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SON
quelles consiste le J on. Une cloche ne rend aucun son,à moins qu’on ne la frappe avec le battant. Le battantcommunique le mouvement dont nous parlons, auxpatties insensibles. Si vous y appliquez le doigt, auísibien que fur la corde pincce, vous sentez ce frémisse-ment , ce mouvement de vibration. Mettez de l’eaudans un verre: gliilez le doigt fur les bords. Vous com-muniquez ce frémissement, ce tremblement aux par-ties insensibles du verre : le verre le communique àl’eau:le verre tremble, l’eau frémit : le verre Sc l’eau résonnent.
ÇsT Le son considéré dans le corps fluide qui frappel’organe de fouie, consiste dans des frémissemens,dans deS vibrations de l’air mû avec une grande vîtelïe.Ce font des frémissemens, des vibrations, puisque lescorps sonores ne peuvent produire que des vibrations,des frémilïêmens dans le fluide qui les environne. Cefont des vibrations de l’air, puisque, si l’on met unepetite cloche dans le récipient de la machine pneuma-tique, le son diminue à mesure que l’on pompe l’air.Quand l’air est tout pompé, l’on a beau battre le mar-teau contre les parois de la cloche, on n’enrcnd aucunson. Rendez l’air, 1 1 son parvient fur le champ à vosoreilles. Enfin, ce font des vibrations de l’air mû avecune très-grande vitesse. Le son fait 180 toises dans uneseconde : par conséquent dans une heure, il feroit plusde 283 lieues de France, s’il ne trouvoit point d’ob-stade en chemin. Il faut donc que l’air soit mû avec unetrès-grande vitesse. Cependant comme les parties del’air font séparées I'une de faune, elles ont besoin d unecertaine quantité de tems, pour s’entrecommuniquerleurs vibrations. Auísi la diffusion de la lumière est bienplus rapide que celle du son.
fsT Quand on bat le tambour auprès d’unc eau tran-quille , on apperçoit des vibrations fur la surface del’eau. Ces vibrations ne peuvent venir que des frémis-semens imprimés à l’air par le tambour. Quand on batle tambour, ou qu’on tonne les cloches, quand onjoue de la basse, les vitres Sc les planchers frémiflent.Ces frémissemens ne peuvent venir que des vibrationsde l’air.
$ 3 “ Ces principes supposés, il n’est pas difficile d’expli-querlaproduétion, la propagation, la réflexion, l’augmentarion Sc la diminution dessons.
(sT Les particules d’un corps sonore, d’ilne cloche parexemple, comprimées, tendues par les coups redoublésd’un marteau, se débandent bientôt par l’eflìcace deleur ressort. Elles font agitées de mouvemens intestins,qui les éloignent Sc les rapprochent les unes des autres.Voilà les vibrations particulières qui se font avec unerapidité étonnante ; car la vibration d’un corps compri-mé ou tendu , Sc qui se rétablit dans son premier étatpar son élasticité, se fait d’autant plus promptement quele corps est plus petit. Si une corde tendue emploie uneseconde pour faire une vibration, elle en fera deux dansla même seconde, si on la rend plus courte de la moi-tié , en la supposant également tendue. Si vous la sup-posez indéfiniment petite, elle sera un nombre infini devibrations dans la même seconde. Or les parties ducorps sonore , dans les vibrations defquelles consiste leson, font indéfiniment petites, puifqu’ils’agitdes par-ties insensibles. Elles doivent donc faire leurs vibra-tions très-promptement. Les parties du corps sonorecausent dans l’air qui les environne de pareilles vibra-tions. L’air les porte à l’organe de l’ouïe ( Voy. nerf au-ditif) : c’estainsi que les sons se produiíent.
§ 3 " Le son produit dans fairpar les vibrations des parti-cules imperceptibles, se répand très-loin,très-vîte Scen ligne droite. C’est ce qu’on appelle propagation duson. Voyez Propagation.
fsT L eson qui se répand de toutes parts, trouve quelque-fois en chemin, des corps solides, impénétrables.Alorsil se réfléchit. Voyez Réflexion Sc Echo.
H 3 ° Le porte-voix doit augmenter les sons , parce quenon-íeulement il empêche \eson de se dissiper, en sor-tant de la bouche, mais encore , parce que les partiesd'air agitées allant donner contre les côtés du porte-voix , sont réfléchies vers saxe. Par-là le son réfléchidans toute la longueur du porte-voix , doit augmenterconsidérablement.
