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Jean Hincton, AngloisScolastique moderne, a bienvoulu retenir Sc porter Je nom de Sophiste.SOPHISTICATION, f. f. Terme dc Philosophie her-métique. Imposture, tromperie. Fraus , fallacia. Onappelle ainli les ouvrages des affroijteurs Alchimistesqui prétendent, pat des voies indirectes, blanchir le■cuivre, ou graduer l’argenr, & lui donner des teintu-res superficielles, taire des augmentations d’or par di-vers mélanges & diverses opérations bisarres qu’ils in-ventent pour avoir la bourse de ceux qui les croient,Dict. Herm.
SOPHISTIQUE, adj. Qui est captieux, trompeur. Sophijiuus j captiosus , fallax. Il ne.se dit que des ar-gumens , des raisonnemens équi ne font pas bien enîoime, ou qui lont fondés fur des équivoques, com-me : Tu as tout ce que tu n a point perdu ; tu n aspoint perdu de cornes , donc tu as des cornes.Sophistique , est aullì íelon le dictionnaire hermétique, un t. m. du mot grec & il lignifie,im-
posteur, trompeur, charlatan.
SOPHISTIQUER, v. a. Frelater, falsifier, altérer leschoses. Corrumpere , adulterare , mangonizare. Il se ditparticulièrement des marchandises qui lont mélangéesou altérées par la malice des íviarchands. Le mule est
Í iresque tout sophistiqué, aullì bien que le béíoaid ,e baume -d’Egypte , lazur Sc les autres drogues deprix. Le vin de Canarie est sophistiqué par les Mar-chans fur les lieux, avant qu il entre dans les ports.
Il s’emploie aullì figurément Les huieurs de réfiexions politiques lont la plupart des visionnaires qui sophistiquent leurs pensées. Bouh. Cet homme sophis-tique tout. Ici il signifie subtiliter avec excès. Le P.de l’Aubrulíel a du en parlant des anciens Feres : siloin de transmettre aux Fidelles la simplicité de la Foi,telle qu’ils i'ont reçue des Apôtres, ils l’ont, pour ainsidire , sophistiquée , que deviendra la tradition ?SOPHISTIQUÉ, ÉE. part.
SOPHISTIQUER 1 E. f. f. Mélange de drogues, de mar-chandises de mauvaise qualité qu’on fait palier avecles bonnes. Adulteratio , mangonium.
Sophis t iQUERiE. Fauste íubtilite dans le discours, dansle raiíonnement. Il est du style familier. A c. Fr.SOPHISTIQUEUR. f. m. Qui vend des drogues falsi-fiées , altérées, ou corrompues, pour de bonnes. LesDroguistes Sc Cabaretiers lont de grands sophisliqueursdc drogues Sc de vin. Adulterator , mango } f ucator.SOPFIONIAS. I. m. Nom de J’un des douze petits Pro-phètes, que quelques Hébraïíans, fur tout Protestans,appellent aullì Zéphanias. Sophonias. II commença àprophétiser en même temps que Jérémie, fous Jolìas.La Prophétie de Sophonias est un Livre canonique,& ne contient que trois chapitres.
SOPHRC’NISTE. f. m. Ncm d’un Officier d’Athènesqui avoir loin de tenir dans le devoir la jeuneste quis’cxerçoit dans le Gymnase. Sophronifla.isT II y avoir en chaque T r>bu d’Athènes dix Censeursdes mœurs de la jeuneste qu’on appeloit Sophronifta ,& la maison de correction où l’on enfermoit les jeu-nes gens qu’on vouloir punir, s’appeloit Sophroniste-rium,
SOPORATIF, IVE, adj. souvent employé substantive-ment. Qui endort, qui a la force, la propriété d'en-dormir. Soporifer , somnifer. Les Médecins ont plu-sieurs drogues soporatives , comme l’opium, le lau-danum , qui font de grands foporatifs. Les Médecinsdisent quelquefois foporsque , soporifère.
Soporatif, fe dit au figuré de ce oui est ennuyeux. Lesméchantes harangues font de puistans foporatifs , ellesendorment. Le ton dominant des (.rasions funèbresest de lui même un peu monotone. Ce tistu perpé-tuel délogés a je ne lai quoi dc soporatif, que lavérité des images Sc des expressions n’évtille pas toujours. *
SOPOREUX, EUSE. adj. Qui assoupit, qui cause unsommeil dangereux. Affection soporeuse , etsta-dire,maladie léthargique. C’est un terme de Médecine.SOPORIFÈRE, ou SOPOR IFIQUF, adj. oui signifie lameme chose que soporatif Tous ces mots lont dustyle didactique. ;
S0R
1 SOPOTO. Nom d’une petite ville à d:mi-ruinee, So~potum. Elle est dans 1 Epire, près de la b. uche dug 0 *'fe de Venise , environ à douze lieues de lìutrinto,vers le nord. Quelques Géographes prennent Sops°pour Hecatonpedum , d autres pour Cejiria , Sc d.u*"tres enfin pour Olp& , petite ville de l’aucienne Epire-Mat y.
