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Tome septieme. [PRO - TE.]
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croît au Soleil plus dune forte de victimes j mais par-ticulièrement des chevaux.

TALI. f. m. Terme de Ralation. Nom que les Indiensdonnent à un bijou, que dans la cérémonie dri ma-riage, l’époux, après avoir demandé l’approbation des.assistans, attache au cou de l’épouíe. C’est la marqueessentielle du mariage. La femme porte ce tali jusqu'àla mort de son époux ; c’est la marque de son état. Aia mort du mari, on le lui coupe, Sc c’est la marquedu veuvage.

TALI. f. m. Nom propre d’une ville de la Chine, salium.Elle est dans le Juannan, aux confins du Tunquin, Scfur le lac de Siul. Elle a cinq autres villes fous fa juri-diction. Mat y.

TALIDE. f. f. Nom de femme. Ta lis, Talidas. SainteTalide étoit une Relieuse, dont Pallade parle dans sonHistoire Lausiaque. Il y avoir quatre-vingts ans qu’elleétoit Religieuse, lorfqu’il alla la visiter à Aminoë enEgypte , où elle gouvernoit un Monastère. Il la nom-me Amma Talis , c’est-à-dire, la Mere Talis. De-làon a fait Amatalide, Amata, d’où l’on a fait en Fran-çois Aimée. Bulteau l’appelle Amme- Talide , à lamarge de son Histoire Monastique d’Orient. Voyez leMartyrologe de Chastelain, au V e de Janvier, p. 86& S 7 .

TAL1IR-KARA. f. m. Grand arbre du Malabar , dontle tronc est blanchâtre Sc gras, l’écorce unie poudreu-se Sc cendrée. Ses branches font armées d’épines duresSc roides. Sa racine est blanchâtre, Sc couverte d’uneécorce obscure. Son odeur est forte, Sc son goût as-tringent. Les Observateurs n’ont encore remarqué nifleurs ni fruits à cet arbre. On fait avec ía racine,bouillie dans l’eau, une boiílon qui poulie puissam-ment par les sueurs, Sc qui évacue les humeurs acresSc salines. Arbor indica spinosa , flore & sruclu vi-dua.

TALINGUER. v. a. Terme de Marine. C’est attacher lecable à l’arganeau de l'ancrc. Rudentem annulo anchoréalligare. On dit aussi étalinguer.

TALION, f. m. Peine égale Sc semblable au crime com-mis. Pcena talionis , talio , illata injurié, pari damnopensatio , peena recproca. Le talion est une rétribu-tion ou punition toute pareille au mal que l’on a faità un autre, laquelle on exprime par ces paroles, œilpour œil, dent pour dent. Courtin. La peine du ta-lion étoit portée par la Loi de Moyfe, œil pour œil ,dent pour dent, comme il est porté dans l’Evangile.Le talion a paru une Justice naturelle. Mais la peinedu talion parut déraisonnable aux Romains, parce quecette parité, ou cette égalité de peine ne fe pouvoirpas toujours observer; c’est pourquoi le Préteur per-mit à ceux qui avoient souffert une injure, d’en fairel’estimation, sauf au Préteur à la modérer : c’est ce quia toujours été pratiqué, Sc la peine du talion n’estplus en usage. La Loi du talion ne doit être observéequ’à l’égard des faux témoins Sc des calomniateurs ,des incendiaires, &c.

TALISMAN, f. m. Certaines figures gravées, ou tailléesavec plusieurs vaines observations íur les caractères &fur les dispositions du ciel, auxquelles les AstrologuesSc les Charlatans attribuent des propriétés merveilleu-ses, Sc le pouvoir d’attirer les influences célestes. As-tralis imago. L’Auteur d’un Livre intitulé, Les Ta-lismans justifiés , dit qu’un talisman est le sceau, lafigure, le caractère, ou l’image d’un signe céleste ,d’une constellation, ou d’une planète gravée fut unepierre sympathique, ou fur un métal correspondantà l’astre pour en recevoir les influences. Les talismansde Samothrace qui ont été si fameux, éroient les mor-ceaux de fer qui portoient Limage de quelque astre ;on les enchassoit dans une bague. C’étoit un préser-vatif contre toutes fortes de maux. Il y avoit aussi destalismans pris des végétaux, aussi-bien que des mi-néraux. On distingue trois fortes de talismans : lesAstronomiques qui fe reconnoissent aux signes ouconstellations célestes qui y font gravées avec d’autresfigures, & quelques caractères inintelligibles. Lts Ma-giques qui ont des figures extraordinaires avec desmot* superstitieux, & des noms d’Anges inconnus.

