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Juin. Sonner un mot ou deux da gros ton. C’est quand ;
Piqueur donne le lignai à quelqu’un de ses com-pagnons pour le iaire venir à lui.
Hn termes de guerre , sonnerie dit en parlant de toussignaux que donnent la trompette ou le tambour.
° 0nn cr de la trompette, donner les signaux engéné-la i. CiaJJìca canere. Sonner la charge. Bellicum cane-re ' Sonner la retraite, receptui canere , receptui sg-' num dare. Sonner la retraite se dit figurément & Lr-«J^ictement pour se retirer du commerce du monde.Eu termes de mariné, sonner le quart, c’est sonnerUne cloche pour avertir la partie de l’équipage qui estcòuchée de (e lever pour relever ceux qui font lequart. Sonner pour la pompe , c’est donner un coupc cloche pour avertir ceux du quart depomper.onneR j ledit populairement au lieu de parler. Il n’aJonné mot de son aventure, c’est-à-dire, il n’en apoint parlé. Colin ne sonnoit mot en prenant ses ébats.La Iont. Ne musare, mussttare quidcm audebat.Nn er , s’est dit autrefois , Sc se trouve encore dansquelques coutumes pour examiner de l’argent en leEulant sonner, & jugeant par le son, s’il est bon.àono explorare , probare pecuniam. 11 signifioit aullìP a yer. Solvere , numerare pecuniam. Cet hommequi doit laide, la doit sonner au Larder, c’est-à-dire,au receveur, ou à celui qui la leve. Cour. de Pe-^ouse, publiée par la Thaumassere. En payant onc °uipte l’argent, Sc en le comptant il sonne , voilàPourquoi cela s’appeloit sonner de l’argent.
°Nner j se dit proverbialement en cette phrase On nePeu t pas sonner 8c aller à la proceílìon , pour dire,Eure deux choses tout à la fois, où il faut être en des;' eu x disterens. Ceux qui sonnent , peuvent-ils allerla processionM ascur.
U ^NÉ, ÉE. parr. On dic proverbialement , matinesE'cii sonnées font à demi dites. On dit aullì, il est midiv ( {?'} ne ' 6c ballé, pou t dire , il est plein midi.
NNERIE. f. f. Le son 8c le bruit de plusieurs clochesc oíemble. Omnium Campanarum sonitus. Dans les Ca-Medrales, ou dans les grandes Paroiíles, il y a lagran-e & la PÇtite sonnerie. Elles font taxées à un certainfcP- oulez vous, vous dic-on, la grolse sonnerie.
,r- n Elonogerìe on appell e sonnerie, les rouages, lesorts , le timbre; en un mot toutes les pièces quietvent a faite sonner les heures, la demie , ou lesquarts a une montre ou à une pendule. 11 faut raccomSOrt^ 1 ^ sonnerie de cette montre qui est dérangée.NNET, f. m. Pocsierenfermée eu quatorze vers, quij-unlìstent en deux quatrains 8c deux tercets, dont lesEuic premiers vers doivent ctre íur deux rimes. Te-tra decastichum. On attribue à Jodelle le premier L’o/rqui ait paru en notre langue. De Vign. Marv.L*u voir dans Malherbe , Sc dans quelques autres Poë-~ ts > des Sonnets dont les deux quatrains ne font pasUr les mêmes rimes : mais ces Sonnets font irtéguliers^ Ecencieux. On fait des Sonnets dont les limes desquatrains font croisées, c’est-à-dire, qu’elles ne fontE as diípofées dans le premier comme dans le secoue^ Ua train. Le Sonnet est la plus difficile picce de la Poë-le -11 faut y être exact juíqu’au scrupule. Il doit finirRt une pensée ingénieuse ; il saut que la chiite en soittlle Sc heureuse. Boileau dic que le dieu des vêts,
Roulant pouffer à bout tous les Rimeurs François ,'senta du Sonnet les rigoureuses loix , ‘
oulut qu’en deux quatrains de mesure pareilles r ime avcc deux sons frappât huit fois V oreille ;js f’ ensuite sx vers artis ement rangés ,sJJent en deux tercets parle sens partagés:jUstout j de ce Poème il bannit la licence ,j^ssème en mesura le nombre & la cadence ,jsjsdit qu un vers foible y pût jamais entrer ,
*ì u “n mot déja mis osât s 1 y rencontrer. Boil.
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0tl net fans défaut vaut seul un long Poème.$3» Idem.
Plus h^ CC ^ as *" a ' rc tt0 P cl’honneur au Sonnet ? Les' ra de s Cai í* qUe n . ous a y ons > *" ont ' c Sonnet de Benfe-ur l’Incendie de Londres, çelui de Dcsbarreaux,Tome VII .
