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uns donnent le ncm de magiflere , est: de l’iujiîe detartre mêlée avec de l’efpnt rectifié de vitriol, quilorfqu’on les mêle, font enlemble une grande efferveí-cence par le moyen des acides mêlés aux alcalis, quide liquides qu’ils étoienr deviennent solides.
Le tartre-émétique est une torte de remède com-posé d’antimoine préparé, 8c qyi purge par haut 8cpar bas. Le tartre émétique ou stibié est le foie d an-timoine préparé avec de la crème de tartre. On Rap-pelle tartre Jlibié , de Jlibium 3 qui signifie antimoine,8c pouf cacher les noms d’ar.timoine & d’émétiqueauxquels on est aujourd’hui accoutumé , mais quiétoienr autrefois en horreur aux malades.
Le tartre folié est une préparation du tartre avecdu vinaigre distillé, qui le réduit en feuilles blanches.Tartarum foliatum.
Crème de tartre, 8c cristal de tartre. Voyez CrèmeSc Cristal. Cremor tartari.
|J3* On donne encore le nom de tartre à cette matièreou concrétion pierreuse qui s’attache aux dents.TARTUFE, f. m. Faux dévot , hypocrite. Lypocrira.Molière a enrichi la langue de ce met par une excel-lente Comédie à qui il a donné ce nom, dont le Héross’appelle ainsi. Élie est imitée d une fort jolie Nouvelle Espagnole qui s’appelle Montufar.TARTUFERIE, f. f. Hypocrisie. On doit tout attend'cd’un ignorant animé Tailleurs d’un zèle immolé a l.ifortune ou plutôt à la tartujerie. Anecdotes sur L.Consl. Un; p en. i. Partie, pape ij. Ses manières íentent la tartuferie. Sa tartuferie est connue de touc Lmonde.
TARTUFTER. v. n. Mot comique 8c de plaisanterie .pour dire, faiie le tartufe; avoir un air & des manieres de faux dévot. Il faut tanufier , quand on vetoréussir, quand on veut attraper quelque chose. Vonferez ma foi tartufiée : cette expression dans la Cornédie du Tartufe , signifie, vous ferez mariée avec Taitufe; mais c est à cause de l’endroit où elle est pla-cée.
TAJIUDANT. Ville du Bilédulgérid, en Afrique. Turodantum. Elle est dans le Royaume de Sus ou de larudant , allez grande, bien peuplée, & située à rreizilieues de la mer. Maty. ,
TARUGA.f. m. Animal du Pérou. G’est une efpece d.cerf.
TARVIS. Vieux mot. f. m. Fin, finis ; d’où vient Tar-vifium , dernier promontoire d’Ecolíe. Borel.TAkUNTIUS. í. m. C’est le nom de la 40 e tache de 1Lune, suivant le Catalogue que le P. Riccioli nou.en a chaîné dans la Scénographie.
TARWdSCH. Vo e\ Targovisch.
TARY. s. m. La liqueur qui distille des cocotiers s’appelle soury ou tary. C’est le seul vin que l'on recueilsdans le pays de Malabar, & même dans toute llndccar la liqueur qui le tire des deux autres espèces dpalmier, est presque de même nature que celle qusort du cocotier. Ce vin n est pas à beaucoup près au!;agréable que celui que l’on exprime des raisins: ma;il enivre tout de même , 8c en un certain íens il cldune plus grande utilité. Quand il est récemment tireil est doux jusqu’à l’excès. Si on le garde pendant quelques heures, il devient un peu plus piquant, & eimême temps plus agréable. 11 est dans la perfection di.soir au matin : si on le garde un peu plus long temps .il commence à s’aigrir, 8c dans l’efpace de vingt-quatre heures, il est entièrement aigre. On n’a point danles Indes d’autre vinaigre que celui là. En le distillantloríqu’il est parvenu à fa plus grande force , & avaivqu i! ait commencé de contracter de l’aigreur, on c:fait d’allez bonne enu'de-vie. On peut même la rendutrès forte en la passant trois fois par l’alambic. Foyages de Dellon. t. 1 , ch. 22 3 p. 177 , 178 -
Les Brassens ne s’adonnent point à tirer comme leIndiens le tary ou vin des cocos : ils n’en font pas no'plus d’eau de-vie , parce que les cannes de sucre leu• en fourni (sent suffisamment, 8c que Tailleurs on leuen porte beaucoup de Lisbonne , qui est bien meilleure que celle qu’ils pourroient faire. T. II 3 page.169.
