SOL
SOLIDEMENT, arlv. D’une manière solide. On lc dit
j 1 ? P s opre Sc au figuré. Solide 3 firmiter 3 confianter.
s Uc d e triomphe est bâti fort solidement. Ce Philoso-P e raisonne ion solidement, il parle solidement. Sasolidement établie.
'ç í. f. Qualité de ce qui est solide.
Qtditas 3 firmitas. Le substantif se prend dans lesseines acceptions que l’adjectif tant au propre qu’au
Solidité , en Géométrie. C’est la quantité d’cspacecontenu dans un corps solide. On a la solidité d’unu t>e, d un prisme, d’uncylindîe oud’unparallélipipc-_ e cn multipliant la base parla hauteur.sist° LIDlT ^ 5 en Architecture s’applique tant à la con-ance d u terrain fur lequel on pose les fondationsSl'jau massif de maçonnerie d’une épaisseur considé-a E, íans aucun vide. Lusolidité de la terre. La soli-! te , âcs pyramides d’Egypte est inconcevable. La soli-d un bâtiment. Voy. Solide.
Solidité, en Physique, fe dit par opposition àuidité, de la qualité d’un corps dont les petites partiesont tellement unies ensemble qu’on ne puisse pas faci-etnent les séparer les unes des autres. Le marbre à plussolidité que l’albâtre.
Quelquefois aussi les Physiciens entendent par soli-lte > la même chose qu’impénétrabilité , c’est-à-dire,Ce tte propriété par laquelle un corps remplit l’elpace"Uu occupe, de manière qu’il exclut absolumentto utautre corps, propriété qu’il ne faut pas confondreave çla dureté qui consiste dans une forte union desParties d’un corps qui fait que ce corps ne changeP® s aisément de figure. Foy. Impénétrabilité Scj Cureté.
0 U.di t ê , sedit aussi au figuré de la profondeur de la doc-t0ll e, ^ í ustesse de l’esprit, de la réalité des vertus.
octrim altitudo , profunditas Une amitié quin’estP°tnt fondée fur l’estime , n’a ni durée, ni solidité.J ; LL * Cet Ouvrage a plus Ae solidité que de grâcej " e politesse. D ac. U faut que les pensées ayent plusp solidité que de brillant. Ablanc.
t;™°s MTE ^ ^ 0LIDE , considérés dans une signisica-à la du'^^r e í mot âc solidité a plus de rapportr\ n a rce ‘ Celui de solide en a davantage à futilité.L i <lela solidités (cs ouvrages, Sc l’on cher-^ e dans ses desieins. Il y a dans quelques
d /' U / rS ^ í / c ^ ans quelques bâtimens plus de grâce quesolidité. Les biens Sc la santé joints à l’art d’en°utr iont le solide de la vie ; les honneurs n’en fontl’ornement. Syn. Fr.
. Solidité, se dit en Jurisprudence, de l’obliga-11011 où sont plusieurs co-obligés de payer, un seulP°tir tous, la totalité d’une dette qu’ils ont contractéeCn commun. Contrat qui porte solidité. On décerneu ‘h des contraintes pour la solidité contre chaqueParticulier habitant d’une Paroisse, pour le payementrssi iî a ^ eS) ou autres impositions, quand il y a eu"on des habitans, quand ils ont été négligens/ des Collecteurs, &end’autres cas. Ce font les
S ^LIFd C Î U1 ont ruino í- 1 campagne.
- r"; Vieux mot qui se trouve dans les Coutumes.ar tum , solerium. Maison à deux é tages, ou galerie.
Ci gifi & dort encesolier. Villon.
^ y a à Rouen une Eglise Collégiale Sc Parois-3 appels aujourd’hui saint Cande le vieux, Scs) e r P° rt c long-temps le nom de S. Cande du solier.P- tJo’*' G eo g r - & Hifì. de la Haute-Norm. T. II.Le 1'
li eu , an guedocien a retenu ce mot, qui dénote unAinsi aUt ’ vu à soleil, & peut-être vient-il de-là.Woui n , a PP elle lc haut des maisons en Languedoc .e "c.R. de Brut.
Sol,
siale
qui
mareschaux ofiex livrer°"ers & cambres délivrer.
D a
Dans la Coutume deNivemois;, C « stk ttieme chose que sol, rez.-d.e- chaussée. STome FII.
SOL
! SOLIGNAC. Ville de France dans le Velay avec titre
! de Baxqnie.
