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Tome septieme. [PRO - TE.]
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grands admirateurs font la plupart de sottes gens.

Un sot trouve toujours un plus soc qui Eadmire.

Boil.

Ainfi qu en sots AuteursNotrestècle est fertile en focs Admirateurs.

Idem.

$ 3 T Le sot est automate, il est machine, il est relsort,le poids l’etnpotte, le fait mouvoir, le fait tourner,Sc toujours, Sc dans le même sens, Sc avec la mêmeégalité. U est uniforme, il ne se dément point : quil'a vu une fois, ì’n vu dans tous les instans Sc danstous les périodes de fa vie; c’est tout au plus le bœuf<3111 meugle, ou le merle qui siffle. Ce qui parole lemoins en lui, c’est son ame ; elle n’agit point, elle nes’exerce point, elle se repose.fj}C T Un sot , dit la Bruyere, est celui qui n’a pas mê-me ce qu il faut d’cípric pour être fat. Un fat estcelui que les sots croient un homme d’efprit. L ‘im-pertinent est uu/slC outré. Le stupide est un sot quine parle point, en cela plus supportable que le sotqui parle.

U parole que l’épithète de sot va plus à l’esprit,ôc celles de fat & d’impertinent aux manières. Maisle mot de sot renferme encore d’âutres idées. Il y amille façons d’ctre sot : on peut même 1 etre avec del’esprit. On est quelquefois sot avec de l'efpiit, maison ne l’est jamais avec du jugement. Rochef. Il 11’ya point de sots si incommodes que ceux qui ont del’cfprit.

Un sot savant est sot, plus qu un sot ignorant.

Mol.

AI' Quel que soit le sot, il ne sort jamais du ridicule;c’est ion caractère, Sc le don d’ennuyer est son lot.

tìrcr Cette épithète s’applique auisi aux choses qui lontfaites fans esprit & lans jugement. Ainsi l’on dit unsot dessein , une sotte entreprise. Un sot livre , unsot discours.

ft? On dit quelquefois une sotte affaire, pour dire ,une affaire fâcheuse, embarrassante.

J’ai ouï dire quelquefois un sot chemin, pour di-re, un mauvais chemin. Inepta via. Un sot temps.Ce qui est, à mon avis, une fort sotte expression.

Ce mot, selon Cujas & Heiníìus, vient du Syria-que sote , qui signifie fou. Mais selon Ménage, ilvient de Jlolto, dérivé de stolidus. Du Cange le dé-rive de foetus, qu’on a dit dans la baffe Latinité dansle même sens. Il vient plutôt du mot foti, qui dulangage Celtique ou Bas Breton, a paíïe tout pur ennotre langue , où l’on dit aussi sotoni pour signifiersottise.

On dit populairement, qu’un homme a fait le sot,quand il s’est engagé en quelque méchante affaire,&fur tout après avoir été averti. Stultè agere. C’est unsot à vingt - quatre carats. On dit qu’un homme setrouve tout sot, quand il a été attrapé, oli quandune affaire a manqué contre ses espérances. Vous êtesun sot en trois lettres, un sot respect de votre femme.Litterarum trium homo.

On dit tout couit, & par ellipse, dans là conversa-tion, quelque sot, pour dire, quelque sot le diroit ,quelque sot le feroit, quelque sot s'y fieroit. A c. Fr.

Sot, se dit proverbialement en ces phrases. Fatuus,sto-lidus. C’est un sot , il fera marié au village. On ditaulïì, sot, qui s’y fie; pour dire, il faut prendre sesprécautions.

SOT. Vieille préposition. Sous. Borel. Sus , subter.

Et sot le s reins & les épaules.

Il signifie auisi, il sut. R. d'Alexandre.

Vêtu comme François, & sot parler Fomans.

Borel.

SOTART. f. m. Viciw mot. Sot ou imbécille. Maroj.

SOT

SOTÈR & SOTERIA. C’est-à-dire, Conservateur, Con-servatrice. On trouve que ces noms croient souventdonnés aux Divinités, loríqu’on croyois leur etie redevable de fa conservation. On les donnoit parcicufièrement à Jupiter, à Diane & à Proíerpine. II y avoitchez les Grecs des Fctes appelées Sotéries, qui st■ C( qlébroient en actions de grâces, quand on éroit deiivrvde quelque péril. .

