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Tome septieme. [PRO - TE.]
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S OM

iî prenoit la figure ; &c. Voye\ le Voyage du P. Ta-chard, imprimé en 1686, L. VI. La loi de Sommo-nokkodom est beaucoup plus lévère que celle de Thé-vathar.

SOMNAMBULE, f. m. & f. Qui se leve la nuir toutendormi, 8c qui marche, íe promène, agit sans s’é-y_eiller. On conte plusieurs histoires étranges dessomnambules. Somnambuíus, a. Voyez de VigneulMarville, T. II, p. 242 &suiv. Et ci-dessusau motSommer, page 768.

Ce mot vient du Latin. Il est composé de somnus ,sommeil, & à! ambulare ,scpromener.

SOMNlAL. adj. Terme de Mythologie. Surnom d’Her-Cl fie- Somnialis. Il se trouve dans une inscription an-^Me rapportée par Saumaise, sur Solin, p. 3 y r. Cul-tes Herculis Somnialis , &c. On lui donnoit cen °ni, parce qu’il étoit un des Dieux Alexicaques ;c est à-dire , qui détournoient les maux, 8c que ces■^ieux étoient censés le faire, fur tout en envoyantstes songes qui en avertissoient. Les Dieux SomniauxPeésidoient au sommeil, & rendoienr leurs oracles parjes longes. Hercule étoit un de ces Dieux. On envoyoit*es malades dormir dans son Temple, pour y avoirsonge l’agréable présage du rétabli (sèment de leur* an té'. On trouve plusieurs de ses statues avec cetteinscription : Deo Jomniali. Peut être ce surnom sut ildonné à Hercule comme à d’autres Dieux, par desPaonnes qui crurent avoir reçu d’eux en songe des°ìvis utiles.

SOMNlPppp. adj. m. &E Terme de Médecine. Potion0u remède qui fait dormir, qui assoupit, comme l’o-piurn, ou jus de pavot. Potion somnifère. 11 est aulliquelquefois substantif. Le pavot est un excellent som-nij è re _

Ce mot est composé de deux mots Latins, somnus ,sommeil , & ferre, porter.

^MPAIE.s. f. C est la plus petite monnoie d’argent quie fabrique, & quia cours à Siam. Elle vaut deux íolsdemi-pite, monnoie de France, à prendre l’once d’ar-gent fur le pied de trois livres dix fols. C’est la moitié duoang. Dicl. de Commerce. M. l’Abbé de Choisy, enpar ant des monnoies de Siam, p. f 49 de son Journal,

JVU 1.1. rn. Périt poids dont les habitans de Madagascar,Aí; rvcnt Pour peser For 8c l’argent.

MPORT. Nom d’un palsage des Pyrénées, appeléanciennement summum Pyrenetum. Il est près d’unhourgdu Royaume d’Arragon, en Espagne, aux sour-ds de l’Arragon, à quatre lieues au - dessus de

SOMptjj aire. adj. m - Sc f. Qui concerne la dépense.** se dit particulièrement en cette phrase : les Loix somp-tu zires, telles qu’il y en avoir chez les Romains, 8c qu’il^ en a encore à Venise, pour modérer la dépense, 8cc mpêcher le luxe des citoyens. Leges sumptuarii. Il n’yPoint de Loix qui s’exécucent moins que les Loix

c ( (? m ptuaires. Le Gendre.

MPTUEUSEMENT. adv. D’unemanièresomptueu-c * sumptuose , magnis sumptibus. Les Ambassadeurs0tu été ici traités fort somptueusement. Etre vêtu somp--osement. Ablan court. Ensevelir somptueusement.

^j^ P TUEUX, EUSE. adj. Magnifique, qui fait grandee Pense, ou qui coûte beaucoup. Sumptuosus , MagJ ■ s-es plus grands Seigneurs sc ruinent pour vou-p 1{ etr e trop somptueux. Le Louvre est un édifice fort0rn ptueux. Somptueux ornement. Abl.

^sos repas somptueux font les tributs des airs ,

L hommage de la terre, & celui des deux mers.

Brébeuf.

/^^OSITÉ. f. f. Grande & magnifique dépens] a r Q s> f u mptuosa magnificentia. On admire encoiL(p mptu °fìté des Rois d’Egypre dans les pyramideSicuf^fr 0 ^ de Lucullus dans ses festins étoit prodh arçs C V sfrpassoiten somptuefitét out le reste desBarrraim AUG ' Cour de France est celle où l’on vosuant le plus de somptuosité.