SOLILOQUE, f. m. Raisonnement ou réflexion qu’onfait avec sói-mêmej discours d’un homme qui parleseul. Soliloquium. Il y a des Soliloques dans tes Tra-gédies de Corneille. L’uíage des Soliloques dans lespiéçes de Théâtre commence à passer. En notre langueSoliloques ne fe dit point en ce sens, on appelle cesscènes des Monologues.
Soliloque, fe dit particulièrement en cette phrase : lesSoliloques de S. Augustin. Papias dit que c’est undiscours ou Ion répond a une interrogation qu’on s estfaite à soi-méme. Soliloquium.
SOLIMAN-DOSTYN. ÍV m. Les Indiens nommentainsi une racine excellente pour la teinture, qui fetrouve èn quelques provinces de Perse ; les Persansl’appellenf Ruinas. ♦
SOLIMÈNE. f. f. Terme, de Fleuriste. Nom d’une tulipequi est de petite stature: ses couleurs font un beau pour-pre Sc blanc. Morin.
SOLIN A. Nom d’une rivière de la petite Tartarie. So-lina , anciennement Axiaccs. Elle coule dans le paysdes Nbgáis., Sc fe décharge dans la mer de Zabache,au nord du lac nommé Suka Morzi. Maty.
SOLINÉ , ÉE. adj. Vieux mot. Terme de Coutume.Des édifices solinés font, ce me semble, selon Du Mou-lin fur l art. 198 delacoutume d’Amiens, des édificesconstruits fur un fol, ou fur un fonds donné à cens ,à la charge d’y bâtir. Dcfolum on aura fait fol , Sc desol,soliné. De Lauriére.
SOLINGEN. Nom propre d’une petite ville* ou bonbourg du Cercle de Westphalie. Solinga. Ce lieu estdans le Duché de Berg, près de Wipper, à cinq lieuesde Dusseldorp, vers l’orient. Maty.
SOLINS. Terme d’Architecture. Ce font les bouts des in-tervalles qui font entre les solives ; & surtout, le plâ-tre qu’on met sur la poutre pour les séparer. Intertig-nia. On appelle aussi solins , les enduits de mâçonne-rie, qu’on fait le long d'un pignon, pour y joindre Scretenir les premières tuiles.
§ 3 * SOLITAIRE, adj.de t. g. Qui vit seul, qui aimeà être seul, éloigné du commerce des hommes.Homme solitaire. Il est aussi substantif. Les solitairesde la Thébaïde. Solitarius. La vie solitaire Sc retiréeest plus sûre Sc plus innocente que celle du grandmonde. Qu’une vie solitaire est propre à fortifier unepassion ? Let. Portug. Les Chartreux font de vraissolitaires. J’ai passé le jour comme un solitaire :je n’ai vu petlonne. Il y a des hommes solitaires Scfarouches-, le monde les effraye. Un solitaire ne sertà personne, & il est à l’égard du reste du monde ,comme une chose inanimée. M. Scud. Comme il n’ya rien de plus rare que la vertu d’un vrai solitaire ,il n’y a rien de plus inimitable Sc de plus digne rienos louanges. S. Evr. Dans les premiers siècles del’Eglise, il y avoir je ne lai quoi de lâche dans la re-traite, Sc la persécution faisoit plus de fugitifs, quede solitaires. FlÉcii. Un solitaire qui ne connoîcd’aurres vicissitudes que le changement des faisons,jouit d’un calme que rien ne sautoir troubler. M, Scud.La Philosophie fait des solitaires aussi bien que la Reli-gion. Le P. L.
Solitaire, se dit aussi des lieux peu fréquentés, sau-vages, Sc qui sont éloignés du commerce du monde.Locus desertus , eremus. Fotêts/ùàffes Lc sombres.Les déserts Sc les lieux solitaires chagrinent & en-nuient les hommes vains & ambitieux, parce qu’ilsne leur parlent point d’eux-mêmes. Nie.
On appelle colonne solitaire, une colonne qui estfeule dans quelque place publique, comme la Co-,lonne Trajane. Columna sola , solitaria.
Le Brun est d’un autre avis, mais son opinionest solitaire, (pour dire, il est seul de cette opinion.)Additions à iTnftitution du droit François, T. II.P- 19;-
Solit aire. f. m. Les Médecins appellent ver solitaire 3un ver qui fe forme dans les intestins, & qui est tou-jours seul de son espèce. Il se place dans lc pylore de
I l’estomac, d'ou il s’étend dans la fuite des intestins:
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