SOS
^RTIR. v. a. Terme de Palais, synonyme d’avoìr,obtenir. Du Latin , sortiri. Il se conjugue ainsi. Je sor-tiSi tu sortis ; il sortit : nous sor tisons , vous fortif-ia j ^sortissent. Il n’est d’uíage que dans quelques-U1 *sde les temps. Les Arrêts qui confirment une Sen-t£ P ce * portent qu’elleyômnz ion plein & entier effet,entens que cette clause sortisse ion plein & entier ef-soit exécutée, mise à exécution. Effectum fuumg4 0r p Hsonseqm.
*' í . tnstyle deNotaire, on dit qu’une somme de de-^“tssortira nature de propre , pour dire, que cer es-tera réputé propre départagé comme tel. Dans lesccntrats de mariage on stipule qu’une partie de la dotentrera en communauté, & le reste sortira nature deP r °pre, pour dire , demeurera propre à la femme &
aux liens.
An Sortir, adv. A l’iílue, au moment que l’on fort. A dexitum , in egressu , in discessu. On publie les criéesa,l sortir de la Messie Paroissiale. Pour trouver cet hom-*? £ > il le faut prendre au sortir da lit, à son lever, auJstir de table. Il faut attendre son Rapporteur auJortir del’Audience. Au sortir de chez moi, il retour-couronné de Heurs, chantant parles rues. Abl.s 1 sortir dun embarras, il s’est jeté dans un autre.y: u sortir dune maladie, il faut vivre sobrement. Aus rt s de-ià, c’est-à-dire, incontinent après. Au sortire l hiver, de la guerre; au sortir de confesse ; ausortirc ' u bois; ausortir du vaisseau. Au sortir du Collège,°nla misà l’Académie. Ausortir de l’enfance-or tir , se dit proverbialement en ces phrases. Ce quie >itre par une oreille , sort par l’autre, quand on ne faitP as réflexion fur une chose, qu’on ne s’en "Veut pas*ouvenir. Nephgenter audire , per transennam audire ,attendere. La faim fait sortir le loup hors du bois,c ’est-à-dire la nécessité contraint à travailler. On est sagesortir d’un plaids. Il est bien temps de fermer l’éta-"ìc , quand les chevaux en font sortis, se dit des re-cedes inutiles, & qui viennent trop tard. On dit queon tssorti de Page, pour dire, qu’on n’est plus enujetion, qu’on est devenu maître de fa personne. Onit d un importun, que si on le fait sortirpta la porte,i rentrera par les fenêtres. On dit proverbialement ScSûrement, faire sortir quelqu’un hors des gonds,P°ur dire, l e mettre tellement en colère, qu’il soit, hûrs à lui-même.
s' TlR > signifioit autrefois, s’unir, s’alsortir. Gloss.surMarot.
TOIS.
SOT
787
m. Vieux mot. Voye\ Servan-
5 0 8 .
^08. Petite ville de srance dans le Bas-Armagnac, Élec-Úon d’Astarac.
Ò( ^SIE. f. f. Écorce d’arbre, foie & coton, que les An-gl°ìs apportent des Indes orientales.
^SlPATRE. f. m. Nom propre d homme. Sofipater ,Sopater. Saint Sofipítre , que S. Luc appelle aussi So-Pstrej Act. xx. 4, étoit parent & disciple de S. Paul,*10/77. xvi. 21. Les Grecs font la fête de SûntSofipâtre,c °ujointement avec celle de Saint Jason , le 29 Avril ;^ quelques-uns de leurs Ménologcsla mettent encore^ U A7 C . Sc au 28 e . Ils font Sofipâtre Evêque d’Icone.AtLLET » 12<: * d e Juillet.
oIPOLlS. f. m. Dieu des Éléens. Sofipolis. Les Éléens^ e P L 'esentoient Sospolis fous la figure d’un enfant vêtuu Une robe semée d’étoilcs, & tenant d’une main une? 0rn e d’abondance. Sa Prêtresse lui sacrifioit la tête &e visage couverts d’un voile blanc. Elle feule entróituans son Temple. On donnoit à ce Dieu le nom de So-Apolis, parce que les Éléens croyoient qu’il avoir sauvéeu t ville des mains des Arcadiens.
SOS\V eilìot: vient de««f»,/e fauve, Sc »»as, ville.j^ALHEUTA. f. f. Terme de la Coutume de Béarn.
Enlevée, restitution des choses saisies, en donnanttlQ n. Redditio , rcftìtutio rei per Judicissententiamf- a Malheuta est la main levée.
MALSEUTA. Dans le For de Béarn, c’est dépôt. De-
Postum.
