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' On îc dit auisi pour astragale, bosel ou tore , à causequ’ils font r jii'ii comme un serpent replié en rond ,dont les replis s’appelknt /ywv«.
C’est encore un terme de Conchyliologie. L’on ap-pelle spires les contours, les circonvolutions de la visd une coquille, ou que la coquille tonne autour deIon fût.
SPIRE. Nom d’une ville du haut Cercle du Rhin , enAllemagne. Spira , Nemetes , Neomagus , ou Novio-magus Nemetum. Elle étoit dans l’Evêché de Spire ,fur le Rhin, à deux lieues au-deílous de Philipsbourg.Cette ville étoit impériale Sc libre, fous la protectionde l’Electeur Palatin. Le Magistrat & la plus grandepartie des habitans étoient Protestans. Les Catholi-ques Romains y occupoient pourtant l’Eglife Cathé-drale , dans laquelle on voyoic les tombeaux de huitEmpereurs. On voyoit auisi, dans la Maison de Villede Spire , l’os de la jambe, & celui de la cuisse d’unhomme , qui étoient d’une grandeur énorme. Ils étoient,selon les Archives de la ville , d’un Géant nomméOpls, qui vivoic il y a environ XIII siècles, Sc quien un siège de la ville, étant tombé d’une échelle quife rompit dans le folié, y fut accablé avec des ton-neaux de poix bouillante qu’on jeta fur lui. Les Fran-çois prirent cette ville par composition l’an 1689, Scils la ruinèrent entièrement. La Chambre Impériale ,dont la moitié des Juges étoient Catholiques Romains,& les autres Protestans, avoir été transférée de Franc-fort à Spire l’an 13 y o, Sc elle a cté transférée à Wetz-lar après la ruine de Spire. Depuis la paix de Rifwick,les habitans de Spire ont travaillé au rétablissementde leur ville. Long. 2 6 d. 7', lat. 49 d. 17'
L’Evêché de Spire. Spircnfis Episcopatus. PetitEtat du Cercle du Haut-Rhin. Il est presque entièrement enclavé dans le Palatinat d u Rhin, Sc coupé endeux parties par le fleuve de ce nom. Ce pays est defort petite étendue, mais fort fertile. Ses lieux princi-paux étoient Spire, ville Impériale, Philipsbourg, oc-cupée tantôt par l’Empereur, & tantôt par la France ,
& les bourgs de Weibstat, de Rotenburg & de Bruch-fal, résidence ordinaire de l’Evêque. Au reste, la Pré-vôté de Weilsenbourg est unie à cet Evêché, dont leChapitre est composé de neuf Chanoines Capitulans,
& de douze Domiciliés. Mat y.
SPIRÉE. f. f. Spiraa. Arbrisseau qui croît à la hauteurd environ trois pieds, pouffant plusieurs rameaux grê-les, couverts d’une écorce rouge, portant beaucoupde feuilles, longues & étroites comme celles du saule,dentelées en leurs bords, vertes en dessus, rougeâtresen dessous, d’un goût astringent tirant fur l’amer. Sesfleurs font petites, disposées aux sommités des bran- ;ches en manière de grappes ou d’épis longs presquecomme le doigt, Sc assez gros. Chacune de fes fleursest composée de cinq feuilles incarnates, disposées enrose, Sc soutenues par un calice découpé en étoile. Illeur succède un fruit composé de plusieurs gaines dis-posées en manière de tête. On trouve dans chacunede ces gaines des semences menues, aplaties, jaunâ-tres. On cultive cet arbrisseau dans les jardins, auxlieux sombres & ombrageux.
SPIREO. Cap. Spiraum promontorium. Le cap Spireoest dans la Sacanie , en Morée, près de la ville d Epi-dauro , entre l’île d’Egine Sc celle de Paros. Maty.
SPIRITUALISATION. f. f. Terme de Chimie. Actionpar laquelle on tire les esprits des corps naturels, cequ’il y a de plus pur. Spiritualifatio. L’cau-de-vic fedistille jufqu’à sept fois pour être dans fa dernière fpi-ritualifation. La fpiritualisatìon appartient particuliè-rement aux sels; & ensuite aux sucs 6 c aux liqueursíermentées, qui rendent leurs esprits volatils Sc inflam-mables.
T SPIRITU ALISER. v. a. Terme de Chimie. Réduireles corps mixtes en esprits, en parties les plus puresScies pi m subtiles. On spiritualise les sels, les liqueurspar 1a distillation, par les opérations chimiques.
$ 3 “ Spi ritualiser.. Dégager de la matière, raffiner,
subtiliser. 11 ne faut pas tant spiritualiser l'amour. S.Evr.
