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Tome septieme. [PRO - TE.]
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mémoire lui manque, Òc où il hélice . Suggerere 3 ad-monere , in memoriam revocare. Ceux qui parlent enpublic loue prudemment d’avoir quelqu’un qui leursouffle, qui leur suggère ce qu’ils ont à dire. Souffler lePrédicateur. 11 souffle les Comédiens. Si vous souffle^íìhautj on ne m entendra pas. Rac.

En ceíens, on dit qu’ily a des gens qui soufflent leDtvir, qui instruisent légèrement un Officier Récipien-daire, dequeiqu.es lieux communs, ou des objectionsqu on leur peut faire íur la Loi qui leur a été propotéepour y répondre, comme s’ils éroient derrière lui,pour lui suggérer ce qu il auroit à dire. Suggerere , ins-truere.

Souffler un exploit, une signification, se dit au Palais,des exploits faux, qui n’ont point effectivement étédonnésaux parties, ni à leurs personnes, ni à leur do-micile, ou celui de leurs Procureurs. On lui a soufflécet exploit ; il a été donné fous la cheminée. Dicamsupponere , imponere.

Souffler, ôter ^enlever un droit à quelqu’un, l’empê-cher d'en jouir. LeNotaireque Gil Blas alla avertir dela part du Licencie Sédillo, demanda quel MédecinVoyoit ce Chanoine. Je lui répondis , dit Gil Blas,que c’etoit le Docteur Sangrado. A ce nom , prenantbrusquement son manteau Sc son chapeau : vive Dieu,s’ecria-t-il, partons donc en diligence; car ce Docteurest si expeditis, qu’il ne donne pas le temps à ses mala-des d’appeler des Notaires. Cet homme-là m’a biensoufflé des testamens. Hífl. de Gil Blas de Santillane,T. I, p . 156,157.

On dit dans le mèrnesens fflouffler'k quelqu’un unEmploi , une Charge, &c. pour dire, lui enleverUn Emploi, une Charge, à quoi-il s’attendoit. Aufer-te. Cette fine plaisanterie a été mise en vers par M.Aviffe, dans fa Comédie de la Gouvernante , Act. II.Sc. vi, où Frontin, en rendant compte de la commis-sion qu’on lui avoit donnée, d’aller avertir le Notaire& le Médecin, dit de celui-ci:

A peine je le nomme ;

Que comme un effares vous aurie\ vu mon homme *Courir de tous cotés , 6’ le visage en feu , *le Notaire.Endossantson manteau } s’écrier: Têtehleu !

artons vue ; jesai comme il les expédie :

Ennemi d’un Notaire , autant que de la vie ;

C n malade avec lui n a pas beaucoup de temps.

Cet homme-là ma bien souftlé des teflamens.

n n’y a rien à changer dans ce .dernier vers ; il étoittout lait dans Gil blas.

On ditauffi familièrement, si vous n’avez rien de pluschaud, vous n’avez que faire de souffler ; pour dire ,vous vous flatez en vain de cette espérance. Incassumhâc spe gloriaris. On ditauffi, il croit qu’il n’y a qu’àsouffler Sc remuer les doigts ; pour dire, il croit que lachoie est aisée , & cçpendant elle est fort diffi-cile.

Figurément, & en termes de l’Ecriture, on dit que* e S. Esprit souffle où il veut, pour dire, que Dieucommunique ses grâces à qui il lui plaît. AcadÉm.- Eranç.

^ffler, sc dit des légers efforts qui suffisent pour dé-duire des taisons, desdiícours, des ouvrages vains &sinis solidité. Flatu disjicere. Ce Prélat pouvoit-il sednelTer un plus magnifique triomphe; Malheureuse-ment iln’est établi sur aucun fondement; ou plutôt ilsondé que sur l’audace du mensonge : on souffleellus, & il s’en va en fumée; la vérité se montre, &c fait retomber en honte Sc en confusion sur celui quiav °it élevé. Lettre Anonyme,ffler, se dit au ieu de Dames, quand on prend une^me à son adversaire, parce qu’il a négligé d’en pren-

S 0o e Ull equi étoit en prise.

le verre, souffler une glace. C’est avec une sellep canne de fer qu’on trempe dans le verre liquide, env^metenle soufflant avec la bouche, les différons ou-a Ses qni f e f ont Jans j cs verreries Sc dans les manufac-

Sou UreSdesgl ‘ lces ’

f Fler, terme d’Emailleur. Les Emaílleurs disentTome VII.