Terne VIL
SOMMÉ. Dans la Coutume de Béarn, c’est la mêmechoie que Sommé. Voyez ce mot.
SOSNA, SCOSNA. Nom d’une rivière de la Moscovie.Sosna , anciennement Hyrgis. Elle coule dans l’O-craina, entre la Donice & le Don, dans lequel elle sedécharge. Maty.
SOSPELLO. Nom d’une petite ville des Etats de Savoie.Sospitalium. Elle est capitale d’un des quatre Vicariatsdu Comté de Nice, & située fur la rivière de Bevera,à deux ou trois lieues de Monaco, vers le nord. Maty.
SAINT SOSPIR, autrement Sant-Ospitio. Nom d’unfort avec un petit village & un port. Arx Sancti Hos-pitii. Il est dans le Comté de Nice, à une lieue dela ville de ce nom, & à demi-lieue, au levant deVillefranche. Quelques Géographes prennent le portde Sant-Ospitio pour le Portus Anonis des Anciens,
& d’autres pour leur Olivula Portus. 11 y en a pourtantqui croient que ce dernier port est celui de Villefran-che; & que le premier est la baie de Malo située unpeu à l’orient de S. Sospir. Le fort de S. Sospir a étébâti par Victor Amédée, Duc de Savoie. Les Françoiss’en rendirent maîtres en 1691. Voye\ Sospis.
SOSPIS.s. m. Nom d homme. Hospitius • S. Hospice quel’on appelle communément S. Sospis, sut reclus à Niceen Provence. S. Sospis mourut le 21 e . de Mai de Pan581. Voye\ le P. Papebroch, & la vie de ce Saint.Act. Sanet. Maii ,T. IV, p. 40, & fuiv. On dit aussiSospir, d’où vient S. Sospir, nom de ville.
SOSPITA. í. f. Terme d’Antiquaire. Mot latin qui signi-fie Conservatrice. C’étoit une épithète que l’on don-noit à Junon. Junon Sospita étoit adorée particulière-rement à Lanuvium , où elle avoir un Temple Sc unestatue, qui la représentoit couverte d’une peau dechèvre, avec un petit bouclier Sc des souliers recour-bés. Les Romains entrèrent en société de culte avecles Lanuviens, & quand on leur donna le nom de Bour-geoisie Romaine, ce fut à condition que le Temple Scle bois sacré à Junon Sospita seroit communs à eux Scaux Romains. Dans la fuite un C. Cornélius bâtit unTemple à Junon Sospita à Rome dans le marché auxherbes. Les Magistrats alloienty faire un sacrifice avantque d’entrer en charge. Voye^ Cicéron, L.l.De Nat.Deor. c. xxix, ou n. 83. L. I. De Divin n. 4. ProMurund , n. 30, Tite-Live, L. VII, c. XIV. L. XXXII.c. xxx. L. XXXIV, c. lu. Rosin, Antiq. Rom. L. II,c. VI.
SOSSAVIE. Nom d’une contrée de la Prusie Ducale.Sojsavia. Elle est dans laPoméranie, vers les confinsde Ta Gallindie, Sc du Palatinat de Polskow , en Po-logne. Soldaw, Gilgenburg & Neidemburg, en fontles bourgs principaux. Maty.
S’OST. Vieux mot fait par contraction, pour son armée.Borel. Ejus , ou suus exercitus.
SOSTRATE. f. m. jeune homme de la ville de Palée enAchaïe, que l’on dit avoir été l’ami d’Hercule. Aprèsfa mort, le Héros qui vivoit encore , lui fit élever untombeau, Sc se coupa les cheveux sur sa sépulture.Les ‘habitans du lieu rendoient tous les ans des hon-neurs à Sostrate , comme à un Héros, au rapport dePausanias.
Sostrate de Sicyone, célèbre Pancratiaste , que l’onsurnommoit Acrocheríite, parce qu’il tenoit les mainsde ses antagonistes si serrées entre les siennes, qu’illeur écrafoit les doigts, & les obligecit à lui céder lavictoire. Il fut couronné douze fois, tant aux JeuxNéméens, qu’aux Jeux Mimiques; deux fois auxJeux Pythiques, & trois fois aux Olympiques. Aprèsfa mort, il eut une statue à Olympie.
SOSUNG. Ville de la Chine, dans la province deKiagnan, au département de Ganking, dixième Mé-tropole de la province.
SOT.
gCT SOT, SOTTE. adj. souvent employé substantive-ment. Qui est sans esprit, particulièrement sans juge-ment. Stultus , infulsus. C’est un sot homme. Unesotte femme. Un sot animal. Une sotte bête, un très-sot personnage. Stultissima persona. C’est un sot. Les
Ggggg ij