Spiritualiser, signifie encore donner un sens fpi- |
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rituel à un paíîage. Spiritualem sensum acCommodare 3affingere ; in spiritualem sensum convertere, ll j a aesThéologiens qui ont spiritualise toute l’Ecriture.SPIRITUALISE, ÉE. part. Sel spiritualise'. Dejstatus ,purgatus. Voyez le verbe.
fp“ SPIRITUALISME, f. m. Doctrine de quelques Phi-losophes, qui prétendent que tout est esprit dans lemonde. Le spiritualisme est insensé. C’est la wewechose qrx’immatérialisme. Le système du P. Mallebran*che est une sorte de spiritualisme. M. Quesnay com-bat fortement le spiritualisme des Malebranchntc!-Mém. de TrÉv. Noye^ Immaterialis me.
$3* Spiritualiste. s. C’est la même chose qu im 1I1S 'térialiste. Noyer le mot précédent.ífT SPIRITUALITÉ, f. f. Qualité dc ce qui est sp ir1 'tuel. C’est l’opposé de matérialité. Spiritualitas. h*spiritualité de l ame est cette qualité qui la distmg 1 *essentiellement de la matière. Noyé% Matière , d- vl£ -’Esprit.
0CT Spiritualité. Théologie mystique. Détachent* 1des choses temporelles, application à la méditation dechoies. Spiritualitas , avocatio à rebus temporal^ 5 »animi applicatio ad res calefies , spirituales.doit pas abandonner l’excrcice de la parfaite Cran° >fous prétexte d éviter les illusions d’une fausse sp 1 ^^lité. Fém. Ne vous faites point une dévotion deJP lsitualité imaginaire, qui fe nourrit de réflexions ,qui laisse les saintes pratiques. FlÉch. Il est disk- 1de ne pas s’engager en matière de spiritualité. Dv D •
La méditation des jugemens de Dieu est troppour les parfaits; il leur faut des spiritualités pluslicates. FlÉch. En matière de spiritualité les hsfont bien saisines. Boss. Tous les livres dc dévoti 01, >s’appellcnt livres de spirituiiiité , comme les ^de Grenade , de Rodriguèz , de Sainte Thérèse,une infinité d’autres. La véritable spiritualité n est?toute renfermée, dans le Sanctuaire & dans le C W 11Le P. Martin eau. . ■
$T SPIRITUEL, ELLE. adj. Incorporel, qui est eíp rir ’
Noye 1 Ame , Esprit. Spiritualis. Dieu est unspirituel. Les Stoïciens entreprirent de persuader R.les intérêts de leur propre corps leur étoient indrtens, 6c feretranchoientdans la partie spirituelle d e u _mêmes. Dis c. d'Él. Les substances créées fe diy 1 eien spirituelles , comme les Anges , Sc faîne railq 1111ble; Sc corporelles, comme les animaux, les meta6c les minéraux. cf
03* Spirituel, fe dé t aussi des personnes qu* ° nC ^qu’on appelle dc l’efprit, Sc des choses où il f en ^* cIngeniosus. Un homme fort spirituel. Une rep 01spirituelle. Voyez Esprit , dans cette acception.
On dit qu’un homme a l ait spirituel , p° ur 'qu’à son air, on présume qu’il a de l’efprir. cC03“ Spirituel , en matière de dévotion, fe dit e ~qui regarde la conduite de l’ame occupée de la m ^tation , de la contemplation des choies divius ' > ^exercices de piété; & quelquefois de ce q ul splus délié, de plus subtil dans la religion. cil est opposé à sensuel, charnel, corporel- O» ^en retraite pour vaquer aux exercices sp irit s e ‘V -ç xi àtains goûts.7 pirituels , font qu’on trouve du p aisouffrir, à fe mortifier. Fl. Les Ermites menen ^vie spirituelle & contemplative. Il fe prend au ‘ ^
stantivement. Ces prétendus spirituels rie s3 PEvent pas qu’ils^détruisent la Religion, fous pretexla rendre plus équivoque. Dise. d’Él. .. j l j / ~/ ?
Spirituel , fe dit encore en parlant de la diícip m , .service de la Religion : il est opposé au tempore -ritualis status. Cette affaire regarde 1 ^ sp iritut .' tel u-Seigneur temporel Sc spirituel, *J°f^sspiritucl-porelle avec 1 autorité spirituelle. Le giai Jr.s_ cCll n’est pas aisé de poser des bornes entre ^ p 0 is-
spirituelle , Sc la puissance temporelle. ' z ^es
sance. On appelle monde spirituel , ahommes, par opposition au monde materie . , -
On appelle dans l’Rgliíe Catholique alhgg {f eSrituelle , non-seulement celle que les Ecclesias àcontractent avec Dieu en se donnant enti çreinestSlui, mais encore celle que contractent aux Je
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