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voir Philippe de Valois fur les deniers d’or battus en135 6. L’origine de ces unans vient de ce que dansles anciens Tournois, les Chevaliers íaisoient porterleurs écus par des valets déguisés en ours, lions, mons-tres, &c. par des Maures , Sauvages, ou des Dieux fa-buleux de l’Antiquité, lesquels tenoient aulli, &gar-doient les écus que les Chevaliers étoient obligés d’ex-poler perdant quelque temps pour ouvrir les pasd’armes, afin que ceux qui les vouloient combattre ,les allaflent toucher. Il y a eu aulli des t enans qui ontété tirés des corps des devises Ôc des animaux du Bla-son, comme le porc-épic de Louis XII, la salamandrede François I, &c. P. Mén.
Tenant. 1, m. C’est un Champion qui se présente dansun tournoi ou autre jeu ou exercice de Chevalerie ,pour combattre, soutenir, ou courir sur tous ceux quiíe viendront présenter , & qui entreprennent de dé-fendre quelque pas ou passage. Propugnator. Ceuxdu parti contraire s’appellent Ccntrctenans. Un telChevalier étoit le Tenant en un tel tournoi. On ap-pelle proprement T 'enans , ceux qui ouvrent le Car-rousel, qui font les premiers défis par les cartels qu’ilsfont publier par les Hérauts. Ce font ceux qui composent la première Quadrille. Les autres font les As-saillans. Oppugnatores. Ils font ainsi nommés, à causequ'ils íou tiennent les armes à la main , contre tous ve-nans, les propositions qu’ils ont avancées.
Entre eux & les Tenans le soleil se partage.
P. Le Moine.
On le dit aussi par extension , fCF de celui qui vasouvent dans une maison, Sc qui y est comme le maitre. Apud aliquem ajsiduus. Il est le tenant dans cettemaison. Ce qui s’applique aussi à celui qui fait aíli-duement fa cour à une femme.
On le dit figurément de celui qui, dans une dispute,soutient une opinion contre ceux qui l’attaquent. Ilétoit le tenant de la dispute.
On le dit de même - de celui qui défend une personne dans une conversation. C’est le tenant déclaréde Descartes. Asfeclator.
TENAR. f. m. Terme d’Anatomie; nom d’un muscle dupouce. Le quatrième des cinq muicles du pouce est leténar , c’est celui qui forme le mont de Vénus; ilprend son origine du premier os du carpe, Sc du liga-ment annulaire, Sc va s’insérer à la deuxième articu-lation du pouce, qu’il éloigne des autres doigts. Dio-nis.
§CF TENARE. f. m. L’enfer. Il 11’y a guère que les Poe-tes qui le servent de ce mot. Voye £ Taenare.
TENASSERIM. Voye\ Tanasserim.
TENBYE. Ville d'Angleterre, en Pembrockshire, fur lacôte du nord de la pointe de Ludsol.
TENÇA. s. s.Tence, dispute, querelle. Rixa 3 lis , con-troversa. Voyez le Dialogue dit Pensai de bordel,dans Vigenère, fur César.
TENCE. s. f. TENÇON, ou TEN C HO N. s. m. Vieuxmot, riote, querelle. Borel le cite aussi de son OvideMb. Rixa j lis.
Mais ains dura long tems la tence. Ovide. MS.
Si dis conques en nul s. ( c. âge. )
Beauté not paix avec chaté ,
Toujours y a f grand tençon. R. de la Rose.
Dans le petit Dictionnaire du P. Labbe , pag. y 11 ,lis est interprété tancon. C’est de-là que vient tanserou tancer.,
TENCIEP. Vieux v. a. C’est la même chose que Tan-ser ou Tancer. Litigare , dans le petit Dictionnairedu P. Labbe.
TENCIÈRES. si m. Vieux mot. Querclicux. Litigiosus ,
' dans le petit Dictionnaire du P. Labbe.
TENÇON, TENSON. Voye\ Tence.
Regrets 3 tensons,
Pleurs , & chansons t
TEN
Font les Façons
P’amoureuje Chevalerie.
Blason des faussés Amours.
