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vers le levant. Son Évêché a été uni à l’Archevêchéde Sassari, dont il étoit suffragant. Maty.
| -rj- SORT. s. m. Dans le système des Anciens, c’est ladestinée considérée comme cause des distérens évé-nemens de la vie, cause inconnue, qui n’est ni con-nue , ni réglée, ni certaine. Sors. Le fort est aveu-gle Sc capricieux. Le fort a voulu qu’il réussir encette affaire. Je vous verrai l’objet des caprices dufort. Vill. Je querelle ìtfort. BrÉb. Sanstrop m’in-quiéter des affaires du monde , j’en laisse la conduiteau /drr. Bhns. Nous accusons ìcfort de toutes 110s im-prudences. Le Cl.
L 1 âge viril plus mur inspire un air plus sage }
Contre les coups du fort songe à fe maintenir ,
Et loin , dans le présent , regarde l’avenir. Boil.
Le fort est appelé par les Philosophes., enchaîne-ment des causes secondes. Connexio , concatenatiocausarum secundarum. Dans laThéologie des Payens,destinée ou fatalité ; pour les Chrétiens, il íeroitallez difficile de fixerl’idée qu’ils attachent au termede fort. Si c’est la même chose que le hasard , c’est unmot vide de sens, & c’eft un je ne sai quoi qui agitfans règle & sans intelligence. Si par le sort on entendla Providence, ils’ensuit que consulter 1 c sort, c’estconsulter Dieu. Voye\ Fatal, Fatalité.fsT Ce mot est ordinairement employé comme syno-nyme de hasard , fortune & destin. Le hasard fait.La fortune veut. Le destin ordonne. Le sort décide.Le sort suppose des différences Sc un ordre de par-tage; on ne lui attribue qu’unedétermination cachée,qui laisse dans le doute jusqu’àce qu’elle se manifeste.On a vu des intrépides abandonner volontairementleur vie au sort du dé. Voye\ les autres mots.
Sort , fe dit aullì de la manière de décider les choses donton laisse la conduite au hasard, quand il n’y a aucuneraison de préférence ; comme les dez , les billets, lesrencontres casuelles. .Sons, L’ancien fort avoitété insti-tué de Dieu, & l’on trouve dans les livres de l’an-cien Testament diverses loix durables Sc perpétuel-les, & divers commandemens particuliers pour decertaines occasions qui le prescrivoient. De la Pla-cette. L’Écriture dit que ìcfort tomba sur S. Mat-thias , quand il fut question de remplir la place de Ju-das dans l’Apostolat. La robe de J. C. fut jetée ausort. Sortiti sunt Christi vestem. Les loteries fe tirentau sort. c’est-à-dire, par billets. Le Juge Bridoie ,dans Rabelais, sententioit au sort des dez. Les sortsde Prénefle étoient fort en vogue ches les Grecs. Onmettoit dans une urne une infinité de lettres, ou demots entiers ; on les remuoit, & on les versoit, &ce que le hasard faisoit trouver dans l’arrangementdes lettres, composoitla réponse de cette espèce d’o-racle. Du temps de Cicéron il n’y avoir que le peuplequi eût recours à cette forte de divination. Dac.En Gréce Sc en Italie on tiroir souvent les forts dequelque Poète célèbre, comme Homere ou Euripide:ce qui se préíentoit à l’ouverture du livre étoit l’arrêtdu ciel. On en fit de même des vers de Virgile, Sc onles (frut prophétiques. C’est ce qu’on appelle les fortsHomériques Sc Virgiliens , qui succédèrent au x fortsde Préneste. Cette superstition passa dans le Chris-tianisme. Les Chrétiens prenoient les forts dans leslivres de l’ancien ou du nouveau testament. Le pre-mier pallage qui s’offroit, en ouvrant un livre de l’É-criture, étoit regardé comme la réponse de Dieu. Sice premier passage ne faisoit rien au sujet pour lequelon consultoitle fort , on ouvroit un autre livre,jus-qu’à ce qu’il se présentât un passage qui pût tenirlieu d’òracle. S Augustin lui-même ne désapprou-vent point cette manière d’apprendre l’avenir, pourvuqu’on ne s’en servît point pour les choses du monde.Le Cl. Cela étoit fondé fur la supposition que Dieupréside sur 1 c fort, Sc furie 33 verset du 16 ch. desProverbes, On jette le fort dans le sein , & la déci-fion cfl par VEternel. S. Augustin confesse qu’il l’apratiqué pourlui-même ; & Grégoire de Tours rap-porte qu on mettoit l’Ecriturc-Sainte fur l’autel, Sc
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qu’enfuite on prioit le Seigneur, qu’il fit connorttece qui devoit arriver. Le Cl. Beaucoup de Théo 0giens tiennent que le fort est conduit d’une maniesparticulière par la Providence : que c’est une voie extraordinaire par laquelle Dieu déclare fa volonté june espèce de révélation immédiate. Mais “ .Jfdirige le fort d’une façon spéciale, ilfaudroit decr ^toutes les affaires contentieuses par le fort. On a rgeroitbien des disputes par cette voie. Si Dieup refurie fort , & si c est un oracle par lequel i] | C °Í^mimique aux hommes, Sc les instruit de lavo on >c’est un moyen sûr Sc infaillible pour interrog^Dieu , & pour terminer les guerres Sc les con tverses. La Pl.
