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Jouer, poui marquer l’action des porcs qui couvrentles truies. Corgrave n’a pas oublié ce mot dans ionDictionnaire.
SOUESME. Bourg de France dans le Berri, diocèse deBourges j élection de Romorantin.
SOUFFERT, part. Corneille a dit des mau xsoufferts.Quand j'aurai vengé Rome des maux souffert s. L’eí-prit de notre langue ne permet guère ces participes.Nous ne pouvons dire des maux fouffercs , commeon dit des maux passés. Soufferts suppose par quel-qu’un , les maux qu’elle a Joufferts. U seroit à sou-haiter , dit Voltaire , que cet exemple de Corneilleeûr fait une règle. La langue y gagnerait une marcheplus rapide,
SOUFFERTE. f. f. Droit qu’un Seigneur exige pourpermettre aune personne franche ou libre, déposséderun héritage servile , ou mainmortable. Voye% Colletsur les Statuts de Savoie pour le pays de Bresse, L. 111 .p. coL i.
SOUFFIRE. v. n. Se disoit autrefois pour suffire, êtresuffisant. Sufficere , fatis effe. Pathelin.
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les vents. Flare , spirare. Le vent du midi de-
puis huit jours. La bise fouffloic dans nos voiles >soufflait de côté. Aucun vent ne soufflait, d y av0 ! tun grand calme. Un vent de bise fouffioic dans le vl "sage. Abl. Les vents d’eíl, qui jouffloient de honfrais, nous tirèrent entìn des parages dangereux. Fr*'zier , p. y. , '
C’est quelquefois respirer avec effort, en pariand es hommes & des animaux. AEgrè spiritum ducere.Quand cet homme a couru, quand n a travaille , isouffle beaucoup, il souffle comme un bœuf.cheval est pondis, W souffle. Ilia traha , ducit-Souffler, íe dit absolument de ceux qui exercentopérations de Chimie , mais fur tout en nrauvaipart, de ceux qui cherchent la Pierre Philosopha e.C’est un homme qui souffle il y a dix ans ; ìla ntangftout son bien à souffler. Il s’amuse à souffler , & 1ruine. Abl. Bona dilapidat omnia pro lapi**; 'Amant a sait le mot de souffler actif en ce .mais en cela il ne doit pas être imité. Il adit Jouis 1la Chimie. Opus Chymicum exercere , tractare •
• Voire, mais souffira ceci ,
Pour bien fourrer toute fa robe. Borel.
SOUFFISANCE. s. f. Vieux mot. Suffisance. Contente-ment de ce qu’on possède , selon l’épigramme qui estsur les degrés de la grande salle du Palais , fous laniche où étoit la statue d’Enguerrand de Marigni, quifut ôtée, ayant été pendu injustement, selon Bon-fons, au gibet de Montfaucon , qu’il avoir fait bâtir.L'inscription est telle.
Chacun soit content deses biens,
Qui n a soudìlance, il n a rien. Borel.
SOUFFLAGE, s. m. Terme de Marine. C’est la partiedu vaisseau qui a été renHée, ou le bois qu’on ajouteau vaisseau par dehors, vers la flottaison, pour lui fairemieux porter la voile. Navis contabulatio externa.Soufflage vif, c’est quand on souffle sut les mem-bres du vaisseau, au lieu de souffler sur le bordage.Aubin.
Soufflage, s. m. L’art de souffler le verre. On le ditaussi de l’action du paraillonier qui le souffle.
fpT SOUFFLE, s. m. Vent que l’on fait en poussant delait par la bouche avec violence. Spiritus, sufflatus.11 vous renverserait d’un souffle. Uno spiritu difflare.
$CT On le dit quelquefois de la simple respiration,comme quand on dit d’un homme extrêmement soi-ble , il n’a qu’un souffle de vie.
Off Souffle, se dit encore dune médiocre agitationde l’air causée par le vent, comme quand on dit. Ilnesait pas un souffle de vent. Silent venti.
On ríentendoìt souffle, ni vent ,
Du couchant au levant.
C’est-à-dire, tout étoit calme.