Eí Perceval parlant d’une dispute, dit :
Ne me ft autre tençon.
fCT TENÇON. s. m. Terme d’ancienne Poésie Fran-çoise. Voye\ Tenson.
§CF TENDANCE, s. f. Terme de Physique , de Stati-que Sc de Dynamique. On entend par-là l’effort quefait un corps vers un point quelconque. Nisus corpo-ris. Quelquefois pourtant ce mot marque la simpledirection du mouvement. La tendance des corps gra-ves vers le centre de la terre. La tendance d’un corpsmû circulairement pour s’échapper par la tangente.Tous les corps qui nous environnent , les plus petitscomme les plus grands nous apprennent quelques vé-rités: ils ont tous un langage qui s’adreíle à nous, &même qui ne s’adreíle qu’a nous. Leur structure parti-culière nous dit quelque chose. Leur tendance a unefin nous marque {'intention de l’ouvrier. Specl. de laNat. T. 1 3 p. 4 & j de la Prés. La loi qui a impri-mé à tous les corps une tendance vers leur centre, Scqui a réglé tous les dégrés de leur accélération versce centre, est ce qui met l’ordre dans le monde, enprescrivant à chaque corps le heu qu il doit occuper.T. III , p. 2 S S-
TENDANT, ANTE. adj. Qui tend , qui est dirigé àquelque fin. Sjaeclans 3 tendens. Voilà deux requêtestendantes à memes fins, à ce qu il plaise à la Cour or-donner. Voilà des propos scandaleux Sc tendans à sé-dition. Il y a divers moyens tendans à une même fin.Il ne se dit guère qu'en ces fortes de phrases.
TENDE. Petite ville des Etats de Savoie. Tcnda. Elleest capitale du Comté de Tende , a une citadelle , Scest située à six lieues de Vintimille, du côté du nord,près du col de Tende , qui est un passage des Alpesmaritimes , pour entrer dans i’Italie. Long. 16 d. 8',lat. 44 d.
Le Comté de Tende. Tendanus Comitatus. C’estune contrée des Etats de Savoie. Elle est entre le Pié-mont , les Etats de Gènes, Sc le Comté de Nice,au-quel elle est annexée. Emmanuel Philibert , Duc de,Savoie, acquit ce Comté lan 1579 , d’Hcntiette dePoix, à laquelle il donna en échange le Marquisat deMirebel, en Bresic. Mat y.
TENDELET. s. m. Terme de Marine. C’est une pièced’étoffe portée par la flèche Sc par des bâtons, pourcouvrir la poupe de la galère contre le soleil, ou con-tre la pluie. Tentoriolum laneum.
TENDERIE. f. f. Terme d’Oifeleur. Chasse où l’on tenddes pièges aux oiseaux Sc autres animaux, pour les at-traper. C’est le nom que l’Auteur du Spectacle de laNature, T. //, p. 46p , a mis à la marge de cet exem-ple. Nous amenons fans peine dans nos filets les ca-nards Sc les oies sauvages, les courlis, les sarcelles ,les vanaux, les pluviers, les ortolans, & tous les au-tres oiseaux de passage. Aucupatio , aucupium.
TENDEUR, s. m. Terme de Fauconnerie. Celui quiprend les oiseaux de proie au passage par le moyend’un filet, Sc d’un duc dressé à cet effet, qui les ap-pelle, & les fait donner dedans. Anceps 3 accipitrarius.Le tendeur 3 dès qu’il a pris l’oiseau, le cille, lui metdes gets avec la vcrvelle Sc la longe, le garnit de íon-nertes avec un chaperon à bec, le désarme de la pointedu bec, Sc des pointes des serres, puis le veille, Jcpaît Sc le purge, Sc ne le met fur fa foi, ni hors defilière , qu'il ne soit bien assuré, Sc de bonne creanCk-
TENDINEUX, EUSE. adj. Terme de Médecine & d A-natomie. Qui appartient aux tendons , oui ressemble,quia du rapport aux tendons. Tendonismihs , ten-dinosus. Les fibres longitudinales des membranes dontles vaisseaux font composés, font tendineuses &ela -tiques. Hecquet.
TENDIS. Vieux adv. Un peu. Boree. Paululàmi f alisçer j aliquantulum.