SOTÉRIES. f. f. pi. Terme d'Antiquité. Sacrifice qui Çfaisoit aux Dieux , en reconnoiílance de ce qu 1 >avoient conservé. Soteria. On a aullì donne ce iiomaux pièces de vers qui íe faifoient pour la merne n >& pour remercier un Dieu Conservateur. Orphee ele premier qui fit de ces Sotéries, si l’on en cioit ->caliger, Aster. L. III, c. 103. Nos Poètes Chrétiensappellent auisi Sotéries les pièces de vers Latins, quifont pour remercier Dieu , ou les Saints de les aV ?'íconservés en quelque occasion. Le P. Pétau ayant edélivré par l’intercdsion de Sainte Geneviève, <> ugrande maladie , fit à l’honneur de cette Sainte >belle pièce de vers que nous avons fous le notwSotérie. >

SOTHIACALE. adj. f. Période sothiacale. C’est l’ allslCecaniculaire. Voyez ce mot.

SOTHIS. f. m. Nom que les Egyptiens donnoient ai^ciennement à la constellation du grand Chien,app 1 ^Sirius. Sothìs. Ce fut le premier des Astres qu’ib a 0récent entte les étoiles fixes. Ils lui donnèrent in cnlle nom d ’I/ìs. Voyez Plutarque, D 1 Ifs & d’Ost lSl& Voisins, De ldolol. L. II, c. xxxix.

SOTIE. f. f. Vieux mot. Sottise, bêtise. Marot.SOTIE. C’est le nom qu’on donnoit autrefois aux fast ^qu’on représentoit en public. C’étoir un tilîu de •dineries & de nigauderies , qu’on compofoic eX P :pour faire rire. En un mot c’étoit ce que les L atlont appelé Mimes Sc Priapées. Les Soties ftiivi rCI ‘■de près les Mystères Sc Moralités des Frères estPassion. Tcus ceux qui ont traité du Théâtre, P at .,des Soties ; comme le P. Brumoi, Messieurs Paff a,t ’Monsieur de Beauchamps, &c. Il ne faut pas const* 1dre la Sotie avec les Sotéries , qui étoient des P lcCde vers pour remercier les Dieux de quelque favem »Sc que les Chrétiens ont auisi employées pour i' erncier Dieu Sc les Saints. ,

SOTOFORIN. f. m. Terme de Marine. Les Sotojo^'^font dans la construction d’une galère , des piece sbois qui croisent les courbatons, & qui servent alier Sc à les affermir.

SOTO VENTO , ou SOTTAVENTO. Les îles de So#vento , c’est-à-dire, les îles qui font fous le vent;fui£ infra ventum. Ces îles font celles des Antn f ’qui font le long des côtes de la terte ferme, dans Imérique méridionale. On en trouve les princip 3 'dans cer ordre , en avançant du levant au coucha' 1 *la Marguerite, la Tortuga, l’Urchilla, la Rocca, 1 1d’Aves, Bonayre, Curaçao & Oruba. Maty.SOTTEMENT, adv. Imprudemment , ridicule” 1 ^ ?impertinemment, fans esprit, mal-à-propos. è> tu *imprudenter , inepeè , infulse , temerè. Cet h<- m11 .^s’est ruiné sottement. Il a parlé sottement dans sts ^terrogatoires. La sagesse est sottement ingénie 1110rabattre le nombre des voluptés. Mont. Ne va po'sottement faire le généreux. Boil. Un billet doux ame la vertu de ces femmes sottement ícmpust uS. Evr. L’homme s’effraie sottement de ses pt°Pchimères. Boil. ^

SOTTEVAST. f. m. Bourg de France, dans la Noii liadie, Election de Valogne. N ,, H

$ 2 " SOTTISE, f. f. Ce mot désigne, 1 0 . le caractère d whomme qui est sot, comme quand on dit: hjostfdes pères est de croire leurs enfuis parfaits. Stultifatuitas , stoliditas. z°. Une action sotte Sc itnstst^nente : comme quand on dit qu’un homme rainouvelles sottises. 3 Des discours impertinens, co' me quand on dit : cet homme ne fait qne dire des /lises. Stultiloquium. On n’a jamais debite aesjottijavec tant de gravité. Les sottises qui echappen _Grands, font bien plus remarquables que dans e ^sonnes obscures. Bell. La sottise des Grands c