SON 777
grand Dieu tes Jugemens, 8cc. 8c celui de Henr.aulcíur l’Avorton. Qu’on metteJe plus beau de ces Son-nets vis-à-vis du Lutrin , de laHenriade, ou d’uhe belleTragédie dc Corneille & de Racine, quelle difterence !
Ronsard, Malherbe, May nard & Gombaud ourlaitplusieurs Sonnets : mais à peine en peut-on admirerdeux ou trois entre mille. Sarrasin a fait un Poèmecontre les Sonnets de bòurs rimés , donc il attribuel’invention à du Lot, qui croît un fou celebre. Ce fontquatorze rimes qu’on donne à quelqu’un, fur lciquel-les il doit compoíer un Sonnet ën les remplissant. C’estce qu’on appelle Sonnet en blanc. Ménage tient quece mot vient du son que font les doubles rimes desdeux premiers quatrains. Paíquier dit que ce fut duBellay qui apporta le premier l’ufage des Sonnets enFrance. Il étoit fort en vogue en Italie depuis Pétrarque,qui est reconnu pour lt père des Sonnets. Mais duBellay lui-même dit que ce fur Melin de S. Gelais quiconvertit les Sonnets Italiens en François. Quelques-uns en attribuent le premier ufageàJodelle. Quoi q u ilen loir, le mot de Sonnet fe trouve dès le temps de S.Louis. Cependant on doute qu’il ait été dans la for-me où il est, avant le règne de François I. Voye\ Col-letât qui a fait un discours fur ce íuj et. Pafquier a malfixé la naissance du Sonnet au règne d’Henri II, puis-que Thibault, Comte de Champagne & Roi de Na-varre, sait mention du Ao««etdans une dé ses Chan-sons. Bibliot. Franç. T. IX, p. i S.
SONNETTE, f. f. Clochette qui sert à appeler oU àavertir. Cimbalum , tintinnabulum. On sonne la son-nette à 1 Eglise quand on élève 1 Hostie. On met dessonnettes aux portes, au lieu d’un marteau, pour aver-tir d’aller ouvrir. On a Aes sonnettes fur un bureau ,ou dans un cabinet, pour appeler ses gens. On sonnela sonnette pour faire allumer les lanternes, pour ba-layer , arroser les rues.
On appelle sonnettes, de petits grelots qu’on atta-che aux tambours de basque , aux jambes des panta-lons pour danser; aux petits chiens pour empêcherqu’ils ne se perdent ; & aux oiseaux de proie, auxmulets 8c aux bêtes de somme, pour avertir ceux quisont dans le grand chemin de fe retirer à l’écart. Tin-tinnabulum.
Sonnette, estauffi une machine de charpente, qui íjertà enfoncer des pilotis par le moyen d’un mouton, ougros billot de bois, que plusieurs hommes élèvent jus-qu’a u haut de la machine avec des cordes 8c des pou-lies , 8c qu ils laillent retomber fui le pilotis pour l’cn-foncer jufqu’à refus de mouton. Tudes duclilis. C’estune machine composée de deux montans à plomb avecpoulies, soutenus de deux arcs-boutans & d’un fau-cher ; le tour porté fur un assemblage de soles: laquellepar le moyen du mouron, que des hommes enlèventà force de bras avec des cordages, ferr à enfoncer despieux 8c des pilotis. A chaque corvée que ces hommesfont pour frapper, on leur crie, après certain nombrede coups, au renard, pour les faire cesser tous en mêmetemps; 8c au lard , pour les faire recommencer. D av.ffc? Les ouvriers qui tirent les cordages des sonnettes ,s’appellent Sonneurs.
SONNETIER. f. m. Celui qui fait & qui vend des son-nettes. Campanularum opifex. Les Sonneticrs Iontréunis au corps des Fondeurs.
SONNEUR, f. m. Qui sonne les cloches, pour avertirle peuple de ce qui fe doit faire, ou de ce qui fe passe.Campanarum pulsator. Payer les Sonneurs. Il y a ail ssdes Sonneurs de cor pour la chasse. Un tel est un desmeilleurs Sonneurs de cor qu’il y ait en France.
On a appelé autrefois Sonneurs ceux qui fervoientla Messe. Ainsi le seizième Canon du Concile de Co-logne, tenu en ijio, ordonne que les Sonneurs fe-ront lettres , asin qu ils puissent répondre au Prêtre,& qu’ils serviront en surplis.
SONNEURS. Ouvriers qui tiçent les cordages dessonnettes. Fovez Sonnettes.
. SGNNEWALDE.'Ville d’Allemagne, dans la Basse-Lu-face, fur le Dober.
SONNEZ, f. m. Terme du Jeu de trictrac, api so ditlorsque le dé amène les deux six. Il a rempli par un
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