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le Royaume de Loango , le pays de Sundo, & celuide Bamba, duquel le Zaire la sépare. Songo , à unelieue de Zaire , en est la capitale. Le Songo étoitautrefois une province du Royaume de Congo, maisquelques relations modernes ail urent que le Gou-verneur s’en est rendu indépendant. Maty.
SONIC A. Terme du jeu de Pharaon & de la Bassette.C’est une eípèce d’adverbe qui se dit d’une cartequi vient ou en gain ou en perte tout le plutôt qu’ellepuisse venir pour faire gagner ou pour faire perdre.Statim, iliico , confejiim. J’ai fait trois pafolis, quej'ai gagnés , ou que j’ai perdus tous trois Jonica.J’ai mis quatre louis íur un valet, je les ai perdussonica.
On a transporté ce mot dans la conversation ,pour dire j a point nommé, justement, précisé-ment. On alloit partir fans lui ; il est arrivé sonica.Il lui répondit sonica. Il ne fut pas plutôt nomméCoadjuteur, que l’Evêque mourut ; cela s’appelleattraper un Évêché sonica. M. Fqzelier dans l’ex-trait du Balet des Sens, s’est servi de ce terme aufiguré ; & il fait répondre Jupiter sonica à Venus 6cà Mercure, qui n est point contraire à leurs vœux.fT SONING. Ville de la Chine dans la province dePéking, département de Hokien, troisième Métropôle de la province.
SONNA. f. m. Nom d’un livre qui contient les tradi-tions auxquelles les Mahométans orthodoxes fontobligés de croire. Il signifie la même chose en Arabeque Misna en Hébreu, c’est-à-dir z,seconde Loi , ouLoi orale, comme parlent les Juifs, 6c comme ily a parmi ceux ci une secte de Cardites, qui rejet-tent les traditions comme des fables inventées par lesRabbins, il y a austl parmi les Mahométans des sectairesnommés Sciaites , qui rejettent les traditions'des,Somutes , comme n’étant fondées que fur un livreapocryphe, 6e quine vient point de leur Législateur.11 y a la même haine entre les Sonnites & les Sciaites *qu entre les Juifs Rab bonifies & les Cardites. LesSciaites ont en abomination les Sonnites qu’ils ac-cusent de faire palier les rêveries de leurs Docteurspour la parole de Dieu ; ceux-ci au contraire trai-tent les Sciaites d’hérétiques qui ont corrompu l’Al-coran, ôc qui n’oblervent point les préceptes qui yfont contenus.
La Sonna , contient les faits 6e les paroles duProphète Mahomet, avec quantité de rêveries toutesaulh absurdes les unes que les autres, & outre cestraditions, les décisions & les reglemens des premierssuccesseurs de Mahomet : ce qui frit un corps deThéologie dont il n’eít pas permis de s’écarter. C’estcomme un supplément à l’Alcoran.
(fT SONNAILLE, s. f. C’est ainsi qu’on doit écrire.
Pmir l’explication vqyeq Sonaille.
(sF SONNAILLER. v. a. Admis dans le style familier,pour dire sonner souvent & sans besoin. On ne faitque sonmillcr dans cette église.
(fT SONNANT, ANTE. adj. qui rend un son clair.On le dit des métaux. Airain, cuivre sonnant. Tin-niens, tinnulus.
(fit On dit une montre, une horloge sonnante , quisonne les heures, à la différence de celle qui ne faitque les marquer. Voy. Montre.fl‘ Ou dit à l ’heure sonnante, pour dire, à l’heureprécise. A midi sonnant.
ífP Espèces sonnantes. Monnoie d’or ou d’argent. Payeren espèces sonnantes , ou en espèces d’or ou d’ar-gent , 6c non en papiers. Prasenti , numerata pecu-nia.
On appelle en style dogmatique, propositions malsonnantes, des propositions qui peuvent ctre prisesdans un sens peu orthodoxe.
SONNE. Vieux f. m. Songe. Somnium. Le sonne. Lessonges. Hift des Albigeois. Borei.
SONNEBERG , SONNENBERG. f. m. Nom propred’un château du Tirol , situé fur la rivière d’Il , à ylieues au-dessus de son embouchure dans le Rhin.Sonneberga. Ce château est chef d’un Comté de mêmenom , uni à celui du Tirol , & situé près du Rhin,
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ON
vis-à-vis du Canton d’Appenzel, en Suisse. Il appas"tenoit aux Contres de Werdenberg.-maisSigifmond,Archiduc d’Auttiche, l’acheta trente mille florins,vers l’an 1463. Maty.
