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mer Rouge-, & qúe sur la connoissance qùe cet affran- ichi donna à ces insulaires de la puissance de l'EmpireRomain, ils envoyerent des Ambaíîadeurs à l’Empe-reur Claude, pour lui demander Ion amitié. Huet ,p. ; y o. Les habitans de la Taprobane honoraient Her-cule Sc Bacchus. Les gens doctes ne doutent pas quel’île de Ceylan ne soit la fameuse Taprobane des An-ciens. Huet , p. 365. Arien dit, que vers 1 occidentfe trouve l’île appelée n»«1^1,* , Sc par les Anciens,Taprobane ; où il faut corriger son texte, aíjc^
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par une faute des Copistes, qui dcSiAANiAor, en joi-gnant A & a ont fait un M. Ab. Renaudot. Cette fau-te, íi c’en est une, est aulli dans Ptolomée, éc dansMarc Herâcleota', qui disent lkAimav ia. Coímas,Auteur de la Topographie Chrétienne, dit que Ceylanest la Taprobane des Anciens. L’Ab. Renaudot.
TAPS. f. m. pi. Terme de Marine. Foy. Tap.
TAPSEL. f. m. Groste toile de coton rayée , ordinaire-ment de couleur bleue, qui vient des Indes orientales,particulièrement de Bengale.ffCTTAPSlE. Plante. Voye% Thapsie.
TAPUAGUAZU. Nom d une contrée du Paraguay pro- ]pre, dans l’Amérique méridionale. Tapuaguatyi. Elleest vers le lac de Zaraye, Sc le pays des Amazones.Ma-íy.
TAPURE. f. f. Sorte de frisure de cheveux qu’on a tapésavec le peigne.
TAPUYE. f. m. & f. Nom d’un peuple du Brésil, dansl’Amérique méridionale. Tapuya. 11 y en a dans la Ca-pitaliste de Spiritu-Sancto, Sc dans celles de Siara Scde Maragnan. On dit qu’iís sont fi forts 8 c si adroitsà tirer leurs flèches, qu’ils percent un ais à la portéedu fusil. Us fe régalent de la chair de leurs ennemis,de même que les Topinambous Sc les Margajats. Onajoute pour marque de leur férocité, que quand leursparens sont malades, ils leur limitent un certain ter-me pour guérir, après lequel si le malade ne le portepas mieux, ils le tuent Sc le mangent, pour le délivrerde ses peines. Les enfans, dit-011, font la même grâceà leurs pères & mères, quand ils sont devenus décré-pits Sc incapables d’agir. Les Portugais n’ont pu en-core subjuguer les Tapuyes. Mat y.
TAPY. Nom dune rivière de l’Amérique méridionale.Tap’tus fluvius. Elle a sa source dans le Pérou, vers S.Francisco de Quito, coule dans le pays ds Amazones,& va fe décharger dans la rivière de ce nom.
§CT TAPYRA-COAYNAN A. f. m. Grand arbre du Bré-sil, qui est proprement le Cailler de ce pays là. Sa pulpepurge mieux que celle du Cailler d’Egypte. Aulli lenomme-t-on Caffia fiflula Braflliana.
TAQ.
TAQUE. f. f. On ne connoît que sous ce nom là en cer-tains endroits de la Champagne ce que par tout ail-leurs on appelle contre-cceur , qui, selon l’Acadénste ,est une plaque de fer qu’on attache contre le milieu dumur de la cheminée pour le conserver.fCT TAQUER. v. a. Terme d’Imprimerie. Palier le ta-quoir sur une forme. Voye\ Taqucir.
TAQUET, s. m. Terme de Marine. C’est un crochet debois à deux branches, qu’on accroche tant au mât quefurie plat bord, pour y amarrer quelques manœuvres,& pour fixer le point d’envergûre des voiles Sc des ris.Uncus ligneus biceps. Il y en a de différentes sortes ;à gueule, ou à dent, ou à cornes. Il y a des taquetssimples, des taquets de mâts, de haubans, d’écoutes,de cabestan, &c.
fflT TAQUET. Terme de Fauconnerie. On donne cenom à un ais fur le bout duquel on frappe pour fairerevenir i’oiseau, lorsqu’il est au soleil,ítr Et l’on dit, nourrir un oiseau au taquet , lorsqu’ilest en liberté ÔC au soleil, Sc qu’on le fait revenir,quand on l’appelle en frappant íur le bout d’un ais.Accipitrem ad palum revocare.
