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attribuent à la sorcellerie tous les effets dont iîs nepeuvent pénétrer les causes.
IJCFEn parlant de certains tours d’adreíTe, ou de cer-taines choses qui parodient au-destus des forces de lanature, on dit qu’ii faut qu il y ait de la sorcellerie. Ily a de la sorcellerie à cela.
SORCERIE. f. f. Vieux mot. Sorcellerie. Borel. Ma-gia , carmen , incantamentum <.
Mais garde que ne soit fi sotte ,
Pour rien que Clerc ne Lay lui note -,
Que j a riens d’un enchantement croye 3■Ne lorcerie, ne charroye,
Ne Helenus, ni fa fience,
Ne Magique, ne Négromance. R. de la Ros,
SORCEUX. f. m. Sortes de Prêtres anciens. Borel ditque c’est dc-là qu’est venu le mot Sorcier.
fKF SORCIER , ÈRE. f. On nomme ainsi celui ou cellequi, dans l’opiniondu peuple, a fait un pacte exprèsavec le diable, pour opérer par son secours des prodi-ges & des maléfices qui va à des assemblées noctur-nes, qu’011 nomme le Sabbat. Voyez ce mot. Vtnefi-cus, magus ; venefica , maga : dans la balle Latinité,sorciarius Sc fortiaria. On prétend que les Sorciersvont à des alfemblécs nocturnes qu’ils nomment Sab-bat , qu’ils y font traníportés fur un balai, qu’ils y ado-rent le diable, qu’ils ont une marque qui rend la partieinsensible. Ceux qui ont écrit de la Démonomanie,comme Dclrio, Bodin, &c. en racontent mille mer-veilles, dont la plupart font visiblement fabuleuses.On excommunie au Prône les Sorciers Sc Sorcières,Devins Sc Devinerelses. Le peuple, qui souvent jugede traders, a acculé plusieurs grands hommes d’êtreSorciers. Naudé. Bodin rapporte deux Arrêts du Par-lement dc Paris contre deux Sorciers, qui en font lapreuve. Le premier est de 1548, qui condamne la mèrede Jean Harvilier, près de Compiegne, à être brûlée vi-ve : & l’autre du 1 x Janvier 1578, contre Barbe Doré,qui la condamne auflî au feu, pour sortilège. Le P< Cref-pet, dans íaHaine de Satan, en rapporte un troisièmedu même Parlement, du 19 Janvier 1577, contré uneautre Sorcière condamnée au même supplice. LambertDaneau en cite un quatrième contre un aveugle desQuinze-vingts, convaincu du même crime. Voye\ lemot Charge , où il est parlé de Bras-de-Fer, fameuxSorcier. Il y a long-temps que le Parlement de Pa-ris ne reconnoîr plus de Sorciers. U ne les punit plus,dès qu’il 11’y a point d’autres crimes mêlés à la prétenduemagie. Le Parlement de Rouen les brûloir autrefois;on ne le fait plus. On ne doit point punir ceux qu’011accule d’être Sorciers, que loti qu’ils font duemeutconvaincus de maléfice, dc quelque manière qu’ilsPaient fait. Les Anciens ont appelé Sorciers, ceux quiprédisoient l’avcnir par des forts Homériques, Virgi-
. liens, ou par d’autves divinations semblables.
Cc mot vient de Sorciarius, qui se trouve dans lesCapuulaires. Mén. Voye\ Magicien.
IJC? Ou dit figurément & populairement d’une femmevieille Sc méchante, que c’est une vieille .Sorcière; cequi s’applique auílì à un homme vieux & méchant.C’est un vieux Sorcier.
îJCF Quand un homme fait des choses extraordinaires,011 dit qu’il faut qu’il soit Sorcier.
Sorcier, ère, est auffì adjectif. Il y a plus de femmesSorcières , que d’hommes Sorciers. Tiïiers.
Sorcier, se dit proverbialement en ces phrases. Il estSorcier comme une vache; pour dire, il ne fait riend’cxtraordinairc. Nihil speélandum efficit. On dit àceux qui se vantent de faire une chose que plusieursautres font, qu’il ne faut pas être grand Sorcier pourcela. On dit auílì par injure à une laide qui est âgée,que c’est une vieille Sorcière.
SORCOT. Vieux mot. S urcor. Borel. T r oye\ Surcot.
SORCUIDANCE. f.f. Vieux mot. Outrecuidance. Bo-rel. Arrogantia.
SORCY. Bourg de France, au Duclíé de Bar, <Sc Chef-licu d’une Prévôté & d’un Comté.
SORDIDE, adj. Vilain ,avare, bas-, honteux, méprisable.
