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Tome septieme. [PRO - TE.]
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Borel dérive cc mot de tambujlls , vieux mot Fran-çois, qui signifioit bruit , remuement. 11 vient du motCeltique tarabujîi, importuner, troubler. Pezron.

TARACHA. Voye{ Zaracha.

TARAÇONA. y~o e% Tarazona.

TARAGALE. Ville d’Afrique, au Royaume de Tasilet ,dans la province de Dras, íur la rive gauche de la ri-vière de ce nom.

TARAGAS. Animal, dans le ventricule duquel se trouvele bézoard occidental.

{fcXTARAIJO. s. m. Espèce de laurier-cerise du Japon,dont les fleurs font à quarte pétales, odorantes, d’unjaune pâle, & ramassées en grand nombre fous les ais-selles des feuilles. Son fruit est rouge, de la grosseur6 c de la figure d’une poire. On le cultive dans les jar-dins où il conserve toujours fa beauté. Encyc.

TARAISE. f. m. Nom d’homme. Tarafius. S. Tamise ,Patriarche de Constantinople , né là même , vers lemilieu du VIII e siècle, & élevé au Patriarchat, l’an784, résista toujours fortement aux Iconoclastes, Sctint contre eux le II e Concile général de Nicée, en78/. 11 mourut l’an 806. Voye\ les Bollandistes au ayde Février, & M. Châtelain au même jour

TARAMA. Province de l’Amérique méridionale au Pé-rou , dans l’Audience de Lima, à vingt-quatre lieues decette ville.

TARAMIS, ou TARANIS, f. m. Terme de Mytholo-gie. Nom d’un Dieu des Gaulois, qui étoit le mêmeque Jupiter tonnant, à mon avis; car taran signifioitun tonnerre; & Bochart assure qu’ils avolent pris ceDieu des Phéniciens. Voyert Taran. Je doute queBorel ait trouvé Taramis. C 'est Taranis qu’il fautdire.

TARAN, ou TARANIS, ou THARAN,TARANíS. f.m. Nom que les Celtes donnoient à Jupiter. Taran, Taranis y Tharan, Tharanis. C’est le nom de Jupiterchez quelques Latins, comme li vous disiez, tonnant;car chez les Celtes, taran est le tonnerre. Pezron.Ainsi Taran ou Taranis, c’est le Dieu du tonnerre ,le même que Jupiter fulgurator ou tonans. Borel.Les Celtes appointent Taran, le Dieu que les peuplesd u nord appeloient Thor ; car au rapport d’Adam deBrême, ces peuples difoient que Thor ptésidoit à l’air,6 c qu’il réglois le tonnerre & la foudre, les vents Sc lapluie, le beau temps Sc les faisons propres pour lesblés.Thor,ajoute-t-il,avec un sceptre en main, fem-bloit être une figure de Jupiter. Ce que dit le P. Pez-ron le confirme encore par les langues des autres peu-ples descendus des Celtes. Les Gallois en Angleterre,disent auflì tanar pour tonnerre. Les Belges ont trans-posé les deux dernières radicales, & pour taran , ilsont dit tanar , 6 c delà ils ont fait tonner, 6 c nous ton-ner 6 c tonnerre. Du même Taran par aphérèse ou re-tranchement de la finale, les Suédois & autres peuplesdu Nord ont fait Tor ou Thor. Bochard croit que cemot vient de l’hébreuDSn,jRe<nn, en ajoutant la lettreservile, Vi,Tk, Tharam, 011 Tharem.

TARANCHE. s. f. Grosse cheville de fer qui sert à tour-ner la vis d’un prefloir par le moyen des omblets &des leviers. Dict. des Arts , 1731.

T ARANDE, ou TARANTE, f. m. Animal sauvage,gros comme un bœuf, qui a la tête plus grande quele cerf, Sc qui est couvert d’un poil long comme celuid’un ours. Le tarande naît dans les pays leptentrionaux,6 c ce qui est le plus surprenant, le tarande peut chan-ger son poil en toutes lottes de couleurs. Sch effer,Lapon.

TARANO. Nom d’un ancien bourg de la Sabine. Tam-num. Il est fur la rivière de Campano, à trois lieuesde Narni, vers le midi. Maty.

TARANTAISE. Nom d’une contrée de la Savoie. 7 Vratafia, Tarantaíìa. Elle a titre de Comté, & elleest située íur le Faucigni, la Savoie propre, la Mau-rienne Sc le Duché d’Aouste. Elle est extrêmementmontagneuse, & ses lieux principaux sont Monstierscapitale. Sc S. Maurice. Maty.

