Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
800
JPEG-Download
 

8oo SOU

iage les affligés ; mais non pas qu’on partage leur dou-leur. Mont. Rien ne soulage tant la douleur que la li-berté de se plaindre. S. Evr. La patience chrétienne neíesoulage point par des injures. Abl. Un ami soulagele poids de l’adversité, parce qu’il en prend la moitié furlui-même. S. Evr. Soulager la honte de quelqu'unPasc. La douleur se soulages. íe plaindre. Çorn. Cal-vin veut que l’on commence à croire, (mssoulager no-tre foi en rien, ni pouvoir lui-même nous bien expli-quer ce qu’il pense. Péliss.

SOULAGÉ, ÉE; part.

SOULANGE. s. f. Nom de femme & de lieu. Solangìa.Sainte Soulange Bergère en est la patrone; son corps íeconserve dans un village de même nom, à trois lieues aunord de Bourges.

SOULAS. Vieux mot qui signifioit autrefois ,joie, plai-sir Sc contentement. Gaudium , voluptas. Ils étoient engrand foulas , ils se di vertilsoient quand ce malheur ar-riva. Il peut être encore d usage dans le burlesque.

Le hibou, l' unique foulas.

Et les délices de Pallas. Sar.

SOULE. Le pays, ou la v;filée de Soûle, en Latin Subo-la. Petite contrée de France. Elle est dans la Gascogne,au pied des Pyrénées, entre la haute & la baise Na-varre, Sc le Béarn, auquclelle est annexée. MauléondeSoûle en est le lieu principal. Maty.

$ 3 * SOULE.(la)_Petite rivière de France, dansla Nor-mandie, Diocèse de Coutance. Subola , Sola,oaSul-la. Elle reçoit plulicurs ruisteaux, & après un cours desix à sept lieues, elle va se joindre à la rivière de Sienne,au pont de la Roque.

SOULÉGE. í. f. On appelle en quelques endroits àessou-léges , ce qu’on nomme prelque partout des allèges ,Sc en Bretagne, des gabares.

SOULEINE. f. m. Nom d’homme.5o/e/n/2ÌT, Solennis,Solemnius. Le nom de Saint Souleine est célébré &en grande vénération dans l’Eglise de France. Baillet.Au 24 e . de Sept. après la mort de Flave, Evêque deChartres, qu’on rapporte à l’an 497, fous Clovis,onjetta les yeux fur Soultine , pour le charger de la con-duite de cette Eglise, par la persuasion qu’on avoir desa doctrine , de sa prudence Sc de son habileté. Id. Ilmourut vers l’an 509.

SOULER. Vcye% Saouler, satiare.

fsF SOULEVEMENT, f. m. Ce mot ne fe dit au propreque dans cette phrase. Soulèvement de cœur ; pour dire,un mal d’cstomac causé par le dégoût ou par l’averlìonqu’on a pour une chose. Nausea. Ce spectacle me don-na no soulèvement de cœur. On dit aullì le soulèvementdes flots; pour dire, 1 émotion des flots. Au figuré,le soulèvement des peuples d une Province. Seditio ,motus. Il fe dit aullì des premiers mouvemens de la na-ture , de íes révoltes Sc de son opposition à la raison ouà la grâce. Les soulevemens de la nature ou de la con-cupiscence. Au milieu de cette tempête, &de ces sou-levemens involontaires, m’arracher en quelque forte àmoi-même, me renoncer moi-même. Bourdal. Exh.I, /7. z 94. Soumiíîìon malgré les répugnances, malgrétout le bruit, Sc tous les retours des pallions les plusardentes. Id. y?. 402.

fíCT Ce mot s’emploie encore au figuré, pour désigner unmouvement d’indignation. Une proposition aullì follecausa dans l’alíembléc un soulèvement général contrelui.

SOULEVER, v. a. Dans le sens propre, c’est éle-ver quelque chose de lourd, Sc ne le lever guèrehanx.. Sublevare , sustollere. Ce fardeau est trop lourd,je nesauroisle soulever. Soulever un coffre. On soulèveen faisant perdre de terre, Sc porter en l’air. Voy. élever ,hausser , exhausser , considérés comme synonymes.Soulever un malade dans son lit, c’est lui haussier unPeu le corps. Suberigere. Ce malade est si foible, qu’ilfaut deux personnes pour le soulever. Ce vai fléau portefur lc fable, fur la vase, il faut attendre le flot pour lesoulever, c’est-à-dire, pour le détacher de la vase Sc Temettre à flot.

$ 3 “ On dit aussi que la tempête soulève les flots, qu’elle

SOU

les émeut, qu’elle les agite. Movere , ciete ; & au réci-proque , que la mer íe joulève. .

