sou
ppint j qu’on expose à toutes fortes dc fatigues. Ce ]valet est 1 t souffrt-douleur de la maison. Ce termeRapplique de même à un cheval* & à quelques meu-bles.
SOUFFRETÉ. f. 5. Vieux mot. Disette , pauvreté: ilvient de souffrir. Borel. Penuria , paupertas ,egeftas.SOUFFRETEUX, EUSE. adj. Qui souffre beaucoup depeine 8c de nécelïìté. AErumnosus, calamitosus. Il lautavoir compassion des pauvres souffreteux , qui ontfroid, qui ont faim , ctc. II vieillit. Il ne le dit plusqu’en style plaisant. RÉfl. Un pauvre sou ffreteux seplaint là-bas. Font, Cependant il y a quelques gensqur croient que fr on emploie ce mot avec jugement,il pourroit encore palier dans le beau style, commeen cet exemple : ils languiront toute leur vie, pauvres,Jciuffreteux , méprisés. Pat. Mais j‘ai de la peine àcroire qu’on le souffre aujourd’hui.
S JUFFRÊTTE. s. f. Vieux mot. Pauvreté , disette deschoses les plus nécessaires. Gloff. fur Maroc.SOUFFRIERES. Foyei Solfatara.
OUFF RIR. v. a. Je souffre. Je souffrois. Je souffris.
J ai souffert. Je souffrirai. Endurer de la douleur, dumal, ou quelque incommodité considérable. Ferre ,perferre , sustinere , pati. Dieu a condamné la femme^souffrir les douleurs de l’enfantement pour la peinedc fa désobéissance. Ceux qui ont la goutte, la pierre,souffrent cruellement. Les Martyrs ont souffert conf-lamment la mort 8c les plus cruels supplices, pour ladefense de l’Evangile. Souffrir la faim 8c la soif. LaPhilosophie nous apprend à souffririez maux. S. Evr.On souffre moins, quand on se résoud à souffrir debonne grâce, que quand on fait effort pour se délivrerd un mal qu’il faut néceduirement endurer. M. Scud.La cessation de la douleur est la félicité de ceux quisouffrent. S. Evr. Pour conduire les peuples à la ser-vitude , on leur fait un devoir de tout souffrir sansmurmure & fans résistance. Ben.
On dit, souffrir du pied, souffrir dc la tête , pourdite, sentir de la douleur au pied, à la tête ; 8c souf-frir de.quelqu’un, pour dire, endurer de lui des cho-es qui déplaisent. Dans ces phrases il s’emploie neu-tralement.
Souffrir, signifie encore recevoir du dommage, sup-porter la perte, les frais. Quand on veut s’accommo-- er J! n Quelque lieu, il ne faut pas que le voisin enJoujfre • il faut payer les dommages 8c intérêts qu’ilcn pourra souffrir.
Ce mot vient de sufferre. Nicod.
°uffrir } s e dit aussi'des choses qui peinent, qui in-commodent, qui fatiguent. Sollicitudinem , molestiamffferre, tolerare. Les vuesfoiblesne sauroient souffrirU grande lumière ; une poitrine délicate, de gtos ali-î1ne m. Dans les tourmens où je fuis, il me setoit plusj a *fé d’endurer la mort, que de souffrir la vie. Voit.°uffrir , se dit en un sens moins etendu , en parlantce qui déplaît, de ce qui incommode, qui gêne ouait quelque peine aux sens, ou à l’efprit. Torquere ,0° n torquere , urgere , angere. Je ne puis souffrir ctJuchant Orateur, cette méchante musique, la duretée ces vers, c’est-à-dire, les entendre patiemment, &n ^ tie ch °q ué - L a délicatesse de notre siècle ne•1° u ffre pas qu’un Poëte se donne les même libertésa mrefois. Vill. Je ne puis souffrir le luxe du mon-e > le libertinage du siècle, l’inconstance des Françoisj e llS ^ rs "iodes. Il y a dans le cœur des hommesp llc , Quel fonds de malignité qui fait qu’on neUc souffrir un mérite extraordinaire. Bell.
^°' z ) je ne puis souffrir cette lâche méthode ,x u affeeltnt la plûpart de vos gens à la mode.
