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Tome septieme. [PRO - TE.]
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^ SORADÉEN. ( vers ) On a appelé anciennement, vcrs Soradeens, des vers licencieux propres pour gâtere cœu r ôc l’efprit. Un certain Sorades, Poe'te d’Ale-

SOR a'x* 6 ’ ^àoit distingué dans ce genre de poe'sie.

1 rn " m ' Terme R e Mythologie. Nom ou surnomV ut0n > Soranus. Dis ou Pluton étoit ainsi nora-m P.> ou de 7«'g OÍ , qui signifie, sépulcre , ou de Sora,Vl od’Italie, près du mont Soracte, ôc proche de la-quelle il y avoir une bouche d’enfer, c'est-à-dire,, ex endroits d’où il sortoit des exhalaisons pestilen-ces, comme le dit Pline, L. II, c. ç2.

Uans l’Encyclopédic on dit que Soranus est un lur-? 0m Suc les Sabins donnoient au Dieu de la mort.

SOR AT° C J° ra en ^ eur ^ an § lie signifioit cercueil.

cp. D .X9^ - Foyer Saratof.

A W. Nom d’une ville des Etats de l’Élcctcur deiaxe - Scrava, Zdiarum. Elle est dans la Basse-Lusace,j Ux c °nfins de la Silésie, près du Bober,& à six ou íept‘eues de Crossen , vers le midi. Soraw est une place°rte, prise & reprise plusieurs fois pendant les guerres

SCW Sl * dois en Allemagne. Maty.

HUE. f. f. C’est k fruit du Sorbier. Sorbum. Voyez

Ò °RBIHR;

RhET. 1. rn. QuelqUes-uns prononcent Sorbec. C’estH ae forte de composition faite de citron, de lucre,j an ‘bre, ôc. Sorbetum. Une bo'ëte de sorbets un pot, e sorbet du Levant. On appelle du même nom leteuvage què l’on fait de cette composition battueWcc de l’eau; Un verre de sorbet. Les Turcs, auxquels® v ‘n est défendu, boivent du sorbet. Du Loir écritiserbet au lieu de Sorbet, changeant le Schin des•Uircs Sc Arabes en ch } selon sa prononciation. Jamaises Turcs ne fe promènent dans les chambres : Sc filav dìte est de cérémonie, un pcii de telnps après qu’onÎA assis, le maître de la maison fait apporter une cas-| - ï tc au P r “ fie son ami, ôc deux valets lui couvrenta ‘Çte d’ùne tavayole afin que la fumée du parfum*? e s échappe pas; on lui sert après, fur une soucoupee bois, peinte de feuillages à la Perfanne, une gran-e tasse de porcelaine pleine de cherbet, qui est un sucj q m ° n & dc citron confit dans le sucre, ôc qu’ondu aiC R' S Feau - Du Loir,/, i óç.W nous fit boirecahue $c du cherbet, ôc il nous fit parfumer fousne tavayole, qU e deux valets tenoient tendue fur®°^tête. DuLoir.^ì//.

'-e mot vient de qui en Arabe signifie boire,

SORR eíj boÌir °n-

stblER. f. m> Arbirc grand ôc rameux, couvert d’une‘jcorce rude Sc pâle. Son bois est rougeâtre, fort soli-^ c >compacte. Ses feuilles font oblongues, étroites,dentelées en leurs bords, velues, verdâtres par dessins,^“châtres par dessins, rangées comme celles du frê„ e siir une côte terminée par une leule feuille. Sesî^urs font petites, blanches, jointes plusieurs ení’em-fo > composées chacune de cinq feuilles disposées en-stssi- Son fruit, qu’on appelle sorbe , ou corme , est de laSure d'une petite poire, dur, charnu, ayant la chair» a unatre, d’un goût fort acerbe, lorlqu’il est vert, moû,

. ez doux, ôc bon à manger, quand il est mûr. En La-lrí >sorbus sativa ; C. Bauhin. Les sorbes, surtoutav ant leur maturité, font astringentes, propres pour

JJORii tCr le vomissement, & le cours de ventre.^blR. v. a. Vieux mot. Avaler. Borel. Du Latin sor-

SORt> ej R u ‘ f‘S n ‘fic la même chose.

«ONE, ou SORBONNE. 1 . f. Maison, ou Collègede P Facult fi de Théologie, établie en l’Universitép ‘“ris. Sorbona j Domus Sorbons; feu Collegiumpultatis Theologis. Parìfienfis. Elle a été fondée£ 11 , par S. Louis, ou plutôt par Robert de Sor-Ch’ Fotl Confesseur, & son Aumônier, qui futr ‘s ne de Cambrai, ôc depuis de l’Eglise de Pa-°u a u ! donna son nom, tiré du village de Sorfron,q Ues e Serbon , près de Sens, où il étoit né. Quel-qu „ ns disent que c’est d’un village du même nom,pj ac C dans le Diocèse de Rheims. S. Louis donna la§ 0r y ou 1 “ Maison de Sorbone a été bâtie. Robert de*ïie ^ c î ue l'on nomme aujourd’hui communc-Q ii, 1 °bert Sorbon , commença la fondation de sone ge l’an iz50. La Reine Blanche, en l’abíence du"Me VU.

