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jNage ou ruiné cc Temple , Justinien le 6 c rebâtir.Procope, de œdis. Justinian. Sc Evagnus, L. IF, c.^ Xx -> ont décrit Sainte Sophie , ou l'Egliíè de SainteSophie. Il faut descendre de quelque côté qu’on yveuille entrer: son portique a íept portes ; il en a cinqde race qui sont ordinairement fermées ; la largeur de*“ e portique est de trente-deux pieds, & de là on entre«ans Sainte Sophie par neuf grandes ouvertures, celleou milieu a dix-liuit pieds de haut, & les portes qui* es miment font de cuivre rouge qui étoit autrefoisu°re. Quatre grands pilastres larges de quarante íeptpieds soutiennent le dôme qui en a quatre-vingt-six dediametre, Sç qui par un artifice merveilleux est telle"î ent écrasé , qu’il n’a de hauteur que la concavitéUn demi-globe parfait. Les galleries qui règnent touta utour ont cinquante-trois pieds de large, & font ap-P u yees de soixante-quatre colonnes. Celles de dedanslo ut de serpentin & de porphyre , hautes de dix-huitPieds, & l es autres de dessous font de marbre blanc,Pareil à celui dont les murailles font revêtues. DansCs galleries il y a cinquante-deux colonnes de même^dre Sc de matière semblable à celles qui font en-bas;* au-destus des portes du Temple il y a encore qua-* rc petites colonnes de jaspe. On volt au même en-roit , dans le gros du mur, deux pierres si fines, questuand elles font éclairées du íoleil, elles íont diapha-,les comme des écailles de tortue fort polies. ParmiCes beaux marbres dont font pavées les galleries, onv °‘t dans celle qui est à droite une pierre semblable auporphyre, que les Turcs ont en quelque vénération ,Parce qu’ils croient que cette pierre fervoit à la ViergePour laver les langes de l'on Fils. Toutes les voûtes deCe Temple étoient autrefois marquetées à la mosaï-que sur un fond d’or, mais les T ures les ont toutesbarbouillées de blanc pour cn effacer les figures que .,ÇUr R e ligi 0 n leur défend. Du Loir, p. 46 &suiv. où“ décrit tout ce que les Turcs y ont ajouté pour en■Ure une Mosquée. Près du lieu où étoit anciennementautel , on voit encore au milieu d’un demi-dômeorne de mosaïque Sc de dorures, une grande statue deamte Vierge, qui est représentée sur un trône, tc-sTk ' U , l | b- S i genoux l’Enfant Jésus qui semble donner. Prédiction. Au-dessus est gravée l’Image de laf a , ce à Jesus-Christ fur un voile, Sc auxeux cotés font deux grands Anges, dont les ailes ca-j lei rc^tout le corps. On y voit encore d’autres figures«u même genre, qu’il est étonnant que les T ures ay entaille dans leur Mosquée. Diction, de Peinture & d’Ar-ch ^ciure.
s b'Ordre de Sainte Sophie. C’estun Ordre Religieux^PPosé par Abraham Bruin , Adrien Damman, ’Mi-c ucl Colin, Jolie Amanus, François Modius &Schoo-,le beck dans fa seconde édition. P. Hélyot , Préss P- p.
j HiE. Nom d’une ville de la Bulgarie, située au pied“ es montagnes d'Argentato , fur la Bojana , à vingt^Ucs de Nicopolis , vers le midi. Sophia Sardica. So-lfie est une grande ville, mais tans murailles. Elle aH 0 Archevêché, Sc elle est le siège du Béglerbey dea Romanie. Elle est célèbre par le Concile de Sardi
R Uc > assemblé par les foins de Constance & de Conf-SAixí 1 ' fik à grand Constantin , l’an 347. Mat y.a *NTe SOPHIE, ou SANTA SOPHIA. Nom d’uncfj‘tc ville de la Géorgie. Sancta Sophia. Elle est dansq vogosie, íurla mer Noire, au levant de Savatopoli.n la prend communément pourl’ancienne (Enantia ,Sop tC V ^ e H Sarmatic d’ Asie. Mat y.
Nie. f. f. Sophia. Plante dont parlent Dodoneus, Lo-5 > Jean Bonin, Ray & Lémery. C’est une espèce de, ou plante qui pousse des tiges d’un piedde f eni * baut, rondes, dures, ramçules, revêtuestr ^ s eu Hles blanchâtres, assez larges, mais découpéeschp^uu- Ses fleurs naiflent aux sommités des bran-c oule ^ et * tes > à quatre feuilles, disposées en croix, deSues 4 r J. aune pûle. Il leur succède des gonfles lon-dur *ées, remplies de semences menues, rondes,ch e CS ' r °ugeâtres.Sa racine est ligneuse, longue, blan-li e ’ garnie de quelques fibres. Cette plante croît auxx tudes , pierreux, sablonneux, incultes. Elle fleu-lome Vil.