Souffle, se dit quel luefois de la simple haleine , ourespiration qui est un vent pressé par les poumons,que les animaux exhalent par le nez & la bouche, pourconserver leur vie. Halitus , spiritus, respiratio. Cemalade est si foible, qu’on le pourrait renverser d’unJouffie. 11 n’a point perdu connoissance jusqu’au der-nier souffle de sa vie. Plusieurs Philosophes on dit quelame n’etoit qu’un souffle léger.
Souffle. En Artillerie, la compression de l’air, causéepar le mouvement du bouler lorsqu’il sort du canon ,c’est ce qu’on appelle le souffle de la pièce. Aëris com-preffìo. Quelquefois 1? souffle abbat une partie desembrasures de la muraille.
<SL/ SOUFFLER, v. n. Faire du vent en pouffant l’airpar la bouche avec force. Flare , suffi ire. Soufflerdans ses doigts. Sou ffler au visage de quelqu’un. Souf-fler sur un meuble pour en ôter la Doulsièrc.
$3" On le dit de même de tour ce nii pousse l’air avecforce, & de l’agitation naturelle de l’air , qui cause I
Tu n’es point de ces Curieux , . .
Qui mettent en tableaux d’immenses patries 101 ’ 1 3De bâtir , de souffler, f amour pernicieux , lN e t’a pas dépouillé du bien de tes ayeux • S £íI
Souffler est aussi actif, soufflerie feu, souffla^le feu pour l’allumer. Ignem excitare folle.
$3* Souffler une chandelle, souffler sur lapour l’éteindte. Halitu extinguere. Souffler lafrère. Du style de Boucherie ,souffler un k® . j f}veau, un mouton .• souffler entre la chair I eC p t , r -afin d’en séparer plus aisément la peau. Souffla ^gue, donner du vent aux tuyaux des orgues p amoyen des soufflets.
Souffler le poil à un lièvre, se dir en termes de C W •d’un chien qui est tout pies d atnapptr le lièvre,le manque. Insequi. Et cn débauche, on dit fl U j eShomm esouffle bien ; pour dire, qu’il avale de g ta)1rasades. Perpotare , exhaurire ad ultimam guttis ^Souffler au poil, en termes de manège, se dit l° rcheval ayant une enclouûrc, la matière ou h U.,couse entre la corne & Je petit pied, a gagne R r& paraît à la couronne. Pilum excedere , corr ff. c ,On dit aussi que la chût souffle sur la fourchesquand il vient un bouillon ou excroissance decha 1la fourchette du cheval quiie fait boiter. \ t
Souffler, en termes de Marine , signifie, renfort ^bordage d’un vaisseau par de nouvelles planche* »ceintes pour le faire mieux résister au canon Lc aux Lde mer Nova contabulatione navem extenùs rnf ^latera navis inflare. Ce vaisseau de guerre a ctej 0 ^de trois pouces. ^
Souffler un canon, c’est le tirer avec de la poudre» Fle nettoyer. Tormentum bellicum displodere ud ugendum. ç -j.
Souffler, sedit figurément en choses morales, &fie, ouvrir la bouche pour faire des plaintes, ^ e p^ n cer es, des remontrances, murmurer, gronder. Ce U ^tient tellement ces sujets en crainte, en sujétion , fl , f{n’oseroient pas seulement souffler, ni dire le nl01 , jpmot. Ne hiscere quidem auderent. Il saut qu’il ait jj,berté de me faire tout ce qu’il lui plaît, sans q ue lsouffler. Il n’est point du style noble dans ccsep*L .Souffler , signifie aussi, insinuer dans l’esprit, 10persuader de méchantes choses. Persuadere 3 ainstillare. Les Grands ont toujours auprès d eUX |ltt ígens qui leur soufflent aux oreilles des calomnies cìeurs fideles sujets. On lui a persuadé de faire cettnation , à force de lui souffler aux oreilles. IJ fles Etars !k dans les familles des boutefeuxla dissension, la discorde.
Qui vous a pu souffler une telle folie- Boil.
Souffler , se ditau/si pour suggérer, remettre
chose dans la mémoire, répéter à demi bas à ^ laqui parle en public, les endroits de íbn discod ts