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Les Mixtes qui font composés de signes Si de nomsbarbares , mais qui ne íont ni superstitieux, ni denoms d’Anges inconnus. On abuse le peuple créduleSc fuperíliriux, avec des talismaps. Il y a eu quelquesRabbins qui ont dit que le serpent d’airain que fit éle-ver Moyfe étoit un talisman. On attribuoit à la vertudes talismans toutes les choses merveilleuses que fu-ioit Apollonius de Thiane. On dit même qu’il en a étél’inventeur. Quelques Auteurs ont pris certaines mé-daillés Runiques, ou pour le moins dont les inscrip-tions font en caractères Runiques,pour des talismans.Car il estsûr, difent-íls, que les Septentrionaux ont euaussi leurs talismans. On ne doute point que les peu-ples du Nord, quand ils étoient encore payens n’ayenteu leurs talismans. Peut-être même que depuis l’éta-bliflement du Christianisme, des particuliers ont en-core retenu ce reste de fuperstiton. Mais pour les mé-daillés dont il s’agit, M. Kédera très-bien montré quece n’éroit pas des talismans, Sc qu’il y avoit beaucoupde différence.

Ce mot est purement Arabe, Sc peut venir du Grec■A Musia t ou t»a ítrfiai, Conservation. MÉn. Borel ditqu’il est Persan, Sc qu’il signifie, une gravure constel-lée. Du C ange croit qu’il vient de talamascis literis,qui font des chiffres Sc lettres secrètes, ou caractèresinconnus, dont fe fervent les Sorciers à cause que ta-lamasca signifie une illuston ou fantôme. Gaftarel afait un livre fort curieux des talismans. Saumaise ena aussi écrit, en parlant des caractères magiques. M*la Placetre. Prieur de Bellasime, de 1 Ordre des Dé-montrés , en a f\jt un Traité, où il réfute Gaffarel.TALISMAN, f. m. Terme de Relation. Nom d’un Mi-nistre inférieur chez les Turcs. Talismanus. Ordinal'renient les Kodgias & les Talismans , qui tiennesparmi eux un rang de Diacre, Sc qui, les jours deBeyram, font des prédications fur un texte pris del’Alcoran, chantent avec l’Iman, Sc lui répondent'Du Loir. p . / 46 . Les Talismans , qui íont cotntn®les Diacres des Prêtres, marquent les heures des pd e 'res, en tournant une horloge de fable de quatre cnquatre heures, Jovet.

TALISMANIQUE. adj. qui appartient au Talifm* 11 *Talismanicus. Les bons Philosophes combattent ‘ cSvertus prétendues des figures talsmaniques.TALISSON. I. m. Nom des Prêtres des faux Dieu* cuPrusse & en Poméranie. Talijso. Ces Tali[sonsct° iefl edes Imposteurs qui étoient chez les Prussiens coU^les Prêtres des Idoles. Les Talissons Sc les Lig 3 ^ 01 ^faifoient des espèces d’oraifons funèbres des 111dans leurs funérailles, Sc les louoicnt des larcins d< !impuretés Sc des autres crimes qu’ils avoient c on 1111pendant leur vie. Puis regardant au ciel. Sc crJ ^qu’ils voyoient le mort voler en l’air à cheval, & j' evêtu d’armes brillantes, Sc palier en l’autre nr on j eavec une grande fuite, ils abufoient les peuplé'ne fais si les Talissons étoient la même choseLigastons, & si c’étoient deux noms différend ^ ^ion»donnoit aux mêmes imposteurs, ou si leurs f 011ou leurs charges étoient distinguées.

TALITRON. Toyez Thalicthru.m. . J e

TALDACH. Petite ville d’Irlande, dans la P r ° vinMunster, au Comté de Waterford. n e

TALLAR. Terme de Marine. C’est, dans dtlC i> ^ «stis *l’efpace qui est depuis le coursier jufqu'à . ■ ^ { stu-Sc où fe mettent les efeomes. Prora trirem lSlatum. c im

TALLART. Nom d’une petite ville ou bourg a ' • n _grand château Sc titre de Comté. Tal!n rtlurT !l a .. 0 .nement Alarantes. Elle est dans le D all P . nlC jj elie svince de France, fur la Durance, environ à cinqau-dessus de Sisteron. Maty. . erî

TALLEMOND. Nom d’un bourg de la S ainto "° Ile jten France. Tallemundia, anciennement stss j £ s-fur Lembouchure de la Garonne, à huit iefous de Blave. Maty. ... „ r1 nd

TALLEMONT. Nom d’une petite ville avec un j ' stport, & rirre de Principauté. TaKemontium. Wfur la côte du Poitou, à huit lieues de Luçon, vers

couchant. Maty.