SOPPAN , SOPPIA. Noms d’un bourg de la Hongrie»situé dans l’Eíclavonie , lut la Drave, a onze limes dcPostéga, vers le nord. Soppianm, Sopiens. H Ai Y ".
SOPRA-PROVÉDil EUR. f. m. Magistrat dc Venise,qui veut dire Sur - Intendant. Amelot. Sutnnio ] urePr&feclus , Prapojitus , supremus Inspeclor , Pvisor. , »
SOPHON. Nom d’une petite ville forte, située d' 11 ] 5Baise Hongrie, près du lac de Neudziler, du cote t ^couchant, Sc vers les confins de 1 Autriche-nium , Sempronium. Elle est capitale du CouueSopron , qui est entre ceux de Mouston, dcrin, de Saiwar. Sc l’Autriche. Outre la ville dc Sopron on y trouve encore Chépreg. Mat y.
S O Q.
SOQ. Voyez Socque.
SOQUET, ou SOUQUET. s. m. Aide , ou droit ac-cordé autrefois par nos Rois aux habitans dc d*-' 1 »caire, pendant un certain temps, pour ctre eny^aux réparations & à l’eiïtretien de leur ville, stcis^suljidiarium vecligal. Une patente du vingt-neuf **vrier 1472, qui est au Registre de la SénéchaulL' c ^Beaucaire , armoire 4, n. 76, fol. 236, dit q LlC . ^soquet est un appetistement de mesures de vin q ulvend en détail dans Beaucaire & dans son tcrrit° J1 j*c’est à savoir, cinq pichiers pour chacun barra*vin , ce qui fe montoit à la septième partie du .rai. Le même droit fut accordé en 1431, le t z ^4à la ville de Sommes; Sc dans la patente ce droit 6appelé souquet , ou diminution de la pinte dc Tjvendu en détail en cette ville &les sauxboin'gs» ^est dit que cette diminution étoit de la huitième P* ^tie. Sur chaque muid de vin conduit en la villefauxbourgs, on prenoit dix lous pour la réparationpont. Voyez encore Souquet.
SOR.
SOR. adj. m. Terme de Fauconnerie, qui fe ditjeune faucon. Un faucon sor , c’est un faucon st 111 ,qu’un an, qui n’apoint encore mué. Falco aJinlcU - ^%sT Ce terme ne le dit point des oiseaux niais» nJbranchiers ; mais seulement des oiseaux de pafl*8 e, j
Sor , ou Soret , fe dit aussi du harang séché à H * ul11Un hareng/ôrqou un hareng /orer. Voyez oe r,
Sor. Vieille préposition. Sur. Perceval. Bore 1 -- ^ cí \\
Sor. Nom dune petite rivière du Haut-Langn c “°, nSFrance. Soror. Elle baigne Sorèze, & fe déchai'ë c r,l’Agoust, à deux lieues au - dessous de Cast reS '
en
TY.
(sT II y a une autre petite rivière de même nom » ^Alsace, qui a sa lourcc au mont de Vosge, & vaperdre dans le Rhin à OffentorfF.
Sor. í. m. Espèce de raisin. Voyez Sor. , t eS
SORA. Nom d’une petite ville du Royaume de Nap^située dans la terre de Labour, fur le Gariglan ’confins de l’Abruíse , & dc la campagne de 'Sora. Sora a un magnifique château, titre deSc Evêché suffragant dc Capoue. Maty.
Sora. Voyeg Soora. ç,i>
SORABAS, SARRABUS. Nom d’un bourg de » - udaigne. Sorahus , Sarrahus. Il est fur la côte orie 11 ^de l’ìlc, à l’embouchure de la rivière de Sarro, oH ^pus, & à onze lieues de Cagliari, vers le nor • {
prend ce bourg pour la ville nommée ancienne 1
Ckanados. Maty. oieti »
SCRADÉE. f. m. Nom d’un Démon, ou faux v ^que les Indiens adoroient autrefois. S° r<1 , r&n o-Soradius. Ce nom signifie celui qui fait le ví* 1,pée. Voyez Athen£e,Z. LI.
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