Taquet. Terme de Tonnelier. C’est un petit morceaudc cercle aiguisé par les deux bouts, qu’on met en ra-battant les tonneaux entre les torches pour les main-tenir.
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TAQUET & TAQUIN. Vieux mot , adj. Soudain,prompt, dc r*x'‘ .flatim. D’où vient un tacan de paS,qui en Languedoc, signifie un coupe-jatret. Borel.TAQUIN, 1 NE. adj. Qui a une avatice outrée Sc sor-dide , qui va julqu’à la vilenie. §CT Paparcus , sor-didus. Il est soir taquin , il a l’humeur taquine.
§CT On l’emploie aulli comme synonyme de mutin ,opiniâtre. Capito , capitofus.
On dit aulli substantivement, c’est un taquin. Dlnstoutes ses acceptions il n’est que du style ramifier.TAQUINEMENT. adv. D’une manière taquine. Sor-dide j avare , proparce. Cc vieil avare vit taquine-ment Sc mesquinement.
TAQUINERIE. í. f. Avarice outrée Sc sordide. Illibe-ralis parcimonia ; parcitas. Sa taquinerie est connuede tout le monde.
tfT II lignifie aulli,caractère mutin, opiniâtre. Il est Fa-milier dans ces deux acceptions, Sc presque inusité.
T AQUIS, t. m. On appelle toiles en taquis , des toilesde coton qui se fabriquent à Alep Sc aux environs.§CFTAQUOlR. f. m. Terme d Imprimerie. Outil donton so sert pour raquer les formes, c’est-à dire , pourabaisser les lettres trop hautes. C’est une petite plan-che , ordinairement de sapin, que l’on passe sur la for-me, avant que de la serrer entièrement, en frappantlégèrement deflus dans toute fa largeur, avec le man-che du marteau, afin de faire entrer également dansle châssis toutes les lettres dont la forme est composée.TAQUON. L m. Terme d’Imprimcrie, qui fe dit de cequ’on met íur le grand tympan, ou sous les caractèresafin que l’imprelíìon vienne bien.
Ce sont des elpèces de hausses, faites avec de pe-tits morceaux de papier que l’on mec pour faire pa-raître des lettres un peu balles ou des lignes tropfoiblcs.
T A R.
TARA. f. f. C’est une espèce de tamarin qui porte unharicot fort résineux, dont la gonfle Sc le grain sec, pi-lés Sc mis en infusion , servent à faire de très-bonneencre à écrire en y jetant un peu de couperose. 11 senomme Algarrova. On l’appelle auflî Tara, à causede la ressemblance qu’ìl a avec la gonfle de cette plan-te, quoiqu’en ester elle en diffère en quelque chose.Frézier,^. 1 iz f 123.
TARA, est auíìì le nom d’une sort petite rivière daroyaume de Naples. Taras. Elle a sa source dans l’A-pennin, près de Malïafra, Sc íe décharge dans le golfede Tarante , à deux lieues de la ville de Tarente, versle couchant. Cette petite rivière n’est remarquable,que pour avoir donné son nom à la ville Sc au golfede Tarente. Maty.
T ARABAT, f. m. Terme d’Augustin Déchaussé, de Ca-pucin, & de quelques autres Religieux. C’est un ins-trument pour réveiller les Religieux, qui fe doiventlever la nuit pour aller prier Dieu au chœur. Crepita-culum. Il y a de plusieurs laçons de tarabat. C’est untel Religieux qui a le tarabat. Quand on entend le ta-rabat, il faut fe lever. Notre crecelle est une espècede tarabat.
TARABOQUE.f. m. Nom que l’on donna dans le XIV esiècle à quelques habitans d’Ancone, qui tenoient leparti de Louis de Bavière, Sc qui furent accusés d’hé-réíie, Sc de grands excès. Taraboccus. U parole qu’ilsfe retirèrent dans l’Eíclavonie ; car un Frère MineurInquisiteur en Esclavonie eut ordre de les faire arrêter.Vading , dans les Annales des Frères Mineurs, àl’ an 1331.
§ 3 “ TARABUSTER, v. a.Terme familier ou populaire,qui signifie inquiéter, fatiguer, importuner de quel-que manière que ce soit. Vexare , molefliam afferre,creare. Cet homme me tarabuste sans cesse, il prendplaisir à me tarabuster l’efprit par ses discours à contretemps, par ses plaintes, <$'c.
h‘e(l-ce pas affe% d’une année ,
A fe tarabuster l’ esprit,
Et souffrir en ame damnée ,
En forgeant un mauvais écrit. P. du Cerc.
Hhkhhh ij