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f£T Ce mot n’est usité que parmi les Jardiniers; maison peut s’en servir comme d’un terme néceflâire pouréviter la périphrase.
Quelques-uns disent tardivité. Ce que les Physi-ciens appellent inertie, M. Léibnitz l’appelle tardivi-té. Mem. deTrkv.
ÇCF On a dit tardivité ou tardiveté , comme on a dit,hâtivité, hâtiveté.
TARD 01 RE, ou TARDOUERE. Rivière de France,qui a fa source dans le Limosin, d’où elle entre dansla Marche de Poitou qu’elle traverle; ensuite dans l’An-goumois, où elle fe joint au Bandiac pour se perdredans la Charente.
TARDON. Lieu du Diocèse de Cordoue en Andalou-sie, province d’Espagne. Tardo. Il est dans la Sierrade Morena. Les Basiliens de Tardon font des Moinesde S. Basile, & une Réforme de cet Ordre établievers le milieu du XVI e siècle par le P. Matthieu déliaFuente, & qui commença par un Ermitage que ce P.bâtit à Tardo/r. Environ l an iyyy, le Pape Pie IV leurdonna la règle des Carmes ; ils ne purent s’en accomo-der, & prirent celle de S. Basile, qu ils résolurent d’ob-íerver dans toute fa rigueur, ne vivant que du travailde leurs mains. Grégoire XIII les incorpora à l’Ordrede S. BasiIe.*Clément VIIIen r6oz, sépara & désunitensuite les Moines de Tardon des autres Basiliens, &leur donna des Constitutions. Dans la fuite ils en ontencore eu d'autres qui furent approuvées par Paul V ,fans déroger à celles de Clément V. Urbain VIII, en163 9, régla qu’il ne pourroit y avoir dans chaqueMonastère que la quatrième partie des Religieux des-tinés au chœur; Sc en 1641, enrc’autres Réglemens,il les obligea à faire un quatrième vœu d’obferver laconstitution de Clément VIII. Innocent X, en 1646,Sc Alexandre VII, en 1660, ordonnèrent qu'il y auroiten chaque Monastère un tiers de Religieux du Chœur.Ils n’ont que quatre Monastères, à Tardon y à Valle deGuillos, à Rétamai 8c à Bregna; & un hospice à Sé-ville Voy. le P. Hélyot, T. I, c. xxvi.
TARDONE. f.s. Nom d’un oiseau. Nous ne voyonspas communément cette forte d’oifcau en France. Urclîemble aune canne, le plumage de ía tête est toutnoir, ses yeux 8c son bec íeroient tout-â-fait rougespar-delïus, (ans une tache noire , qui paroît de chaquecôté des narines ; Ion bec est court comme celui d’unecanne. Sc large comme celui d’une oie: il est marquépar le bord d une tache noire qui ressemble à un on-gle : il est allez haut fur jambes, qui font d’un pâletirant fur le rouge: il porte un collier de couleur rou-geâtre, qui lui environne la poitrine, mais le devantde ion estomac, & tout le tour de son cou, 8c le restedu corps est blanc, excepté le deífus des ailes qui estnoir, avec une ligne rouge de chaque côté ; le boutdes plumes des ailes, & l’extrémité de fa queue fontnoirs, & fur ses ailes il y a quelques plumes vertes lui-santes. La Tardone ne plonge guère, & elle a la voixcomme la canne marine; lorsque ses ailes font éten-dues, elles paroistent toutes noires; il y a néanmoinsparmi, quelques plumes vertes ; les trois plumes rougesqui couvrent les autres, donnent de la rougeur auxailes.
