7 po SOU
vant par la Bavière , au sud par le TiroI 8c par Ia Suisse ,au couchant par l'Alface , ct au nord par le Palatinatdu Rhin Sc par la Franconie. L'étendue de la Suabedu sud au nord, depuis le Tirol, julqu’au Marquisatd’Anspach , eít environ de quarante-deux lieues, &celle du couchant au levant, depuis le pont de Stras-bourg, jusqu’à la ville d’Augsbourg, est de cinquante-deux lieues. La Suabc est baignée pat le Rhin, le Da-nube, le Neckre, l'Ister, le Leck, Sc plusieurs autresrivières. L’air y est aster tempéré, Sc le terroir,quoi-que chargé en plusieurs endroits de montagnes Sc deforêts, ne aille pas d’être fort fertile en grains, en pâ-turages , &1 même en vins vers le midi. On y trouvequelques mines, des fontaines salées, Sc des bains re-nommés. Mais cc qui montre mieux qu’aucune autrechose la bonté de cette province, est le grand nombrede ses Souverainetés. On y compte deux Evêchés ,vingt-deux Abbayes, un Duché, quatre Principautés,trois Marquisats, une Commanderie des ChevaliersTeutoniques, dix-sept Comtés, & trente-deux villesImpériales. On divise la Suabe en deux parties , laSuabe Autrichienne, Sc la Suabe Impériale.
La. Suabe Autrichienne comprend plusieurs pays dis-persés dans la Suabe. Suevi a Auflriaca. Le Marquisatde Burgaw, les Comtés de Brégentz, de Sonneberg ,Feldkirk Sc d'Hohenbcrg , le Bailliage d'Horben, leLandgraviat de Nellenbourg, les quatre villes Fores-tières, le Brisgaw, l’Ornaw, & quelques autres paysde peu d’importance. Tous ces pays ensemble portentle nom de Suabe Autrichienne , parce qu’ils appar-tiennent en propre à la Maison d’Autriche , Sc qu’ilsfont de la Régence du Tirol, Sc compris dans le Cer-cle d’Autriche.
Le Cercle de Suabe , ou la Suabe Impériale. Sue-vicus Circulus , Suevia Imperialis. Ce Cercle com-prend tous les Etats de la Suabe , qui relèvent immé-diatement de l’Empire, Sc qui font divisés en Suabeinférieure, ou en-deçà du Danube, Sc en Suabe supé-rieure , ou au-delà du Danube ; la première est au nordde ce fleuve, & la dernière au sud. Ce Cercle enfer-me les Evêchés de Constance, d’Augsbourg, l’Abbayede Kempten,& un grand nombre d’autres moins con-sidérables; la Commanderie d’Alschausen, le Duchéde Wurtemberg, les Marquisats de Bade-Baden, deBade-Dourlach Sc d’Hoeberg, les Comtés de Hohen-zollern, de Furstenberg, d’Aversberg, d’CEtingen, deSults, de Montfort, de Wissenstein, de I.upfen, deWaldbourg , de Konigfeck , de Mundelheim , d’E-berstéin, d’Hohen Gerolseck , de Fugger, dc Graffe-neck, d’Hohel Embs, de Recheberg, de Justingen Scde Traun ; & les villes Impériales d’Augsbourg, d’Ulm,d’Estingen , de Reutlingen, de Nordlingen, d’Hall,d’Uberlingen, de Rotweil, d’Hailbron, de Gemund,de Memmingen, de Lindtrw , de Dunkelspiel, de Bi-berac, de Ravensbourg, de Kempten, de Kaufburen,de Weil, de Wangen.,d’Isijy, de Leukirk, de Wimf-fen, de Giengèn, de Pfullendorf, d’Aalen, de Bop-fingen, de Buchaw , de Buchorn, d’Ostenbourg, deGengenbach, de Zell Sc de Constance; celle deScha-fouse, & l’Evêché de Coire croient autrefois de ceCercle , dont les Directeurs font l’Evêque de Cons-tance & le Duc de Wurtemberg. Mat y.
SOUABRE. s. m. Terme de Marine. Faubert, Vadrouille.Çe ,'mot n’est en usage qu’en Normandie, & il y acoure apparence qu’il a été pris du mot Hollandoissuabber , qui signifie la . même chose. Ailleurs on dit' Faubert. Voyez ce mot.
SOUAGUZEZ. Toiles de coton qui viennent des IndesOrientales.
SOU ANE. Voye% Suane.
SOVANDí Capo SovANO. C’est un cap du Royaumede Naples.. Sovanum promontorium anciennementLampetes , ou Lametum promontorium. Il est dans laCalante ultérieure y aux confins de la citérieure, & àl’entrée du golfe de Sainte Eufémie. Mat y.