Tas
TAS.
TAS. f. m. Amas de plusieurs choses placées les unesfur les autres. Strues , congeries. Il faut mettre les grainsdans la grange iur le tas. On a íéparé 1 herbe de cece pré en plusieurs tas ou meulons. Il est tombé furun tas de pierres. Le feu a pris à un grand tas de fa-gots, qui croient dans la cour. Assembler, amasier,mettre en un tas.
§3" Tas & monceau , considérés dans une significa-tion lynonyme. Le tas peut erre rangé avec symétrie.Le monceau n’a d'autre arrangement que celui que lehaiard lui donne. Syn. Fr.
I3' Il paroit que k mot de tas suppose toujours unamas tau exprès, afin que les choies, n étant pointécartées, occupent moins de place. Un tas de pier-res, lorlqu elles lont des matériaux préparés pour faireun bâtiment. Un monceau de pierres, lorqu’elles fontles restes d un Bâtiment renversé.
Ce mot, félon Nie d, vient du Grec 1 -«^« Colloco ,ordino y conjiituo , firuo , qui signifie régler , collo -quer , mettre en ordre , peut être par antiphrase. Mé-nage & Volsius le dérivent de tafjfus , qu’on a dit dansla balle Latinité pour dire un monceau de foin ou d’é-pu 3 auílì bien que t affare , pour signifier tasser.
fT Ce mor le dit aussi Tune multitude de gens amalíésensemble. Turma , turba, caterva , grex. Mais alorsil fe prend ordinairement en mauvaise part, 8c commeterme de mépris. Ce quartier de la ville est peupled’un ras de coquins 8c de séditieux qui ne cherchentqu’à piller. Congeries. Il y avoir un tas de Nouvellistesassemblés par pelotons. Hercule s’ctoit nus à filer avecun tas de filles. Bens. Un tas de créanciers à votreporte, gronde. Des-H. Un tas d hommes perdus dedettes 8c de crimes. Corn.
Quoiqu un tas de grimauds vantent notre éloquence,
Le plus sûr ejl pour nous de garder le silence.
Bon..
Ah ! pour le repos de nos jours ;
Que ríavons nous un tel secours ,
Contre un tas de grimauds dont Parnasse fourmille?
Des-H-
On dit de même un tas de paroles. Vos pensées sé-roient plus belles, si elles n’étoient pas étouffées fousun tas de paroles superflues. Voix.
On dit qu’une personne fe mer route en un tospour dire, quelle s’accroupit, qu’elle fe ramasse»qu’clle fe met toute en un peloton.
Tas , en Maçonnerie, est la malle de pierres arrangee*qu’on maçonne, ou plutôt le bâtiment même qu’onéleve. Congeries y feu congefla feries. Il saur élever,poser, arreter cette pierre fur le tas 3 fur le mur qu 011bâtit. Retailler une pierre fur le tas 3 avant que del’asturer à demeure. Daviller.
Tas de charge. On appelle ainsi, dans les voûtes Go-thiques, íelon Philibert de Lorme, L. IV, c. vin, lescoussinets à branches d’où prennent naissance les ogi-ves, íormerets, arcs doubíeaux, &c. C’est aussi unemanière de voûter. Davil. ,
Tas droit. Terme de Paveur. C’est une rangée de pavelur le haut d une chaussée, d’après laquelle Reten-dent les ailes en pente, à droit 8c à gauche, jusquesaux ruisseaux d’une large rue, ou jusques aux bor-dures de pierre rustique d’un grand chemin pave. Da-
VIDER. . ,
Tas, est auífi une petite enclume d’Orfèvrc, atrae ìeeà un gros rond de fer, fur laquelle ils travaillent auxouvrages délicats fur leur comptoir. Incus- Cet au ^une enclume de Monnoyeurs, qui a neuf ou dix pou-ces de diamètre, dont la queue entre dans un trouou souche de bois, que les ouvriers appellent f e P eaU ’du Latin cippus. Sur ce tas l’Ouviier liáttit, clai e
boue les carreaux. . :
Tas. Terme de Pontonniers. C est chez les Ouvrier, qfont des boutons de métal en lame, la matrice dans
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