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Tome septieme. [PRO - TE.]
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pat les oncles, tantes, ou autres collatéraux. Une suc -cession jacente , ou abandonnée , est une successiononéreuse., obérée, que personne ne peut accepter. Ilfaut créer un curateur à cette succession vacante. Iln’y a point de vraie succession dans les bénéfices , caron n’en hérite point. Les successions se partagent au-trement entre Nobles, qu’entre Roturiers. Successionpar tête, c’cst quand plusieurs parens héritent de leurchef, & que la succession fa distribue également lutautant de têtes, qu’il y a d héritiers capables de lasuccession. Voyez HÉrÉditÉ. Lasuccesswn par tiges,est lorfqu’une succession , qu’un homme devroit re-cueillir, paste a ses enfans par droit de représenta-tion , c’est-à-dire, parce que chacun d eux entre en laplace de son pere. Dans les biens qui ne se partagentpoint, tels que font les Royaumes, la succession tombetoute fur une seule tête, qui est d’ordinaire le fils aînédu défunt, comme représentant indivisiblement ionpere. Dans les biens qui se partagent, tous les enfansreprésentent leur pere. Et ce fut fur ce principe quel’on donna aux enfans de Jacob chacun une part dela terre promise, toutes ces parts faisant ensemble latotalité de la succession ; à la vérité on donna aux en-fans de Joseph, Manassès 6c Ephraïm, chacun une

f >art; mais c’est que l'on avoir aslïgné deux parts àeur pere, en quoi il avoir été traité comme aîné ; car,selon la loi, les aînés avoient double portion; on La-voir traité ainsi pour reconnoître les grands servicesqu’il avoir rendus à son pere & à ses frétés. Or tousces enfans héritoient par tiges, parce que chaque en-fant faisoit une tête 6c représentoit leur pere, ce quimarque, comme dit Grotius, que la représentationavoit lieu parmi les Hébreux. Courtxn.Succession, appelée unde vir & uxor. C’est une suc-cession particulière, introduite originairement parleDroit Romain, & observée par toute la France, tanten pays coutumier, qu’en pays de Droit-Ecrit, envertu de laquelle le survivant des conjoints par ma-" : 'ge, succède au prédéoédé àl’exclusion du sise; ca-rte que pour que cette succession ait lieu, il fautjje le prédécédé des conjoints n’ait laissé ni descen-dant, ni ascendant, ni collatéraux.

Succession du fisc. C’est celle qui est vacante, & où ilne sc présente point d’héritier pour l’accepter, nimari, ni femme, auquel cas les biens du défunt ap- Ipartiennent au fisc, qui est représenté par les Sei-gneurs Hauts Justiciers, qui ont le droit de déshé-rence, Sc qui prennent chacun les biens du défunt,qui font situés dans l’étendue de leurs justices.

Succession , sc dit austì en choses morales, desvertus Sc des vices dont nous héritons de nos peres.Les peres lai stent d’ordinaire à leurs enfans, la tristesuccession de leur avarice & de leur ambition. Flich.SUCCESSIVEMENT, adv. Tour-à-tour, l’un aprèsl’autre. Per vices , vicibus. Nos années sc poussentyâc-cessivement comme les flots. Boss. Le chaud & lefroid ne peuvent être ensemble en un même sujet,mais successivement. Toutes mes disgrâces me fontarrivées successivement , Sc fans me donner le loisir derespirer.

SUCCIN. Foye% Ambre jaune. C’est la même chose.Succinum. Les préservatifs de la peste consistent à pu-rifier l’air, en allumant des feux, en brûlant des boisrésineux, de l’cncens, du succin , du mastic, de l’ab-sinthe, de la rhue , du romarin, des baies de geniè-vre , de la poudre à canon, du soufre, &c. Journaldes Sav. Glazer, dans son Traité de Chimie, ditauffi/ùeci/2. Le karabé, que l’on appelle ambre jaune,ou succin , est une résine ou bitume fort pur Sc biendigéré, qui s’écoule des veines de la terre dans lamer, où il s’cndurcit par la force de l’elprit coagula-tis du sel de la mer. Glazer. Distillation du succin.Rectification de l’huilc dc succin. Sublimation & pu-rification du sel volatil de succin. Idem. Le succin estun bitume fort usité, soit dans les Arts, loit dans laMédecine. L’huile 8c le sel volatil qu’on en tire par ladistillation , nous font d’un grand secours dans diffé-rentes maladies. Mém. de l' Acad. des Sc. 174Z, 1743.fX SUCCINCT, INCTE, ou SUCCINT, INTE.

