suc
Sa racine est groste comme le petit doigt, courte,comme mordue ou rongée tout autour, garnie delongues libres, Elle croît dans les lieux incultes ; Ion.goût cil amer.
I-a seconde espcce , qui est beaucoup plus rare, nediffère de la première qu’cn ce qu’elle est velue. LaJucciJc eít íudorifiquej cardiaque, vulnéraire. Elleest propre pour réhster au venin, pourl’épilepfie, pourles ulcères de la poitrine Sc des autres parties. On s'eníeit intérieurement & extérieurement. Cette plantele nomme autrement Morsus Diaboli , ou Morsuredu Diable, à caule de la racine qui parure mordue &rongée.
IséC SUCCOMBER, v. n. du Latin Succombere , tom-ber délions. Etre accablé íous le fardeau qu’on porte.Oneri succombere. Cet homme est trop chargé ; il tuc-r courbera fous le fardeau.
Succomber-, en choses morale, signifie être vaincu,accablé. Succomber à la douleur, à la tentation : selaisser vaincre à la douleur, sc lailíer aller à la tenta-tion. Succomber à la fatigue , être accablé de fatigue.Job , comme le reste des hommes, succomba à ladouleur, à l'affliction, lorsque Dieu le voulue éprou-ver. David en voyant Betsabée, succomba, à la tenta-tion. Succomber à ses maux. Arn. Succomber fous lefaix de la misère. Ablanc. Nous voyons tous lesjours des victorieux succomber fous l’avarice. Idem.Oc st outrager le Christianime,que de s’imaginer qu’ilsuccomberait s’il n’écoit soutenu par la force, Sc par^autorité. Bay. Il vaut mieux secouer le joug d’unTyran, que deservilement sous fa tyran-nie. Ablanc. Il y a des tentations où la fragilité hu-nuine ne peut s'empêcher de succomber. Nie.
$3“ Succomber , lignifie encore figurément, avoir dudésavantage dans un combat, dans une astaire, danstine entreprise. Vous attaquez un homme trop puis-font, vous succomberez , il vous fera succomber. Voussuccomberez dans ce procès , dans cette affaite. Ilsctoient deux concurrens pour cette charge, celui quia eu le moins de crédit a succombé. Celui qui perdson procès & qui succombe , doit être condamné auxdépens par la dernière Ordonnance.
Succomber. On dit, Succomber fous le faix des affai-res, succomber fous le travail , pour dire , être telle-ment accablé d’affaires Sc de travail, qu’on ne peutplus y résister. Ac. Fr.
SUCCOTH-BENOTH. Voye^ Socoth-benotii.fcr SUCCUBE, s. m. C’est le nomquenosDémonogta-Phes donnent à une espèce de Démon qui, selon eux ,Prend la figure d’une femme, pour avoir commerceavec un homme. Succubus. C’est l’opposé d.’incube,frérnon qui prend la figure d’un homme, Sc qui acommerce avec une femme. Le peuple a cru > Sc croîtencore que les démons, en prenant un corps fantasti-Rue , font le rôle tantôt d "incubes, tantôt âcsuccubes.Les rêveries de nos Démonógraphes, & les vieux con-tcs dont leurs livres sont pleins, ne servent qu’à en-Uctenir le peuple dans serrent. Voye\ l es disquisi-tions magiques de Dehio, qui s’amuì’e à prouver très-ieneu(ç menc que le démon, avec un corps fantasti-, ne peut concevoir ni engendrer.
^ Quclc]u es aunes confondent incube. Sc succube :
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Eustaclie, Et substantivement, Ce 11 ’est qu’une suc-cursalé.
SUCEFELDIENS. Nom de l’une des sectes qui est sor-tie du Luthéranisme. Succscldianus. Ils font ainsi nom-més de leur chef. Il y a des Sucefeldiens simples, Scdes Sucefeldiens spirituels. C’est une de ces sectesqui ne font pas publiques, & dont il est difficile dclavoir la doctrine.
SUCEMENT. 1 . m. C’est la même chose que suc-cion. Suclus. Ce mot ne le trouve point dans le Dic-tionnaire de f Académie. Voye^ Succion.
{‘3“ Sucement , ou Succion des plaies. On dit égale-ment l’un Sc saune. Il y a des.gens, particulièrementdans les aimées, qui sucent les plaies pour les guérir.
