, large & profond,plus il contient de marchandises. Solidus.

En ce íens il est opposé à ligne & à superficie, &se prend ausiì substantivement. La quantité qui a dela longueur, de la largeur & de la profondeur, Rap-pelle corps ou solide. Le P. Pardies. La doctrine dessolides est contenue dans les six derniers Livres d’Eu-clide commentés par Clavius 6c par Caudale. Lescorps solides se divisent en sphériques, elliptiques,prilmariques, coniques, cylindriques, & autres de fi-gure iirégulière. Un angle solide est celui qui se faitde plusieurs angles plans diversement inclinés fur unmême point.

Un nombre solide , est celui qui se sait par la mul-tiplication de trois nombres l’un par l’autre, comme,2. 3.4. Deux 3 font 6. 4 fois 6 font 24. c’estun nom-bre solide ou cube. Numerus Jolidus quadratus. Voy.Euclide au L. FIL de ses Elémens.

£ 3 * Solide, se dit auisi par opposition à fragile & peudurable , de ce qui est ferme, de ce qui a une fermetécapable de résister au choc des corps extérieurs & àl’injure du temps. Solidus, firmus. Une chose qui secalle facilement, 11’est pas solide. Ce bâtiment estbeau 6c solide. Les bâtimens des Anciens étoient très-solides. Un bâtiment qui ne seroit que solide , ne plai-roit pas à ceux qui se connoistent en Architecture.

§3 Soude se dit, en Architecture, tant de la consis-tance du terrain sur lequel on fonde, que d’un massifde maçonnerie de grossie épaisseur sans vide au de-dans. Une statue est solide quand elle n'est pas creu-se. Les orillons qu’on fa i soi t autrefois aux bâtimensétoient tous solides } remplis de pierres, fans vide.Angle solide se dit de toute encoignure que le vul-gaire nomme corne. On appelle encore solide toutecolonne ou obélisque fait d’une seule pierre.

I 3 " Solide, le dit encore par opposition à fluide, de.ce qui a de la consistance, Sc dont les parties demeu-rent naturellement dans la même situation. C’est ence íens qu’on dit en Physique les corps solides 6c lescorps fluides. Foye\ encore Solidité. Les parties/0-Udes du corps humain. Les Anciens ont cru que les

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cieux étoient solides, Sc ils les ont supposes tels dansl’hypothèse de Ptolomée, & delà vient que nos Poè-tes en parlent encore de la forte :

Ces voûtes claires & solides.

Ces beaux cieux au front a\uré.

Maintenant on a découvert qu’ils étoient liquides,comme on le íuppose dans l’hypothèse de Copernic6c de Tycho-Brahé.

{CT On appelle alimens solides , par apposition aux li-quides, ceux qui ont de la consistance. Ce maladeest réduit aux bouillons, & on lui a interdit tous lesalimens solides.

Solide, íe prend aussi substantivement ,& se dit duncorps ferme, & qui a de la consistance. Il faut creu-set juíqu’au solide , avant que de faire les fondationsd’un bâtiment. Acad. Fr. ,

Il est substantif en Anatomie , quand il est emplpy cseul & au pluriel. On appelle solides, ou partie fol 1 'des , toutes les parties du corps , tant simples qu or-ganiques, qui ont une certaine consistance, une figu-re permanente 8c une circonscription, comme les fi-bres, les os, les cartilages, les muíclcs, les tendons»les nerfs, les vaisteaux, les membranes, les ligamen*»&c. Flippocrate les appelle contenantes ; elles íont op-posées aux liquides ou humeurs, qu il nomme con*tenues, parce qu’elles font renfermées, & circulefidans les solides. Solidus. ,

KéF Solide íe dit au figuré de ce qui est réel, enecu »durable, pat opposition à vain, chimérique, frivol >de peu de duree. Firmus , solidus , certus, conft anEt dans cette acception il le prend encore subíì-m"vement. On dit de l’esprit, du jugement, qud c .»solide , quand il est sage, ferme, judicieux, qu an "raiíonnc juste. On appelle des promestes des piïs .solides j celles qui font sûres, qui auront leur ctu^6c en ce sens on dit qu’un homme zHtsolide> q uan ^il ne dit rien en l’air, quand il exécute ce qu’il P sí !met. On appelle aussi un bien solide , un bien ds6c fort asturé. Les fortunes de ce monde n’ofit Slíát solide, c’est-à-dire, rien de ferme, rien de certas6c de permanent. Il faut aller zu solide, chercher .rernite, c’est le seul bien qui soit solide. On ditqu’un homme a une doctrine solide, pour dire, q 0 , 41est profonde, qu’elle n’est point superficielle; fl 1111 . 1 'science est solide, quand elle est fondée sur des P rIcipes fermes 6c démonstratifs, comme la Géom^ Vpar opposition aux sciences vaines, comme I 3 ^ 1 ^romance, la Judiciaire. Je n’ai point encore eu > ^toute ma vie, une feule pensée solide, 6c ne 01suis pas mal trouvé : ainsi je ne sai ce que je dev*drai, s’il arrive qu’on me salle avoir de la ral ^Le Ch. d’FI. Ces hommes qu’on appelle^essientiels, ont une gravité qui vous importun®»^une pesanteur qui vous ennuie. S. Evr. L a v iq» e n-n’a d’ordinaire rien de solide. Bouh. Le -

nuyeux se trouvent d’ordinaire ensemble- .

Les vérités solides ont fait place dans la ch a, | e p,peníées brillantes Sc hardies. Sans nous ^biê* 1 ’fer de chimères, portons-nous à la recherche des ,solides. S. Evr. La vertu íeule peut donner tinlide gloire.

Quel chemin le plus droit à la gloire n s uS ^q\uO u la vafie science , ou la raison solide ?

■ f r

O 11 dit qu’un homme a une piété, une devoti

lide, c’est-à-dire, fans bigotterie,íans affeébitiofii .j c ,

tas vera, nonficla, fincera. On distingue * Jf!8 ,ment les hypocrites des vrais Sc solides dévots. a.

La solide amitié est celle qui est fondee ínrlide vertu , qui est constante & inaltérable. A/j-On dit auisi dans les affaires, il f aLlt nvo' 1 C

de : pour dire, de l’argent comptant.

de boniie*

su-

ijsidu»*

retés, de bonnes cautions. Pecunia prssens > ^ ’ tíVíCprés, idoneus sponsor. On dit en badinanL^y» u n

femme va au solide , c’est - a - dire, qu el cmari, 6c de l’amour conjugal. gQjjDE*

EMENT’