SONNEBURG. f. m. Nom propre d’un bourg de »Suéde. Sonneburgum. II est près de la côte septentrio-nale de l’île d’Oesel, vis-à-vis de celle de Dagho,toutes deux situées près du golfe de Riga. Mat v.(fT SONNER, v. n. Rendre un son. Sonare. , sonumedere , emittere. L’étain d’Angleterre sonne nu £UX si"^l’étain commun. Ce tonneausonne creux. Toutes ecloches sonnent. Sonner de la trompette : tubâcanere-Sonner de la trompe. Et absolument , sonner. C e P 1queur sonne bien.
.(fT Ce mot ne se dit guère des instrumeus de Musisi" e ’que dans cette vieille phrase, Sonnes ménétriers,/""ne\ violons. Concinite tibicines.
(fp Dans les règles de la prononciation , on dit nA"ment qu’il faut, qu’il ne faut pas faire so' inerUl ^lettre, pour dire qu’il faut ou qu’il ne faut pasprononcer, la faire sentir pleinement. Dans k f 11mer , mare, il faut toujours faire sonner D- ^ .l’infinitif aimer, l’r ne doit sonner que devantvoyelle. ^
(fT On dit figurément qu’un mot sonne bien à 1 ot ^le, pour dire que le Ion en est agréable; 6c si"période, qu’un vers sonne bien, pour dire, si ue ,rangement des paroles en est harmonieux , 3 § rcaà l’oreille. Canori versus.
fT Et proverbialement qu’une chose , qu’une &sonne bien , sonne mal, pour dire qu’elle estmal reçue du public. Probatur in vulgus , iMp^tur ; in bonam , in malam partem accipitur • .
(fr On dit figurément faire sonner, faire bien j° n ^sûre sonner bien haut une chose, sa naissance>^mérite, sa qualité, un service rendu 6cc. P° lir , |jgvanter, exagérer, faire valoir une chose pins si"ne vaut. Ambitíofìhs , gloriosus extollere , P fi fcare. 11 fait sonner bien haut les petits servies sim’a rendus.
(fT Cela n’est que du style familier. Cependantneille s’en est servi.
Elle sait bien sonner ce grand amour de ns (fC ’Mais elle seule, enfin, s’aime &se confis 1 '
fr Sonner, v. n. Se dit encore de ce quitst |sl °annoncé par quelque son. Le sermon, les vepnent à la Ramifie. Dato aris figno populus vad concionem , ad vesperas. Voilà dix ht" Lsonnent. Hora decima datur. f 0 ii,
(fT Sonner est aussi actif, & signifie tirer d" ^faire rendre du son. Sonner une cloche. Ca< n Ppulsare. Sonner une sonnette, une clochette-^ j l£) fe(fT C’est encore indiquer, annoncer quelssj"^, sipar un son. Dans ce sens on dit, sonnerasnielle, le sermon,&c. Datoarûssgnopopul uinadôcc. Sonner le tocsin. Voyer^ ce mot. j S oH
(fT En parlant des offices de l’Église pour lessi . £[ > lesonne plusieurs coups, on dit sonner le P ce>V ç ìn s e 'second coup de la messe, de vepres, ôcc. 011ment sonner le premier, le second, le dcrnie^^yCe mot s’emploie quelquefois absolument-pour les morts. On a sonné route la nuit.
Cy gs qui vivoit doucement, f
j s etre ínc ornmode à personne,
A sa mort meme, expressément,
II a défendu que l'on sonne. Bens.
fT On dit austl sonner ses gens ,sonner h ^ oíliìpour les faire venir Cymbalo excire , advoC* st fi 0 ,fT En termes de chaste on ditsonner du cor. fusetbuccinâ clangere. Sonner ie débucher, sonnCf'fclecourre, sonner dn gros, du grêle... On s» nne ssfo ’■à vue, quand on voit le cerf, ou dans st . ré-sonner du gros pour la q u ère ; sonner hfP £ ú c hí cl1tour,- sonner de la trompe. On dit austl, si" e , n fi-sonne , quand il appelle íes compagnons 2u b°