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SOU
nc j ranis les désirs naissent fans raisonner, M. Scud.Qu’il est doux de se pouvoir starter de ce qu'oii/ôa-haite ardemment í L. Port. Souhaiter de l’amour,n’est-ce pas vous dire que je vous aime encore ?
Des-H.
Ce verbe souhaiter est souvent suivi de la particulede avec l’infinitif. Optare, cupere , defiderare. Cyrusne soukaitoìt de vivre que juíqu’à ce qu’il eût sur-monté ses ennemis en bienfaits, ou en injures. Abl.Corneille néanmoins prétend que ce de n’est pas né-cessaire là. L’Académie dit souhaiter da voir une char-ge. D’où l'on peut conclure que c’est àl'oreille à ju-ger de ee de, pour savoir quand il est nécestàirc, oune l’est pas.
Il se construit aussi quelquefois avec la particuleÇ«e 6c le verbe qui luit au subjonctif. Je souhaite quevous réussissiez dans toutes vos entreprîtes. Exopto ut.
Je souhaite que vous vous portiez toujours bien. Ondit, je viens vous souhaiter le bon jour, le bon soir,li bonne année, c’est-à-dire, vous saluer. Je vou s sou-haite bonne vie & longue, & Paradis à la fin. On ditpoyr bien louer quelqu’un, il n’y a rien à souhaiteren lui, il est accompli. II seroit à souhaiter qu’on eûtréformé tels Sc tels abus, c’est-à-dire, il seroit bon.Vous avez été bien souhaité en cette compagnie, c’est-a 'dire, on eut été bien aise de vous y voir.
On dit à une personne qui témoigne avoir envie d’unechose quelle n’aura pas, je vous en souhaite. Cette%on de parler n’est pas dans nos Dictionnaires; mais011 y trouve, ce n’est pas pour sonnez, ou ironiquementdans le même sens, c’est pour son nez. Vraiment c’cstf Pour son nez. Acad, Fr.opU HA iTÉ, ÉE. part.
^OUHAITEUR. s. m. Qui souhaite. Inusité.
A un Souhaiteur de bonne année.
Tu viens au nouvel an toujours me v ester.
Rien nesauroit te rebuter ;
Sla maniéré efl pourtant bien facile d comprendre :Si tavisiteavoit dequoime contenter ,
Je n'ajseclerois pas de ne la jamais rendre ,
SOUHAITIEZ f. m. Vieux mot. Souhait. Borel. Vo-
SOrm J optatum, desiderium.
UUl .L.f.m.oupìutôt, SOUILLE, f. f. Terme de Vé-lle rie. Lieux bourbeux où se veautre le sanglier. Volu-tabrum. La Souille est souvent une marque qui fait re-SnT 0 T l ^ oître taille d’un sanglier.
qUILLARD. s. m. Terme de Charpentene. Prece debois assemblée sur des pieux, Sc que l’on pôle au-deVa nt des glacis qui font entre les piles de? ponts depierSnfi On en met aussi aux ponts de bois.
U 0 ILLE. f. f Terme de Marine. C’est le lieu ou le vatf-®®tt a posé, lorsque la mer etoitballe, Sc qu il a cou-c hé sus J a vase. Aubin. Onpourroit dire en Latin, na-
Soulr te
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-hER. v. a. Gâter, rendre sale. Fœdare , inquì-se* 7 ’ COm< l uinare > commaculare. Souiller ses mains,l ç s habits, de sang, de boue. Tous ceux qui manientbé ^ onctueuses, sc fouillent aisément. Il esttom-Ptop 1S ^ CS k° ues , l' es habits font souillés. Peu usité au
S° ût ^ m °t vient de suïllare. Ménage.fosses ^1^ plus ordinairement au figuré, en chosesfrítn tU • S ^ utotales. Le péché souille l’arne. Pecca-^<sii°J nc!Uinac anLmam -Souiller la pureté des mœurs.s an ’^ e yù«i//er de crimes. Némnsouil/a ses mains duUjjjj • ^ Ih mère- Une femme adultère souilleh couchefàjJj-jj ■■ ^souilloit de ses impudicités les plus illustres^ Vaug. J.C.ditquece qui entre dans le corpsdomine ^olut l’ame. Quod intrat in os non coinquinat
qu e ^^tit s’emploie quelquefois dans un sens burlcf-fai 1 eup I ^ n lhe, toucher quelque chose, la manier, enfuppji Je vous envoie cent pistoles, mais jc vousSOUillé £ ien P ^fouiller vos mains. Von.