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adj. Synonyme de bref Sc court; mais en observantavec M. l’Abbé Girard , que bref ne sc dit qu’à l*é-gard de la durée; court à l’égard de la durée Sc de Re-tendue; Sc succinct par rappport à l’exprestion. Lediscours seulement est succinct ou succint. Un dis-cours fuccint est celui qui est compris en peu de pa-roles. Brevis. C’est l’opposé de diffus. U faut étendrece qui est succint. Voyez les autres mots. Les élogesdoivent être succints.

tfT On le dit aussi des personnes par rapport au dis-cours. Un Orateur succint. L’Orateur doit être /«ceintSc diffus, scion le liijet qu’il traite, &l’occasion où ilparle.

On dit aussi par extension, & par plaisanterie, unrepas succint , pour dire , léger, où il y avoir peu àmanger. Exiguus. La collation qu’on fait les jouisde jeûne doit être fort succinte.SUCCINCTEMENT, ou SUCCINTEMENT. Le p»

mi et paroît plus usité. adv. D’une manière succinte*Exiguè , breviter , paucis verbis. Il y a des matièresdélicates qu’un Auteur ne doit traiter que succincte-ment, Sc lans les trop approfondir, dire succinctementses raisons. Conter succinctement unebiïìoue.

On dit, déjeûner, dîner, souper succinctement tpour dire, déjeûner, dîner, souper légèrement, fl ^du style familier. Ac. Fr.

fsT SUCCION, s. f. du Latin Sugere. Il faut éctìtest'don , Sc non pzssuction. Action dc sucer. Suctus , q uele Dict. de Boudor rend par sucement. On le dit c»Physique & en Mécanique, de Faction par laquç '* 6on suce, on attire l’air, l’eau, ou tout autre fluideavec la bouche Sc les poumons. La succion de l’airla bouche, sc fait de la même manière que la rcip 1 'ration. L’action des muscles du thorax & de l’abd 0 'm en étendant la capacité des poumons Sc dc l’abdu-men, lait qui y est renfermé, est raréfié, Sc cclsed’être en équilibre avec l’air extérieur, qui, par con-séquent pressé par l’atmosphèrc, est poulie dans »bouche.

ifE La succion de l’air avec un chalumeau , sc fait dela même manière qu’avec la bouche seule. C’e»même chose que si la bouche étoit alongée de la lon-gueur du chalumeau.

La succion de l’eau ou d’une autre liqueur pîu s Pssanté que l’air, se fait par le même mécanisme*appliquant immédiatement les lèvres fur la liqu tur ’on les reverse pour en étrécir l’ouverture, daMmême temps qu’on comprime l’air qui est dansbouche, pour faire place à la liqueur que l’on y v£ ,attirer. On élargit enluite la capacité de l’abdomen 'alors la liqueur qui répond à l’ouverture de la t>°che, étant moins preflée par l’air extérieur que se c fde la liqueur, est obligée de monter par se rDeprincipe qui la fait monter dans une pompe. j áLa succion de la liqueur peut le faire an.n* P^ oU _moyen d’un tuyau, dont on met un bout dans lache, l’autre demeurant enfoncé dans la Iiq ucur 4l’on veut élever.íjsT On voir allez que plus le tuyau sera lo »8 ^ jplus la succion de la liqueur se fera dissic>seme^> P a ‘jj_que plus la quantité d’eau qu’on veut élever est 00 ^d érable, plus il faut faire d’effort pour dilater ^des poumons, afin que la pression de l’air extern m ^la liqueur, puisse surpasser celle de l’air qui c “dans les poumons. a[ .

Ifcy On voir encore que la succion sc fait, non P*^,traction, comme le croyoient les anciens, marsment par voie d’impulsion, c’est-à-dire, par la Pde l ait.

ÇCT Succion des plaies. Foyer Sucement* §

SUCCISE, f. f. Succisa. Espèce de scabreuse < 1 “ ^

distinguée elle-même en deux espèces. La psem . _la plus commune poulie des feuilles oblongues,Ptues, semblables à celles de la scabieusc, mal * cr é-res, fans découpure, excepté qu elles lont un p ^nelées en leurs nord s. Sa tige haute de deux P ^maronde , dure, rougeâtre , rameute, portant en usc ,mets des fleurs semblables à celles de la ‘ . 1 lC<

dc couleur bleue, quelquefois purpurine ou m*

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