S °N
H3" Par la même raison, si vous parlez par l’orificc d’untuyau, celui qui vous écoutera à l’autre bout, vous en-tendra bien plus vîte & bien plus distinéfement, que »vous parliez de près&íàns tuyau. C’estquele tuyauréu-nitleíon, qui étant souvent réfléchi, augmente de for-ce Sc de vitesse. Par le même principe encore, si vousparlez à f extrémité d’une poutre, la voix passe dans uninstant à f autre bout où elle est portée par les tuyauxinsensibles de la poutre.
Lorsque le son direct, c’est-à-dire, celui qui vientdirectement du corps sonore à nous, &le son reflecJu*c’est à-dire, celui qui étant parti du corps sonore,ayant frappé les corps voisins , s’est réfléchi vers notreoreille, íe joignent : les deux sons réunis se fortifient.C’est pourquoi le son est plus ou moins fort, selon q^ela réflexion est plus ou moins vive. Une chambre p oi '’fée, ou qui n’a que ses murs, résonne plus q uU ° cchambre tapiflée, parce que les tapisseries rendent pWfoible la réflexion d es sons. ,
tfT Enfin les sons directs & réfléchis diminuent peu"peu, parce qu’allant donnercontre des parties aqucuie,sulfureuses, 6'c. dont fait est chargé, Sc contre “ £corps solides, communiquent de leur force, perdede leur mouvement: par-là les vibrations diminuenttojours. De-là faffoiblissement Sc la diminution ísons.
fsT Quand on merle doigt dans l’oreille, on entendcertain bourdonnement. On entend quelquefoisoreilles fermées, la bouche ouverte. Un sourd ct 11fit avec les dents l’extrémité du cou d’une lyre, dist* 1 ^les/òns. Pour expliquer tout cela, il suffit d’obler'qu’il y a dans la caisse de l’oreille un conduit qu on íl P
s elle aqueduc , qui se termine dans la bouche,air de la caisse communique par-là avec l’air ext enCVoye\ Oreille.
Fuye\ des mauvais sons le concours odieux>
Boileao.
■ A
Notre corps est tellement disposé, qu’un son r uc j e .
violent fait couler les esprits animaux dans les ^
Sc les prépare à la fuite : au contraire un son do"^modéré a la force d’attirer. Vill. Les sons P euve i! t jjesciter les passions ; Sc l’on peut dire que chacuned e jrépond à un certain mouvement avec lequel e * T,liée. Id. 11 y a des mots dont le son est sig 11 ‘“ cIn. t jjf.
Son , en termes de Musique , se dit de la qualité Sctinction de ces diverses agitations de l’air, en tantleur disposition peut rendre quelque harmonie- ^Musicien tire un beau son du luth. Tous lesMusique font des variations dnson par degrés. r £ ' £í] .ne homme a un beau son de voix. Les soldats font ^couragés par le son de la trompette ; les chiens au J° ^
cor. On danse au son des violons Sc des flûtes.
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diffère du ton. Lc son est une chose absolueune chose relative; car il se fait du rapport ounion d’un/ô/zavec unautreyô/ 2 . .. fás
fìGT La Musique dans fa notion propre est la fele *) ^ r 0 nsons harmoniques Sc de leurs accords. On app e f s lX ,harmonique, non pas un son tout simple, see Sc 111 j^jtané, qui n’est propremenrquedu bruit, comme j jd’un caillou qui en frappe un autre; mais unj° r jvjjpar la résonnance du corps sonore d’où il part, n° .entendre, outre le son principal, une succefli° nsieurs aurresagréables àl’oreille, comme celuibre d’unc bonne cloche; celui de la corde d un ^cin, ou celui d’unc voix canore qui entonnec’est une idée de M. Sauveur. ft jgU.
$y Le son harmonique se divise en grave & eì $
Du grave on monte à l’aigu suivant l’ordre demusicales, Sc l’on descend de l’aigu au grave <• -ordre contraire. C’est ce qu’on appelle la garnis' ifl0 n»
H3" Il y a huityûns dans cette fuite harmonique. y^ tí tte
tant comme en descendant, on passe de l un 3 ^ lV t>le.parcertains degrés ou intervalles qui les lient en ^
Il y en a sept, & on les nomme les sept tonssique. Septem discrimina vocum. , nion tallt ’
#9* Si l’on prend les huh/òns harmoniques