SOU 79?

sluìÏi, souffler l’émail, en faire en le soufflant avec unpetit tuyau de verre, cet émail creux qu’on nomme dujais.

Souffler, fe dit proverbialement en ces phrases. Cethomme souffle le froid & le chaud d’une même bouche,pour dire, il prouve le vrai Ôc le faux; il est pour &: con-tre une même personne; il en dit du bien 6c du mal; iljoue les deux. Eodem ore vera & mendacia spirare. Ondit aulli, qu’un homme a soufflé le pion à un autre;pour dire , qu il lui a enlevé une affaire qu’il croyoitlaite. On dit auilì d’un dormeur qui ronfle avec vio-lence , qu’il souffle des pois.

SOUFFLÉ, ÉÈ. part.

SOUFFLÉ, f. m. Les Officiers de bouche, & Confiseursappellentdu lucre cmtksoufflé 3 lorsqu’on trempe uneécumoire dedans, Sc qu’après Ravoir retirée , lorsqu’onsouffle au travers, il s’envole en l’aìr par feuilles sè-ches. Ils’envolede même, lorsqu’on retire une spatulequ’on a trempée, & qu’on la secoue fortement dansl’air. Le soufflé eh le troisième degré de cuisson qu’ondonne au sucre. Les Maflèpins communs se font avecdu sucre cuit à soufflé. La plupart des conserves lefont auffi avec du sucre cuit à souffle.

SOUFFLERIE, s. f. Exercice de Chimie, qui ne se ditqu’odieuscment deces fous qui cherchent la pierre Phi-lolophale. Exercitatio chimica. Cet homme est unedupe qu’on a mis dans la soufflerie. Ce mot n’est pasreçu.

Soufflerie , sc dit auffi de Faction des soufflets d’une or-gue, & du heu où ils sont posés. Follium apparatus.Le devant du sommier d’une orgue reçoit le vent dela soufflerie. La soufflerie de l’orgue est tantôt derrière,tantôt à côté, tantôt au-deffous.

SOUFFLET, f. m. Instrument qui sert à souffler en tirantle vent, depuis en le comprimant pour le faire sortirpar un trou étroit avec violence. Follis. Un soufflet do-mestique, un soufflet de Maréchal, un soufflet d’Email-leur. Les soufflets des forges de fer se meuvent par desmoulins. Follis fabrilis. II y a auisi des pompes quiagi flent pat le moyen des soufflets. Lessoufflcts des or-gues ont six pieds de long fur quatre de largedont cha-cun doit avoir des lunettes de quatre pouces, afin quela soupape s’ouvre aisément. II doit y avoir auffi unesoupape au mufle áessoufflets, afin qu’ils réemprun-tent point de vent l’un de Fautre.

Il y a des soufflets en triangle, qui ne se lèvent qued’un côté. Triangularis follis. U y en a d’autres à lan-terne , qui fe lèvent également de deux côtés, Sc de-meurent parallèles à Rais inférieur, enlorte qu’ils re-présentent une lanterne de papier. Il sautdu moins qua-tre soufflets pour fournir le vent à une orgue de 16pieds, & six, quand il y a un positif, chacun chargéd’un poids de 16 livres. Les plis des soufflets fe font deplusieurs petits ais de bois fort minces fur lesquels oncolle le cuir. L'Auteur d’un Livre intitulé, La Méca-nique du Feu , ou l' Art d’en augmenter les e ffets , oud’en diminuer la dépense , a inventé une espèce desoufflet qui augmente beaucoup la chaleur dans unechambre.

Soufflet , est auffi une espèce de voiture ou de chaiseroulante sur deux roues, Sc fort légère, où il n’y a placeque pour une ou deux personnes, dont le dessus & lededans font de cuir, ou de toile cirée, qui se lèvent && se plient comme un sou fflet, pendant le beau temps,ôc qui s’étendent pour défendre de la pluie. Carrucaminor ad modum follis.

SOUFFLET, est aussi un coup donné du plat, ou du re-vers de la main fur la joue. Alapa , colaphus. Un souf-flet th un affront qu’un Gentilhomme ne peut digérer.L esoufflet est tres-injurieux, & tienne peut déshono-rer davantage un honnête homme. Le Mait.

Tu sais comme un soufflet touche un homme deetturj

Ce n’efi que dans lesang qu’on lave un tel outrage.

Corn.'

On dit, il lui a donné un soufflet avec sà pantoufleavec un livre; pour dire, il lui adonné sur la joue. Onlui a donné deux soufflets , l’aller Sc le venir. Tu me

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