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rit en été. Son goût approche de celui d’une herbepotagère. Elle est deilìccativeòc astringente. Sa semenceest propre pour arrêter la dyssenterie , les pertes deíang, les fleurs blanches, les tours de ventre & lesgonorrhées. On en prend depuis un scrupule jxilqu’àune drachme.
SOPHISME, s. m. Raisonnement captieux qui induit enerreur, qui n’a que de l’apparence & point de so-lidité. Un /ophijme est un argument faux dans le fond,qui pèche ou dans les termes,-ou dans la forme , in-venté pour chicaner, ou pour embarrasser ceux contrequi l’on dispute. Sophisma, velsailax argumentatio tcaptiosa. Quoique personne ne faste cet argument for-mel : je le hais, donc c’est un homme fans mérite; onne laisse pas de le faire dans le cœur, c’est un des so-phismes du cœur, qui consistent à transporter nos pas-sions dans les objets de nos passions, Sc à juger qu’ilsfont ce que nous souhaitons qu’ils soient. Log.
SOPHISTE, s. m. Celui qui fait des argumens captieux,qui a dessein de surprendre Sc tromper ceux qu’il veutpersuader. Sophista , vel Sophistes. Aristote est un Ao-phiste , qui parle presque toujours de méchante foi.
S. Evr. Si l’efprit particulier a lieu, le plus imperti-nent de tous les Sophistes , après avoir violé toutes lesrègles naturelles du bon sens, se lira de nous, lorsquenous ne pourrons pas même comprendre ce qu’il croitou veut croire. Péliss.
‘cflf O» emploie aussi ce mot au figuré. Transforméesen Sophistes Sc en Orateurs íéduisans , nos passionsnous reprefentent comme permis ce qui ne 1 est pas.MÉm. deTrev. L’amour propre est un grand Sophiste,Sc les sophifmes de l’amour propre sont bien dange-reux.
Ce mot qui est maintenant odieux, étoit autrefoishonorable; 011 y avoir attaché une idée honnête. Il si-gni fioi t simplement, comme dit S. Augustin, un Pro-fesseur d’Eloquence, comme Lucien, Athénée, Liba-nius. Je ferai ravi d’ouïr ta Rhétorique; on dit que tues un grand Sophiste. Ablanc. Selon Suidas , on ledonnoit indifféremment à tous ceux qui cxcelloiencen quelque art, ou science que ce fût, comme Théo-logiens, Jurisconsultes , Médecins, Musiciens, Ora-teurs , ainsi qu’on voit dans Plutarque, Héfychius,6 ’c. Oléarius Celsius a prétendu , dans une Disserta-tion fur les Sophistes Grecs , qu’on donnoit ce nom,non feulement aux Rhéteurs, mais à tous ceux qui ledistinguoient par quelque art ou par leur esprit, sur-tout dans la Poësie. C’est étendre beaucoup la signi-fication de ce nom. Il se peut faire que quelque Rhé-teur ait fait des vers, mais que ce soit en vertu de sontalelit poétique qu’on lui air donné le nom de Sophiste,c’est cc que je ne crois point.
Quoi qu’il en soit, Solon est le premier à qui l’onait donné ce nom. Solon a été appelé Sophiste par Iso-crate, quoiqu’on donnât ce nom particulièrement auxPhilosophes Sc aux Déclamateurs. On a donné à Ra-battus Maurus le titre de Sophiste par excellence. Ilétoit encore en honneur au treizième siècle chez lesLatins, & du temps de S. Bernard ; mais il commençaà s’avilir en Grèce dès le temps de Platon, à cause deProtagoras & de Gorgias qui en ont fait un trafic sor-dide, en vendant l'éloquence à prix d’argent; cn sortequ’un Sophiste n’est plus qu’un homme captieux, undéclamaient, qui n’aime que la chicane, qui a le ca-ractère d’une ame vénale Sc fourbe, qui ne chercheque de vaines subtilités.,Sénèquc appelle les Sophistesdes Charlatans. Cicéron dit qu’on appeloit Sophistesceux qui professaient la Philosophie avec ostentation,pour en faire un métier & un commerce lucratif, &qui couraient de ville en ville pour débiter leur sciencetrompeuse. Ainsi un Sophiste n’est plus autre chosequ’un Rhéteur, & un Dialecticien qui s’occupe à chi-caner Sc embarrasser par des distinctions frivoles, parde vaines subtilités , Sc par des discours captieux Sctrompeurs. Rien n’a tant multiplié le nombre des Ao-phiste , que letude de la Scolastique contentieuse. Ony apprend à disputer & à obscurcir la vérité par lestermes barbares d ' Antéprédicamens } de grandes Sc depetites tògicales , d cquiddités, Scc. Foyer Baillet.
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