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déroberas wn soufflet. Mol. pour dire, tu auras de moiun soufflet. Ménage dérive ce mot de sufflatus , à cauledubruit que ïûx.\i.nsouffìetAonae..
Soufflet, fe dit figurément de toute autre perte, af-front, ou dommage qu’on reçoit. Adversus casus. Ona fait perdre le procès à ce plaideur, c’est un vilainsoufflet qu’on lui a donné. On avoir promis une tellefille à ce jeune homme j mais on l’a donnée à un autre,c’est un vilain soufflet qu’il a reçu.
Soufflet, ledit en termes de Philosophie hermétique,ou d’Alchimie, lorfquc.par trop de feu, ou autrement,l’ouvrage est gâté, ou bien que les vaisseaux le brisent.Les Sages appellent ce malheur, recevoir Un soufflet.Dict. Herm.
Soufflet , sc di proverbialement en ces phrases. Cela nevaut pas un clou ssoufflef, c’est-à-dire, est de peu d’im-portance. Parvi vel nullius momenti • On dit qu’unhomme a donné un soufflet à Ronsard , pour dire, qu’ila fait une grosse faute contre la Langue, à cause queRonsard avoir composé une Rhétorique; comme ondit aulli que ceux qui font de la fausse monnoie ,don-nent nnsoufflet au Roi. On dit auíïì, quand un habitest retourné, qu’on lui adonné nnsoufflet. On dit aullid’un pendu, qu’il a donné un soufflet à une po- |tence.
SOUFFLET ADE. s. f. Soufflets déchargés coup fur coup.La Baguenodière reçut une demi-douzaine de soufflets,fans s’émouvoir, non plus que l’affaire du monde la
f ias indifférente; ct de plus on remarqua que touteaprès dînée, il n avoir pas ouvert la bouche , quepour dire les quatre malheureux mots, qui lui attirèrent cette grêle d csoufsletadcs ; Le ne l’ouvrit pas juíqu’au soir, tant ce grand homme avoir de flegme , &une taciturnité proportionnée à sa taille. Scarron ,Roman comique, Part. II, c. 17, pag. 22.8, 229,230.
SOUFFLETER, v. a. Donner un , ou plufiettrs souffletsou coups fur la joue. Alapas impingere, depalmare.Les Juifs, pour faire un cruel affront à J. C. le souffle-tèrent , & lui bandèrent les yeux.
SOUFFLETÉ, ÉE. particip. Depalmatus , alapismulc-tatus.
j£T SOUFFLETEUR. f. m. Qui aime à donner des souf-flets. Ce motn’estpas reçu.
SOUFFLEUR, EUSE. Celui, celle qui souffle,qui a peine à respirer. Anhelus , agrè spiritum ducens.c’est un soiffeur perpétuel.
$ 3 " C’est aulli celui qui souffle continuellement le feu.Qui ignem , excitat , suscitat. C’est un importun souf-fleur.
Souffleur d’orgues. Celui qui fait aller les souffletsde lorgne. Qui folles inflat.
Souffleur, íe dit aulli de celui qui est proche d’un autrequi récite en public, afin de suppléer à son défaut demémoire, & de lui suggérer ce qu’il aura à dire. Mo-nitor, qui cespitante memoriâ suggerit aliquid. Lesouffleur de la Comédie.
Souffleur , sc dit aulli d’un qui enseigne le Droit enchambre, qui n’a point de Chaire, ni de titre deProfesseur en quelque Université. Repetitor , pr&-ceptor.
Souffleur, se dit auflì de celui qui cherche la PierrePhilosophale, pari’Alchimie.
Je m’attendris fur mon or exhalé,
Comme en Chimieoà le souffleur avare,
Levo'u perdu, quand il le croit doublé.
Ssnecé.
Souffleur, ou Souffleux, est austì un poisson céta-cée du genre des baleines, qui jette beaucoup d’eaupar ses naseaux ou évents. Orca. Voyez Baleine.$ 3 “ Cheval Souffleur, se dit adjectivement de celuiqui souffle extraordinairement en courant. Anhelatorequus.
SOUFFLURE, f. f. En Artillerie on appelle soufflures,certaines cavités qui sc forment dans l’épaisseur dumétal, quand il a été fondu trop chaud. Dans les
boulets il sc trouve <kssoufflures au - dehors. Caver-4 iula.