SOVANTE. f. m. Vieux mot.. Echanson. Borel. Pin-cerna , Pocillator.
SQU ASTRE. Bourg de France , dans l’Artois, au Bail-liage d’Arrat.
SOU
SOUBANDAGE , SOU BANDE, Sc autres mots com-poíés de la préposition fous. Voyez-les âpres Sous.Subcingulum , Scc. . .
SOUBARDIERS. f. w. pi. Terme d’Ardoisier. Princi-paux étais qui soutienncntla machine avec laqucneon tire hors des pierrières les malles dc pierre à lattede l’ardoiíè.
(■CT SOUBDAR. f. m. Terme de relation. On donne
ce nom dans 1 Indonstan aux Gouverneurs particuliers
des provinces compriíes dans une Nababie, ou ->oumises à un Nabab, ou Vice-Roi. Vcye\ Nabab.Les Nababs diípoíent, avec l’agrément de la Cour ,de tous les Gouvernemens subalternes, gouverneschacun par un Soubdar. Hift. de la dern. R íV ° tcdes Ind. orient, iy57. Dans l’étendue de leurs provinces ces Soubdar s íont de petits Souverains. 1 ° ^les ans ils font obligés de fournir un certain contingent de troupes , Sc de payer le Cazena ou Triaux Nababs. Id. ,<
SOUBISE. Nom d’une petite ville avec titre de Due e-Sobifia , Sobifkum. Elle est dans la Saintonge ence, tur la Charente, à cinq lieues de la Roche >vers le midi. Mat y. .
SOUBREDENT. f. f. C’est la même chose qne^dent. Dent qui vient hors de rang fur une autre,entre deux autres dents. Martin Guerre avoir £*cf lubredents à la mâchoire de dessus. Jean deRapporteur du procès , p. 61. Ce mot Toulon â ,a été adopte par V Auteur peu célèbre des Caules clèbres. T. I. p. 22 & 34. s, \
SOUBRESAUT, f. m. Saut subit, inopinécontre-temps. Subfultus , suc cusus intemp e f lV ,Un carrosse rude donne des soubresauts. Un tval vif fait des soubresauts. [On le dit souventsauts imprévus que fait le cheval pour se dérobedestous le cavalier. • t
Ce mot vient de supra Sc salio. Nicod.croit qu’on a dit soubresaut pour souplesaut : ce %est confirmé par Toineau Arbeau dans Ion Otch^graphie, parce qu’il arrive souvent qu’ensouple-íauts, on fait une chute qu’on nomme Jbresaut.
íst On dit figurément Sc familièrement qu’un bm 31a eu un furieux soubresaut, qu’on lui a d°nn cterribles soubresauts , pour dire qu’il a eu bie n ^courre-temps, qu’il a efluyé bien des traversquelles il ne s’attendoit pas dans la pourluite »astaire. -A
SOUBRETTE, f. f. Petite servante. On appel*. 6 ^par mépris une femme de chambre, ou une sin v p ( ,Ccmot emporte l’idéc d’une femme intrigante- *,disséqua. Les galans pour réuísir auprès de len fSttestes gagnent les soubrettes. , iSl
|CT Dans nos Comédies on appelle rôles dcso^ retles rôles de suivantes. 0 \y
SOUBREVESTE. Voye T Sobreveste qui est 0
usité.
SOUBS. Tant pour ce mot que pour tous ceu* ^yyfont composés, Voye\ Sous. Soubs est m iegraphe surannée. . r Je
SOUCHA. f. f. Crépon de foie de la Chine taybleu. 50U'
SOUCHAGE. f. m. Terme de Coutume. Foy e %che , c’est la même chose
SOUCHE, s. s. Bas du tronc d’un arbre q t"
de terre , Sc qui tient aux racines. Stipes , ^
Quand on a abattu la haute futaie, les í° uC ^poussent. Il y en avoir plusieurs aunes fur cette ^Isisouche. Il faut quelquefois reséper les souches•veau sur souche. oíss 1 ’ 1 *
| r sT Souche de vigne. Terme d’Agriculture, U 11de pied, sep.
cui-
$ 5 * On dit figurément & familièrement, qu’unest une souche , une vraie souche , pour diteTruncus , stipes. y e , SC
Souche , le dit quelquefois du tronc de vaches-de ce qui est depuis la racine jusqu’aux b ^ t , j|Truncus. On a compté les arbres de cette j^eîy a tant de grosses & tant de petites so'> !( s
1n e