Vessie ' EE. part. Il a toutes les significations de son• In quinatus , coinquinatus , conspur catus , de -
turpatus. S. Paul dit qu’une chose est fouillée , c’est-à-dire , impure, à celui qui la réputé fouillée.
SOUILLIAC, ou SOULIAC. Ville de France dans 1 cQuercy, élection de Figeac.
SOUILLON. í. m. 6cf. Qui est mal propre, qui a des ha-bits pleins de graille, Sc sales. Culinarius mcdiafiïnus.
C’est un petit souillon. U ne se dit que des enfans, Scplus ordinairement des filles. Il se dit par mépris desservantes de cuisine. On a pris une souillon pour laverles écuelles. Auvrai dit en íes Satyres: la laide, la souil-lon ’, la petite impudente. C’est un renne populaire.SOUILLURE, i. f. Tache, saleté qui est sur quelque cho-se. Inquinatio , labes , sordes. Son habit est plein dejouillures. Il n est guère d’ufage au propre. On le dit aufiguré, la souillure du péché, la souillure de lante. Lesang de J. C. a lavé toutes nos souillures. On dit aussi,c’est une souillure à son honneur, une souillure à í'a ré-putation.
Parmi les Juifs on appeloit souillures légales , l’impu-reté contractée, loir par certaines maladies, soir parcertains accidens qui rendoient immonde. Acad. Fr.
|£F Les souillures légales étoient volontaires, commecelles qu’on contractoit en touchant volontairementune chose impure, un corps mort, une femme ayantíes règles, &c. ou involontaires, comme quand onétoit attaqué de la lèpre, par exemple, quand on tou-choit, fans y penser, à quelque chose d’impur. Cesfortes de souillures excluoient des choses saintes, & detout acte de religion, jufqu’à ce qu’on se fût purifié.SOUL, Poye^S aoul.
SOUL, O U LE. Vieux adjectif. Ferse. Perceval. Eorel. Solus , a.
SOULAC. Nom d’un bourg de France. Soulacum. lîestdans le Médoc, en Guienne , àl’embouchure de la Ga-ronne. Quelques Géographes prennent ce lieu pour lapetite ville, nommée anciennement Noviomagus Bi-turigum Vibijcorum , que d’autres metteur à Bourg,petite ville située au confluent de la Dordogne Sc de laGaronne. Mat y.
SOULACIER. (se) verbe récip. Se réjouir, s’ébattre,selon l’infcription qui est au bois de Vincennes. Phi-lippe Loys, fils de Charles Comte de Valois, qui degrand prouesse habonda, jusques fur terre la fonda,pour s’ensoulacierSc ébattre, l an 13 34, Bor. Gau-dere, Ut arc.
(sT SOULAK PACHI. f. m. On donne ce nom à la Por-te au Capitaine des Gardes.
SOULANDRES. Voyc\ Soulandre.SOULAGEMENT, f. m. Allégement, diminutiondepei-ne, de douleur, d’affiiction. Levamentum. Solarium.Le temps apporte du soulagement à routes fortes demaux. Le changement de douleur est une espèce desoulagement. Vous n’avez pu soutenir seul l’embarrasoù vous vous ctes trouvée, Sc vous avez cherché le fourlagement de vous plaindre avec quelque confidentequi vous a trahie. P. de Cl. On peut s’amufcr à deslectures agréables ; c’est un soulagement que Dieu ac -corde à notre foiblesse. Nie.
SOULAGER, v. a. Dans le sens propre, c’est ôterune partie d’un fardeau. Levare , sublevare. Ce Cro-chètent est trop chargé; il faut \e soulager. Il faut sou-lager ce cheval ; fa charge est trop forte.
On dit en ce sens ,soulager un vúsTcza,soulagerun plancher trop chargé. |,c 5 “ On soulage un vaisseaupendant la tempête, cn jetant à la mer une partie de faplus grosse charge. ,
Soulager, dans le lens figure, signifie, diminuerla peine , le travail, la douleur, 1 inquiétude de quel-qu’un, loir en l’adoucillant, soir en le partageant. Ae-nire , mitigare , solari. On a donné un Commis, unAdjoint à un tel, pour le soulager. II faut soulager lamisère despauvres. Ce remède a soulagéìe malade. LesGrands doivent soulager la timidité 6c le respect deceux qui n’osent les aborder. M. Esp. L’homme tombedans l’ennui, & devient àcharge à lui-même, quand ilne peut (c soulager avec les autres. Id. Il règne un siprofond silence dans les prisons du S. Office, qu’il n ’estpas permis de se soulager par des plaintes & par despleurs. In Q. deGoa. Les Stoïciens veulent qu'on sou-
í.-jfer.