SOR
Sordidus , avarus , contemptibilis , tenax, prdpafcus-Cet usurier est un homme sordide', il est d’une avaricehalle & sordide. Il y a de grands Seigneurs qui ont uneamesordide y \&che & intéressée. S’enrichirpardes gainssordides. M. Esp. Tomber dans une sordide pauvretéPat.
fsT Ce mot ne s’applique guère aux personnes que parapport à l’avarice. Avare des plus sordides.
SORDIDEMENT, adv. D’une manière sordide, òor-didè,pr&parcè. Cet homme a du bien, & cepen antvie fort sordidement. Etre vêtu sordidement. _
SORDIDITÉ. f. f. Sorditudo. Mesquinerie. Cet hommeest par-tout blâmé poUr ía sordidité. Je n’ai trouve ^mot que dans Danet : ni Furetièrc, ni l’Académie nfont aucune mention. Riciielet de s dernières editio •Danet dans ses Racines de la Langue Latine, ^u msordes, a effectivement rendu sorditudo par jofdi *
En voici un autre exemple. La Novelle XXIV, c •dit que la charge de Pr&ses ProvincU, a toujours ,conférée gratuitement, afin que celui qui l’exerce^
s’eft auílì lervi de ce mot dans le second Livre du rvPublic, tit. IN.secl. 2, art. /. L’honneur defelìîon des Avocats demande, dit-il, qu’ils s’abl 1nent de route avarice, & de la sordidité de íe M"difficiles au paiement de leurs vacations, lisse contenter d’une rétribution modérée selon ^v,ail, & à proportion de la qualité des affaires, ^celle des Parties & de leurs biens. Cc mot n’eftusité, nonobstant ces trois autorités : il exprime P°tant bien une avarice balle & honteuse.
SORDOIS, OISE. Vieux adj. Sourd. Gau vain. B 011Surdus , a. ,,
SORDOYER. v. n. Vieux mot. Sortir d’une source <* eBorel. Sourdre. Scaturire. jj
SORÈC. Nom d’un torrent de laTerre-Sainte. ^^ytléparoit la Tribu de Dan dc celle de Siméon, c0 'so rd’orient en occident, & se jettoit dans la MédFnée, entre Aícalon ëc Azotus.
SORER, ou SORIR. v. a. A Paris, on dit fo ftDiépe, sorir. Fumo exsiccare. Ce mot le dit ‘* cS ^rengs, au travers de la tête defquels on palle un P,bâton, qu’on appelle «me, après quoi On les pen d UIIun lieu destiné pour les forer, en faisant dejl° u , xZpetit feu que l’on ménage adroitement, jusqu à cC ^ces harengs íoient forés comme il faut. Hal lCíS &rufare. Il faut écrire saurer. . M,
SORET. Nom d’une province de l’Empire dìls 0 ^.eix Asie. Soretum Regnum. Elle est autour de 1 e111 ^chute du Palder , dans le golfe de l’Inde, enr j 3 tta.Royaumes de Gtizurate, de JelTelmère & deJanagar en est la ville capitale. Maty.
SORET. Noyé? Sor. à
Soret. f. m. C’est auffì un des noms que l’on “une des fortes d’acier. j c j.
SORETO. Nom d’un bourg du Royaume d e b| r iviè'Soretum. Il est dans la Calabre Ultérieure, se rla - po-re de Mérramno, à trois lieues au-delfous de í>° r ysieOn prend Soreto pour l’áncienne Altanum, P etltCdes Bruticns. Maty. . il
SOREZE. Nom d’un bourg avec Abbaye. ^°( lCirl y c %ot>est dans le Languedoc, en France, fur ìariviereà deux lieues de S. Papoul, vers le levant.
SORGUE. Nom d’une rivière du Corn tat Vena* 1Provence. Sorgia, S orge , Sulgia, Orge. EflÇ a ala íource dans la fontaine de Vaucluse, q ul fíCC ìpied d’un affreux rocher. Cette rivière conim^^ ^porter bateau à cinq cents pas de fa source, P‘ [[Cl’Ile , íe sépare en deux branches, dont l’unedans le Rhône à Avignon , l’autre ayant reçu j^nSque & l’Ouvèze, & baigné Soi gnes, se dechatgle même fleuve. Maty. . .
Sorgu e ,oú le Pont de Sorgue. 5 or£Ì<G ou ^ u fip :0 vC n '
Petite ville ou bourg du Conitar Venaillm, en ^ la
ce. Ce lieu est situé au confluent de la SorguR,^^,Nafquc & de l’Ouvèze, à une demi-lieuc d / 1 f Jl0r d.& à une lieue & demie d’Avignon, du côte d 1