Mol.
av ev C p(/ eilS on dit par civilité,que je vousfEe t f° Ur ^be, ayez agréable, permettez que jeou d e L e ohose. Je ne puis vous souffrir découvertCn cet ? ut > c’est-à-dire, y consentir, & vouslaissereta t. Boileau a dit dans cette signification:
SOU
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Dc
peur de perdre un liard souffrez, qu’on vous
égorgé.
Souffrir, se dit austî en Morale, des afflictions de l’eí*'prit, des émotions de famé par les passions. Patien “ter substinere > sufferre , mquo animo ferre , tolerare •Souffrir un affront, une rebuffade constamment >chrétiennement. Souffrir une préférence injurieuse*On souffre beaucoup, quand on perd ce qu’on aimetendrement. Les amans font de perpétuelles plaintesdes tourmens qu’ils souffrent. Sa compassion a beau-coup souffert en voyant maltraiter ce pauvre homme.On dit aussi qu’unc cause souffre de la difficulté ,quand elle est douteuse 8c mauvaise.
Souffrir, signifie aussi, ne se pas opposer à une chose,’y consentir tacitement, la tolérer. Affentiri, tolerare»annuere. On souffre un petit mal pour en éviter unplus grandj quoiqu’on souffre une servitude, elle nes’acquiert point par prescription. Il faut bien souffrirce qu’on ne peut pas empêcher. Quand cc verbe si-gnifie permettre, il veut après foi un infinitif, ou unque avec le conjonctif, & non pas de avec l’infinitif.Ainsi c’est une faute de dire, comme fait Lartey dansl’épitaphe d’Edouard VI.
Urne oh ses cendres font encloses ,Souffrez-nor/j de graver ces versfur son tombeau.
U faut dire, souffres-nous graver , ou bien ,souffresque nous gravions.
Souffrir , signifie aussi compatir, s’accommoder ensem-ble, ne se pas détruire. Convenire , compati. Les con-traires ne íe ptnvtm souffrir ensemble. L’or n’est pasparfait, quand il ne souffre pas la coupelle. La raison,la bienséance, ne souffrent pas qu’un fils préside sonpere. Les femelles des animaux ne souffrent le mâle,que quand elles sont en chaleur.
On dit qu’une poutre, qu’une muraille souffre ypour dire, qu’elle est trop chargée. On dit de même,que les blés, que les vignes ont souffert, pour dire,qu’ils ont été maltraités par le mauvais temps. Ac.Fr.
Souffrir, se dit proverbialement en ces phrases. Lepa3picr souffre tout, pour dire, on écrit lut le papiertout ce qu’on veut. Papyrus omnia suffert, recipit.Cet importun m’a fait souffrir mort 8c passion, pourdire, Il m’a fort fatigué.
Affligé d’une fluxion ,
Sur ses gros yeux bordés de rouge,
Martin qui logeoit dans un bouge ,
Y seuffroit mort ct paffion. SenecÍ.
II n’y a point de règle si générale qui ne souffre quel-que exception. L’amour 8c l’ambition ne souffrentpoint de compagnons.
{fdP Souffrir, endurer,supporter, considérés dans unesignification synonyme. Souffrir, dit M. l’Abbé Gi-rard, íe dit dune manière absolue. On souffre le maldont on ne se venge point. L’humilité chrétienne faitsouffrir les mépris fans ressentiment. On souffre avecpatience. Voye\ les autres mots.
ffcj* Souffrir, tolérer, permettre, dans une significa-tion synonyme. On souffre les choses, loi squ’on nes’y oppose pas, faisant semblant de les ignorer, oune pouvant les empêcher.
fCP Tolérer 8c sou ffrir ne se disent que pour des chosesmauvaises ou qu’on croit telles. Il est quelquefois dela prudence de souffrir des abus dans la discipline del’Eglise, plutôt que d’en rompre l’unité. Voye\ lesautres mots.
SOUFFROI. Foyei Ceufroi.
SOUFFROIR, f. m. C’est une petite étuve bien plafo-née en ciment & bien close, pour y blanchir la lainepar la vapeur du soufre allumé dans une terrine.
SOUFRE, s. m. Minerai gras, inflammable & vitriolique.Sulfur. Il y en a de deux espèces; un qu’on appellesoufre vif . 8c 1 mut soufre jaune , ou soufre commun.Le soufre vif est une matière grise, grasse, argilleuse,inflammable, qu’on trouve en plusieurs lieux. Le sou-fre jaune ou commun, est une matière dure, luisan-te > cassante » facile à fondre & à s’enflammer. On 1»
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