TARD-VENU. Nom d’une faction qui s’éleva en Francefous le Roi Jean. Tardèveniens. La faction des Tard-Venus étoit des troupes de voleurs composées desgarnisons Angloifes, qui sortoient des places que leRoi d’Angleterre rendit au Roi Jean, après le traité deBrétigny Sc de Navarrois, qui courraient le Royau-me Sc le ravageoient. Ces voleurs se saisoient nom-mer les Tard- Venus , voulant faire entendre que pours’enrichir en pillant la France, ils étoient venus un peutard. Ils etoient commandés par Seguin de Badefol,Sc pat Gironnet de Pau, vieux Officiers Gascons , quis’étoient trouvés aux batailles de Crelsi 8c de Poitiers.Les Tard- Venus gagnèrent une grande victoire furles Troupes du Roi, commandées par Jacques deBourbon son Lieutenant Général en Languedoc. Après£ et a ^. an tage ils fe séparèrent en deux corps, l’un fousBadefol, fe saisit du château d’Ansc entre Lyon 8c Mâ-
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con, & s’y fortifia pour piller à son aise le Mâconnois,le Lyonnois & le Beaujplois: & l’autre marcha versAvignon, pour y rançonner le Pape 8c les Cardinaux.Le Pape publia une croisade contre les Tard-Venus ,&le Marquis de Montferrat, grand Capitaine, vint ason secours. Il 11’attaqua point les Tard-Venus , il lesdébaucha pour les mener en Italie, où il leur fit accroi-re qu’ils trouveroient Une bien plus grande fortune: ilrendit en cela un grand íervice au Pape & à la Fiance.Il leur donna d’abord 60000 florins, & les mena con-tre lesMilanois, qu’il défit par leur moyen. LeS Hií-roriens d Italie disent que c es Tard- Venus de Franceapprirent l’art militaire aux Italiens, & qu'après avoirrendu le Marquis de Montferrat vainqueur de tousfes ennemis, ils servirent long temps la République dePise contre celle de Florence. M. l’Abbé de Choisy,Hist. du Roi Jean , L. III , n. 6.
$ 3 ’ TARE. s. f. Défaut ou déchet qui se trouve sut lepoids, la qualité ou la quantité des marchandises. De-cessio , intertrimentum , intertritura. Le vendeur tientcompte des tares àl’acheteur. Ces, marchandises ontété gâtées dans le vaisseau, il y a pour cent écus detare.
Ce mot vient, selon Nicod, du Grec , <p6»p« , c° f 'ruptela, qui lignifie, dégât , corruption.
Le morde tare est souvent employé en parlant desespèces, pour marquer la diminution qui s’y trouve»soit pour la quantité, soit pour la qualité. J’aicomp teccs sucs, iln’y u point de tare y ni pour le compte, n*pour les espèces. ,
Tare de caille. Perte qui se trouve furies sacs, soit sd*®les faulles espèces, soit furies mécomptes en payant*recevant. On pâlie ordinairement aux Caiflìers des nt'res de cailles. .
Tare , en termes de marchandises. On appelle taft } *poids des barils, pots, bouteilles & autres choses nl’on met les drogues, confitures, liqueurs, &c- L 11Marchand met dans fa facture d’huile à vingt-huiefd 1 *une bouteille pesant dix livres cinq onces, tare un clivre trois onces de net neuf livres deux onces. » • li '
1 ; f. 6 d.
$ 5 * Ainsi la tare en ce sens est une diminution 0,1fait fur la marchandise, à cause du poids du vain £a »de la caisse, de l’emballage, &c.
On le dit figurément pour vice, défaut, tache- r,tium , defectus , labes. On dit du bois fans tare-homme n’a ni défaut ni tare. Ce cheval est sain *tare. . e
Tare. Monnoie de la côte de Malabar. La tares 1 x
petite monnoie d’argent, qui vaut à peu pi' cSliards. Il en faut seize pour un fanon, qui est all f^j eSrite pièce d’or de la valeur de huit íous. Ce ^" 0llt A,ri-feules monnoies que les Rois Malabares faste 111 e
quer & marquer à leur coin. Cela n’empcche j._
les monnoies étrangères d’or & d’argent n'a>*^ 0 nbre cours dans le commerce selon leur poids- tare gne voit guère entre les mains du peuple qi* e e ^8c des fanons. Voyage de Delton , T. /• c " a P‘
Tare, Terme de la Manche; pour dire, du goudroTerme usité en Normandie & en Picardie.
TARÉ, ÉE. adj. m. & f. Vicieux, gâté, cor p are .Marchandises tarées. Nicot , à la fin dn m °Monet. > ce hii
0 dP En termes de Forêts on appelle arbre ta ^qui a quelque défaut qui diminue de ‘o" P ^ dontAJ" Ce mot applique aux períonnes UO-S ^ ^âioiila réputation est tachée par quelque mau n‘ pranS .connue. Famosus infamia , rumore tna 0 JtC’est un homme taré que je ne veux P 01 ’ ,r ^° ^ ^éla'ce point une chose bien étrange, >et / ue .,teurs, dit l’Archevêque de Lyon dans^- ^ ^lée &de voir notre union maintenant » a * 11 ’ r àtid
si dévote, après avoir été p re fq r» ^ t e 3° band ca "
composite de gens qui gï»™ v hés de qlvc k,uenocedes, etoient tous rares « em 1 c a t.Me n ’
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