Sort, ou Sorts des Saints. Sortes Sanclorutn-pèce de divination usitée autrefois parmi les O ^tiens ; elle consistoit, comme on vient de le d u ' e >ouvrir quelque livre de l’Écriture-sainte, & a P rdre le premier verset qu’on rencontrent pour un ?nostic de ce qui devoir arriver. Le Concile a 8en 50 6 condamne cette superstition qui comnienírà s’introduire en France. La superstition des Sort*Saints ne regnoit pas moins chez les Chrétiensrient que d’occideilt. Fleury. Héraclius ,guerre contre Cosroès, pour savoir où il devoit tnner, purifia son armée pendant trois jours; & a s touvert les Evangiles , il trouva qu’ils lui ordonne ^d’hiverner en Albanie. Id. Guibert de Nogent, c-marque que de son temps, c’est-à-dire, vers le c ^mencement du 12 e . siècle, au sacre des Eveques^consultoit l’Ecriturc-sainte pour trouver le P ro j 1< L,tde leur pontificat. C’est ce que les Anciens apf> ei0le Sort des Saints. S)
Sort , fe dit de l’incertitude des événemens. \çcasus. Ce capitaine a voulu tenter encore une »°fort des armes. On appelle en droit, le fort des J 0 . }mens, l’incertitude de l’événement des ¥ i0C f\ c utcause de la variété de l’esprit de 1 homme Sí^différente manière de concevoir les choses. O"aussi le fort en est jeté, pour dire la chose estil la faut exécuter. Jacla est aléa. lCj
Sort , sc dit poétiquement de la vie , de la ‘° rt £’ e stde la destinée, de la condition des hommes- - teproprement l’effet de la destinée , la rencontre Ddes événemens bons ou mauvais. Fortuna } P y£ iDieu est l’arbitre du fort des humains. Ce hA
fini glorieusement son fort-, il est mort aau lit d’honneur. Vous êtes la maîtresse
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ort a 1U r uè denions
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C’est le fort des grands hommes d’être perfeci ' 1l’envie. Il faut que je vous quitte, Sc \cj ° rt o(jS>contraint. La Font. Aminte, si je meurs pom' j cmon fort me semblera doux. Pel. C’est st J?' nitoutes les choses du monde, de n’êtrenipermanentes. Vaug. Plaignez mon triste & clUe Jqui me force à vous fuir. P. de Cl.
L 1 amour ne règle pas le fort d’une Princrfí e ’
La gloire d’obéir est tout ce qu on nous ^^enrk.
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Sort, ou Sortilège, c’est un prétendu niaient-
jette fur quelque choie par le ministère du ^t f"
tilegium , maleficium. Quand le peuple ne coW , 0)1la cause d’une maladie, il dit que c’est un A’'’jette fur lui. Si les chevaux, les moutons , ou j £ tebestiaux meurent, il dit que c’est un fort qn ^ r j|ité>fur l’écurie, fur le troupeau. Il attribue une ^ la
une grande abondance d’insectes, à quelqne/ 0 ' ,
malice d’un Sorcier. „
|CF Le mot fort, pris dans cette acception, ef ^ fi.comme synonyme de charme Sc d’enchanternl’Abbé Girard a marqué les nuances qui distinë £ |itmots. Le mot fort , dit-il, renferme particu n ^ f!1 pl’idée de quelque chose qui nuit ou qui trou sensson. Il marque , comme les deux autres, dan ^ Lelittéral, l’effet d’une opération prétendue ma^^oyer»peuple a cru, Sc croit encore qu 011 peut p-ss j-gjrdí®d’un fort, altérer le tempérament Sc la l 0 nst ,lS
tuême extravagant Sc furieux. Mais les gens d£ M
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