Soulever, dans uníens figuré, révolter, exciter a arévolte. Ad rebellium excitare. Voyez révolter dans lesens actif. Les méconrens ont soulevé toute la province.

IfCT C’est encore exciter 1 indignation. Indignationemmovere. Cette action souleva tous les esprits. Une pro'position aullì déraisonnable souleva tout lc monde con-tre lui. , .

$ÓT Dans les deux acceptions il t-st employé au récipro-que. Telle province s e&soulevée contre ion Souverain.

Deficere à, rebellare. Toute la Compagnie 1 esoutevncontre cette proposition. Indignari.

Soulever, v. n. On dit que le cœurà quelqu un,pour dire, qu’il a envie de vomir. Cela me Fait joutevetle cœur. Nauseare. Ce qui fe dit aulìi au figure , poUtcauserdudégoût. Des louanges auiîi fades ivwxsoulevelle cœur. Fajlidium , nauseam parare , creare.

{CT SOULEVÉ, ÉE, part.

SOULEUR. f. f. Terme populaire qui signifie sàilîstc-ment, frayeur subite. Pavor. J’eus une grande soclesen le voyant dans un danger aussi pressant.

(sT SOULIER, s.m. Chaussure, ordinairement de cMlpréparé, qui couvre tout le pied, Sc qui s’attache pai-rie fl us. Calceus. Soulier d’homme , pour homme.é^'lier de femme, pour femme. Les femmes portent í ’ esouliers de velours, brodés, de différentes étoffes- s cS

( parties d’un/oL/iefsont la femelle, le talon, l'empei^'le quartier, 1 oreille. Il y a des souliers à simple sem e ' le& à plusieurs femelles, à talon de cuir, de bois- L cSRomains portoient des chaussures qui distinguoien 1 ^conditions ; de-là l’exprcflìon de Cicéron, calcees ïï rtare , pour dire, changer d'état.

Ce mot vient d c solea, ou de solum. Nicon.tres le dérivent de sotularis , ou subtalaris , q m se trouvent tous deux en la même signification. MÉnA g£ ‘^ ,noît Baudouin a tait un traité d essouliers antiques, 011il marque leur différente figure. Baudouin dit dans í° ntraité du soulier , qucDieu donnant à Adam desde bêtes, pourse vêtir, ne le laissa pas aller pieds nud s >mais qu’il lui donna des souliers de même matière- Qj 1dansla fuite les hommes s’en firent de jonc, de g enCt ’de papier, c’est-à-dire, de la plante dont on tiroitlep*pier, de lin, de foie, de bois, de fer d’argeuç °° 1 ’Telle fut autrefois la matière des souliers. La i 01111 ^aussi été différente, soit pour la figure j soit p oUlslcouleur, soit pour les ornemens; il y en a eu de l 0l, £ ’d’unis, de découpés & tailladés. Pline, L. VII, c- }£rapporte qu’un Tibus de Bœotie fur le premier q tU .donna des souliers. M. Nilant, dans ses remarques 1Baudouin, observe que cet Auteur cite mal-à-P r °PXénophon, pour montrer qu’on ne sc servoit encoff»de son temps , que de cuirs crus , pour faire desItérs ; puisque Xénophon raconte que les dix uuGrecs qui avoient suivi le jeune Cyrus, manq a . at>csouliers dans leur retraite, furent contraints de f c ^vrir les pieds de peaux de grues, qui leur caus esellt | agrandes incommodités. U ne croit pas mêr» c st ue -chaussuredes gens de la campagne, appelée [eíSc perones , fût de peaux, fans aucune préparant-Patriciens portoient un croissant d ivoire à \e atS J -j filiers. Elagabale portoit des souliers comens d’un £ ^de lintrès-blanche, pour fe conformer aux P s . ctl p S s r e,soleil, pour lequel il avoir une vénération particû 1 ,Cette chaussure s’appcloit vfut ; udo , ou odo.RODOT. Caligulasefit faire des souliers d’or, g-ff 111 j apierreries. Les souliers à la mode de Sicione sentoiei £mollesse Ôc la délicatesse. Ils necoutoient ce P el1 £sl s.que deux drachmes, quand ils étoient fans otnetRLes Indiens portoient, comme les Egyptiens, de§/ ^lier? d'écorce de papier. Les Turcs laissent toussouliers à la porte de la Mosquée. Du Loir » /• ^ ]lSLes Turcs quittent leurs souliers , quand ils entrent ‘ £leurs Mosquées, ou quand ils veulent combatts ^pied ferme, ou courir plus légèrement. De VigN.

Leurs souliers de satin, brochés d or, d argentfoie, font d une propreté achevec, Sc quoiqueelles (les Dames Chinoises) s étudient fort eichant à les faire patoître. P. l-L Comte. $ oVí iíR »