Il y a quelques plaies qu’on peut guérir par le suce-ment ou la succion , sur-tout celles qui four faites parun instrument piquant, Sc qui pénètrent dans la ca-vité de la poitrine ou du bas ventre ; parce qu’on enfait sortir le sang, avant qu’il soit coagulé, & qu’onprévient par-là sinffammation Sc l’ableès. Mais s’il ya des gros vaisseaux endommagés, íi les intestins fontlésés, la succion devient inutile.
fP? Mais certe succion, faite avec la bouche, a ses in-conveniens. Si celui qui est lucé, est atteint de quel-que maladie contagieuse, comme la vérole, le scor-but, &c. il y auroít du danger pour le luceur: Sc íìcc dernier est dans le mcrne cas, il y a également àcraindre pour celui qui est sucé.
isT Pour parer à ces inconveniens, on a imaginé uneseringue pour sucer la plaie, Sc en tirer tout le sangépanché.
§CT SUCER. v. a. Artirer quelque liqueur ou quelquesuc avec la bouche , avec les lèvres. Sugere , exsu-gere. On le dit également de la liqueur qu’on attire ,Sc du corps dont elle est attirée. On dit sucer la moelled’un os, & sucer un os. Sucer le lait dune nourrice >Sc sucer le teton d’une nourrice. Les langsues sucentle sang de la partie où on les applique. La belette sucele sang des pigeons.
03“ On le dit auffi des racines des plantes. Les racinessucent , pompent, attirent à elles les patries propres àla végétation.
§3* On dit auffi sucer une plaie. Voyez SucementSc Succion. Cette pratique n’est pas nouvelle. Lesfemmes des Germains suçotent les blessures de leursmaris.
Sucer, se dit figurémeut d’une bonne ou d’unemauvaise doctrine dont on a été imbu, d’une habitudequ’on a contractée de bonne heure , dès l’enfance. Ila sucé la vertu avec le lait. Nous sommes fort préoc-cupés des opinions que nous avons sucées avec le lait.Opiniones cum lacie combibere .
Quel air respires-tu ? n’est-tu pas dans des lieux »Oà la haine des Rois avec le lait sucée ,
Par crainte ou par amour, ne peut être effacée ?
Rac.
Il n’y a pas lieu d’efpéret que des gens qui suçoientl’impiété Sc le vice presque avec le lait, devinssentjamais de parfaits Chrétiens. Bouh. Vie de S. Xavier ,Z. II.
? a,s n faut les distinguer, puisque le démon joue les Sucer , se dit auffi pour, tirer d’une personne tout
dei " 1CS •autinguci,
SUOrrnf 7 0nna S CS - Succube, cubare sub.íin m SUCUIR - SUCHUR, SYNCHUN.Nomfille C ft ^ gtande Tartarie. Succuira ,Suchura.dix s < * ans ^ Royaume de Tangut, à quatre-vingt-Quel CUW de la ville de ce nom, vers le couchant.
Géographes la prennent pour l’anciennePeu r? ^ eríca ou Effedon, mais fut des conjectures
SUcfe M aty.
Succos ^T , ENTE. adj. Qui a beaucoup de suc.tage s ’ s ucc iplenus. Viande succulente, mets, po-
SU CCURSa?c r r 1- í rr i -
ti e p f^E, adj. f. ne se dit que d une Eglise ba-
est tr , erv ir de lecoius à une paroisse , quand elle
cici»,.? er ^ ll due, pour la commodité des paroissiens
•*°set)h S j uccu sf a lï- s , subsidiaria. La Chapelle de S.
c Paris, est une Eglise succursale de Saine
ce
qu’on en peut tirer, l’épuiser, la ruiner. Exhaurire.Ce bon homme a des neveux importuns qui le su-cent , qui le mangent jusqu’aux os, qui lui tirent sonbien petit à petit. Il voussucera jusqu’au dernier sou.Mol. En ce sens il est familier.
Sucé , Ée. part. Suclus , exsucius .
SUCET, ou SUCCET. L m. C’est le nom d’un petitpoisson qui s’attache intimement au Requiem ou Re-quin, Sc qui n’abandonne jamais cet animal vorace,quand même on le cire de l’eau,& qui vit Sc meurtavec lui. On lui a donné le nom àcSucet, parce qù’ilsuce le Réquicm ou Requin, & qu’il paroît se nour-rir de sa substance. Le Pere Guy Tachard, & JeanOvington, parlent de ces Sucets dans les Relations deleurs voyages. On a inséré dans le dix-huìtième Tom.des Observations fur les Écrits modernes, p. 130 Sc