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Roi, lui donna pour cet effet une maison à Paris, de-vant le Palais de Julien l’Apostat, qu'on appeloit lePalais des Thermes, Sc dont on voit encore des restes.Enluite le Roi donna à Robert Sorbon toutes les mai-lons qu’il avoir au même lieu, en échange de quel-ques-unes que Robert avoir dans la rue de la Bre-ronnerie, ôc qu’à la prière du Roi il avoir données auxReligieux de Sainte-Croix. Le Collège de Sorbone futfondé pour de pauvres étudians en Théologie. Voy.les Antiquités de Paris par Du Breuil, p. ól J, ôcl’Histoire del’Université par Du Boulai, p. 224. LaSorbone a été rebâtie luperbementpar la magnificencedu Cardinal de Richelieu. Il y á trente-lix logemenáqui appartiennent aux trente-six plus anciens Doc-teurs de la Société de Sorbone. Ceux qui ne font quede l’Hospitalité, 11’ont point droit à ces logemens,ni voix délibérative dans les assemblées de la Maison;Sept Docteurs y font tous les jours leçon de Théo-logie. Deux, fondés par Henri IV, eníeignfent la con-troverse. Un; établi par Louis XIII, s’occupe de lapositive; Deux expliquent i'Écriture-Sainte ; le sixiè-me donne des leçons de Morale: Enfin le dernier;fondé par feu M. le Duc d’Orléans en 175 1, est char-gé d’expliquer I’Écriture-Sainte selon le texte Hébreu.Les trois premiers, qu’on nomme Professeurs Royaux,enseignent pendant une heure & demie, & les quatreautres pendant une heure feulement. Il n’y a quedeux Collèges publics à Paris, où l’on professe làThéologie, la Sorbone ôc Navarre.

fC? On nomme Ecoles intérieures de Sorbone , leslalles de la maison où se soutiennent les Thèses, ôc oùfe tiennent les aílemblées de la Faculté ; au lieu qu’onappelle extérieure la salle où les sept Professeurs fontleurs leçons da Théologie, parce que cette salle netient pas à la maison, mais en est séparée par une rue.

Sorbone, se prend aussi en général pour toute la Facultéde Théologie de Paris, pareeque les assemblées detout le corps de la Faculté le font dans la Masson deSorbone , ôc que les Bacheliers de la Mailon de Na-varre , ôc autres Maisons de la Faculté y. viennentsoutenir leur Sorbonique. Les décisions de la Sor-bone font reçues avec respect dans toutes les Uni-versités, &c. Etudier en Sorbone, c’est-à-dire, étu-dier en Théologie.

SORBONIQUE. f. f; C’est un fies actes solemnelsqu’on est obligé de soutenir pendant le cours de lalicence de Théologie. Il commence à six heures dumatin, ôc finit à six heures du soir. O11 ne peut lessoutenir que depuis le premier Vendredi d’après laFête de S. Pierre, jufqu’au Vendredi qui fuit la Sainte-Catherine. Couverture ôc la clôture de ce cours deThèses fe font pár un discours íolemnel, prononcépar le Prieur de Sorbone dans les Écoles intérieuresde cette Maison, où le Clergé & toutes les person-nes de considération font invités, ôc ont coutume defe trouver. Le Prieur de Sorbone, qui est toujours unBachelier de licence, ouvre chacune de ces Thèses,ôc est ofiiigé de proposes neuf argumens fur neufThèses différentes, après quoi il fait un petit dis-cours à la louange du répondant. Il n’y a point dePrésident à cette Thèse : c’est le Prieur de Sorbone,à qui on èn fait en quelque sorte les honneurs. Gé-nébrard dit qu’ellc a été établie dès l’an i ;i 5 parMaironis, Cordelier; d’où vient que les Cordeliersont encore la première Sorbonique. D J autres disentque ce n’est que depuis l’an 14;*, auquel tempsl’Université fut réformée par le Cardinal d’Estoute-ville. Ménage le dit après Launai.

fCT SORBON1STE. f. m.Proprement céux de la'Maisonôc Société de Sorbone. Socii Sorbonici. Il est aussiadjectif. Docteur Sorbonijìe.

SORCEAU. f. m. Nom que l’on donnoit autrefois à unéforte de Prêtres anciens ; d’où vient le mot de sorcier.Songe du Virger , L. I , c. j2. Borel.

SORCELLERIE, s. f. Art magique, qui emprunte le se-cours ôc le ministère du Diable : opération de Sor-cier; crime que les Sorciers ôc les Sorcières font par-mi les ténèbres,' en invoquant les Démons. Bodin;Veneficium ì magid , incantamentum. Les ignorans”