Tome VU.

SON ^ 'N*

SOMUI. f. m. Cité de la Chine dans la province de Su-chuenau département de Tangchuen, troisième grandeCité de la Province.

SON.

SON. Pronom possessif du genre masculin. Suus, sua,suutn. Son jugement ,son habit. O11 le dit aussi au fé-minin, quand il est suivi d’un mot qui commence parune voyelle, ou par une h , qui ne s’aspire point. Soname./on industrie, son habitude,/^ habileté. Autre-ment il zsa au féminin. Sa femme ,sa harangue. Au-trefois ce pronom même au masculin, se joignoit parcontraction à son substantif, lorsqu’il commençoit parune voyelle, 8 c l’on mettoit une apostrophe pour mar-quer la contraction, s 1 ost , pour son ost.

SON. s. m. C’est la peau, l’enveloppe immédiate du grainqu’on sépare de la farine par le moyen d’un blutoir, outamis fort déliés. Furfur. Le son gras est celui où Foua laissé encore beaucoup de farine, qui n’a pas été bienpaíléejyòrc sec ou maigre, celui d’où l’on a tiré toute lafarine. Dans les famines on mange du pain dc son. Onfait de l’eau blanche avec du son, pour rafraîchir leschevaux. Le blé mangé des charençons ne rend que duson On l’appeloit autrefois bran.

On dit proverbialement, ventre de son 8c robe develours, en parlant de ceux qui font fort bien vêtus, &qui font mauvaise chère chez eux. Corpus ad extra lau-te vestitum, venterverò jejunus. On dit qu’une fem-inea donné sa farine, & vend son son, quand, en savieillesse elle fait plus la renchérie qu’en fa jeunesse.On dit aussi, moitié farine, 8 c moiûeson , d une choiemêlées comme moitié figues, moitié raisins; moitié degré, moitié de force.

SON. í. m. Bruit que font deux corps durs qui se rencon-trent, ou se frappent ; sentiment de Forganc de Fouiefrappé 8 c remué par l’agiiationdes corps réfonans. So-nus. Le son Ce fait parle trémoussement de l’air enfer-mé entre deux corps qui s’agitent, ou s’entrechoquent;8 c dont le mouvement fait impression lui l’oreille.L’écho n’est qu un son réfléchi. Cette fille n’a point leson de la voix agréable 8 c touchant ; il est rude & gros-sier. C’est un avare qui accourt d’abord au son de l’ar-gent. Abl. Le son des trompettes est trop bruyant &trop éclatant. Ón vend à l’Eglise le son des cloches:

Et pour vos cinq écus ,

On vous donne dicton, & duCon tant & plus.

sfT Les Epicuriens font consister le son dans le mouve-ment des arômes, qui , scion la différence dc leur fi-gure plus ou moins régulière, plus ou moins polie,produisent dessons disserens , plus ou moins agréables,plus ou moins forts.

isF Selon les Cartésiens, il consiste dans le mouvementde l’air: mais les uns disent que ce mouvement dcl’air est un frémissement, un certain nombre de vibra-tions particulières, tel qu’est le mouvement d’unecorde d’instrument que l’on pince. D’autres dilent quece mouvement est semblable à celui qu’on observe dansl’eau , quand on y jette une pierre. Vous y voyez plu-sieurs cercles se sonner lesunsau-dedansdesautres. Ilsappellent ce mouvement, mouvement d‘ondulation.

gC? Le son dans notre âme n’est qu’une sensation, unemodification hors de notre âme : il n’y a rien dc sem-blable à ce que nous entendons. Voytnj au mot oreille ,la production du son.

ÇpT Dans le corps sonore, 1 eson est un mouvement desparties insensibles, un fremillement, un certain nom-bre de vibrations particulières de toutes les parties.

gCT Dans une corde d’instrument que l’on pince, outreles vibrations totales que l’on apperçoit des yeux, il yen a de particulières & d’imperceptibles dans les petitesparties. La corde pincée se courbe: en se courbant elles’alonge ,& par conséquent ses petites parties s’éloi-gnent les unes des autres. Enluire elle se raccourcit,8 c par conséquent ses petites parties se rapprochent. Cemouvement'alternatif des parties qui s alongent 8 c íerapprochant, font les vibrations particulières dans les-