SOU
SOUFFRABLE. adj. Qui íe peut souffrir. Ce mot n'elîpas si ulìté qu esupportable. Quelle apparence dans no-tre Langue , que Poète & faire soient dérivés l’un del’autre. Cela est à la vérité plus souffrable da ns le grec.M. DE Jouvenel , Lettres critiques fur la Poésie, p.toi. Le faux Philosophe s’humaniloit, & pour dé-tourner de foi les traits de la Satyre, affectoir une gaietequi, toute contrefaite qu’elle étoit, paroilloit plussouffrable que son austérité, p. 13 2 .
$3^ SOUFFRANCE. Peine de corps ou d’elprit: étatde celui qui souffre. Pcena 3 dolor , arum na, tormen-tum. Les souffrances de Notre-Seigneur. es fi u (fon-ces des Martyrs. Job eutd’extrcm essouffranca.è> Bìi ffLa mort nous délivrera de toutes nos souffrances , detoutes nos misères. Les Amans ne parlent que de leursmaux & de leurs souffrances. Les esprits aigris P 3 / eSsouffrances ne ménagent pas toujours leurs exprelliu nS *Abl. La mort n’est aune chose qu’une délivrance dessouffrances d’ici bas. La Pl.
Demesyeux languiffans , un éloquentslence,
En dépit de moi-même , exprime ma souffrance.
La Suze.
Ménage le dérive de sufferentia , qu’on trouve chezles Auteurs Latins. .
Souffrance , se dit aulli pour Faction de souffrir-souffrance humble & paisible contribue a entretenirrepos de la société. Nie. Un Religieux doit chercher navancement spirituel dans la souffrance des injures, r “tientia. Légn.
Souffrance , estaullì le synonyme de tolérance >a pour certaines choses, qu’on (eroit en droit d'sU'P echef Ce voisin a des vues lut moi; mais ce u'slì d upot souffrance. Tolerantia. mj
Souffrance; en Jurisprudence féodale, est un “C‘que donne le Seigneur à son vaflal, pour lui rendrefoi & hommage, 8c pour empêcher la saisie tend - 1 'Beneficiario clienti prolata dies dicendisocra' nenl "La souffrancevum foi Se hommage , tant qu’elledti s Ç>disent les Coutumes. C’est aulli le délai que don»- ^Roi ou le Seigneur, aux gens de main-morte, po » 1 vder leurs mains des fiefs ct héritages qu’ils ont acq u) Jjusqu’à ce qu’ils aient payé le droit d’amortissetncn 10d’indemnité. . ^
Souffrance, sc dit aulli en matière de compte, des... • • ,rrer
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lais qu’on donne aux comptables, pour rapportsquittances des sommes mentionnées en l’article.
le dit des articles de la dépense d’un compte, q ulfont pas affez justifiés pour être alloués, ni aise 2 P £pour être rayés: ainsi ils restent comme suspendus p c ydant quelque temps. On tient ordinairement lesp 3 ^^en souffrance pendant six mois, qu’on accorde 3 ^comptable pour chercher & rapporter les quittancesautres pièces pour fa décharge. Après ce dclai les a 1cléslont rayés, s’ilsne font point justifiés, ou s’aH olJs’ils le font.
SOUFFRANT, ANTE. adj. Qui souffre, quiPatiens , perferens. Voilà une Oraison à J.franc, étendu lut l’atbre de la Croix. Danslecotp S **main, la parti ejouffrante sc dit de la partiequi est affligée, affectée, malade. On dit sigui' tinqu’un homme est la partie souffrante d’une comp 3 ? 11 ^’pour dire, que la perte, le dommage , la railler jCt< ^ oCbesur lui. Ac. Fr. Dans un procès il y atoujopts .partie souffrante , qui pâtit, qui n’est pas en p°st cde son bien. . i eS
§3* On appelle \P%\\(e.souffrante , les âmes des Ft ^qui sont dans le Purgatoire. Eglise triomphante, ir>tante & souffrante. n$)
Souffrant, sc dit aussi pour patient, endurant.-r efperserens , sujlinens , tolerans. Ce n’est pas un hon*souffrant. Il n’est pas d’humeur souffrante. .
SÒUFFRATGE, ou SOUFFRAGE. C m. Vieux toSoufsratge de quelque chose. Manque de que
chose. Borel. Penuria. i-r n urs
SOUFFRE-DOULEUR. f. m. Terme du dúco ^
familier qui s’applique à une personne qui a r °^ f g nCfatigue, toute la peine d’une maison , qu on n C P“