TARANTE, f. f. Terme de Fleuriste. Tulipe qui estblanche panachée de rouge. Morin.

TARARE. Mot burlesque, espèce d’interjection fami-

TAR

licre dont on le sert pour marquer qu’on se moque dece qu’un autre dit, ou qu’on n’en croit rien. Ouaji-verb Nugn genêt. On dit aussi quelquefois Tarareponpon. Le Commentateur de Deípréaux à la fin del’Epître IV. a fait íur Tarare ponpon une remarquecurieuse.

TARARE. Nom d’un bourg de France , situé dans leBeaujolois, environ à dix lieues de Lyon, vers le cou-chant.septentrional. Tararia. Il est au pied des mon-tagnes de Tarare , qui séparent le Lionnois du Beaujo-lois, Maty.

TARAS. 1 . m. Terme de Mythologie. Fils de Neptune,pafle pour le Fondateur des Tarentins, qui le met-toient fur leurs médailles fous la forme d’un Dieu Ma-rin , monté íur un dauphin, comme fur un cheval, &tenant ordinairement le trident de son pere, ou bienla mallue d’Hercule, symbole de la force; ou unechouette, pour désigner Minerve,protectrice des Ta-rentins ; ou une corne d’abondance , pour signifier labonté du pays où il avoit bâti Tarente ; ou enfin avecun pot à deux anses, Sc une grappe de raisin, avec letyríe de Bacchus , symbole de l’abondancc du vin chezles Tarentins. Taras avoit une statue dans Je Templede Delphes, où on lui rendoit les honneurs dus au*Héros.

TARASCON. Nom d’une petite ville du haut Lan-guedoc. Tarafco. Elle est dans le Comté de Foix, sstla Lauriège, à trois lieues au-dessus de la ville de Foix-

Maty.

Tarascon. Autre petite ville de France. Tarafco - E eest dans la Provence, íur le Rhône, vis-à-vis de la víH ede Beaucaire. Tarascon est défendu par un château*6 c on dir qu’il y a un chemin souterrain de cette vin eà celle de Beaucaire ; ce qui pourtant est extrêmementdifficile à croire, parce que le Rhône est fort large &fort profond en cet endroit. Maty.

TARASCOS. s. m. Sc pi. Les Espagnols donnent ceno 01aux Américains qui habitent dans la province dechoacan. Tarasci. Maty.

TARASQUE. f. f. Bête chymérique que le peuple ai^ a 'giné, pour faire peur aux petits en fans. Strix , Lattis’Au milieu des Géans étoit la Tarasque, cette' P e "te chymérique connue en quelques provinces de F tan "ce, portant fur son dos un panier, d’où sortoit uness a_rionette qui dansoit Sc sautoir pour amuser les pauU nS 'FrÉzier,/?. 1S2 ,

$CT TANSUN. Nom que l’on donne à une liqueurfermentée que font les Chinois avec de Forge Sc aj*froment que l’on fait germer, Sc du houblon. C cune espèce de bière forte qui enivre comme le vin-

TARAUD, ou plus ordinairement tarot, qu’on apP 1c lautrement basson , est une grosse flûte qui sert de badans les concerts de musettes & de hautbois, q llJonze trous. Fijlula major & gravis. ., »

TARAUDER, v. a. C’est faire un trou dans une F J ^ nede métal ou de bois qui serve d’écrou pour arretetvis. Coclheatim perforare.

TARAUDÉ, ÉE. parr.

TARAUDS. Fov. Tarots. , .

TARAUX, ou ‘TARAU. Terme d’Artiseo- C elt “J

morceau d’acier bien trempé, avec des cannelures eforme de vis ou d’hélice , qui sert de matrice pofaire des écrous. Terebella coçhleata. On youches à chaque pas , ou tours de vis, pour lemieux couper Sc entrer dans le bois ou dans le&on le tourne à deux mains avec un manche,me celui d’une tarière. On dit que les tamux onmâles, & les écrous, les femelles. . _

TARAXIPPE. f. m. Terme de Mythologie. Nom d unDieu des Eléens. Taraxippus. Il y avoit dans l J PPdrômed’F.lée, un lieu où les chevaux, quan isavoient, avoiem coutume d’être saisis d une epo vsi grande, qu’ils rrembloient de tousdems mem ,fans qu’on en vît la cause, 6 c qu’ils î et s c ? P ar , tleurs conducteurs. C’en fut assez pour e gurer qy avoit là u» Dieu, qui produise'" « <*«. On *

nomma Taraxippt. dc.«p a -^ B '/f trcu ' <I: V. cete, & , L Ou lu. engea une autel eu “

lieu, fut lequel ónalloit faite des vœux quand o"

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