Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
1021
JPEG-Download
 

TEN

•Si la feis toute fiée

Habiter à tot un tendis,

Jusqu à tant que tu ascendi S'

A la claretéglorifiée. Mehun , au Testament.

$íT TENDOIR. st m. Terme de Tisserand. C’est ainsiqn’on appelle le bâton qu’on fait entrçr dans le trouqui est au bout de la poitrinière, qui sert à l’empccherde se dérouler & à tendre l’ouvrage.

TENDOIRES. s. f. pi. Terme de Manufactures de lai-nages. Ce íout des morceaux de bois de charpente, oude simples perches préparées pour faire lécher les étof-fes après qu’elles ont reçu leurs apprêts.

TENDON, f. m. Terme d’Anatomie. Tendo. Partieblanche , la pliis ferme de celles qui composent lesmuscles. C’est proprement la tête & la queue des mus-cles , que l’on a coutume de comparer à des espècesde cordes qui tiennent les muscles en raison. Ainsi laplupart des muscles ont au moins deux tendons j celuiqui est attaché aux parties vers lesquelles le mouve-ment se fait, s’appelie la tête , & celui qui est attachéaux parties qui íont tirées vers les autres, s’appelle laqueue. Les tendons font composés de mêmes fibresque le ventre d u muscle, il n’y a d autre différence ,si ce n’est que les fibres font lâches & écartées dans leventre, au lieu qu’elles font fort ferrées dans les ten-dons. Les fibres des tendons ne souffrent point de con-traction , comme celles du milieu du muscle., ce sontdes cordes par le moyen desquelles les parties Rappro-chent les unes des autres. La suture du tendon est uneopération très-délicate de Chirurgie ; elle avoir étéabandonnée long temps. Jean Bienaile la rétablit ausiècle passé.

ffT Tendon d’Achilee. C’est ainsi qu’on appelle letendon large, gros & fort qui sert à étendre le pied& qui vient du milieu de la jambe au talon. II estformé par l'union intime de deux muscles distérens ,l’un appelé les jumeaux 3 l'autre le solaire. Il va s’attacher à la partie postérieure du calcaneum , & pro-duit , par ^épanouissement de ses filets, 1 aponévroseplantaire. Les blellures du tendon d’Achille font ttès-dangereuses.

Tendon , se dit improprement du cartilage qui entoureune partie du pied d'un cheval, situé près de la cou-ronne. Pedis equini tendo. Il arrive souvent aux che-vaux , que pour guérir un javart, il faut couper & ex-tirper le tendon.

TENDR AC. f. m. Efpcce de porc-cpic de l’íle de Ma-dagascar. Tcndracus. La chair en est insipide & mo-lasse. Ces animaux dorment six mois.

TENDRE, v. a. Je tends. Je tendois. Je tendis. J’ai ten-du. Je tendrai. Que je tendisse 3 ou /e tendras. Ten-dant. Bander avec effort quelque choie. Tendere } in-tendere j contendere. Tendre un arc, une arbalètetendre un piège pour attraper les bêtes nuisibles; tendre une souricière. Les baladins tendent des cordespour danser dessus , pour voltiger. On tend des cordesà travers une rivière pour conduire un bac.

Tendre, se dit aussi des choses qu’on élève, ou qu’onattache, étant déployées selon toute leur longueur ou.étendue. Extendere , explicare , porrigere. Si-tôt qu’on*est campé, on tend 3 on dresse les tentes. Quand onvoit un bon vent, on appareille on tend les voiles.|CF On dit tendre un lit, le.monter, le mettre en état

T £ N

ï ozx

Un vilain cou de grue ; elle tend le ventre , commequand elle est grollè. On fait tendre la main aux Eco-liers pour leur donner des férules. L’Ecriture mauditcelui qui tend la jambe à un aveugle: elle loue celuiqui tend une joue après avoir reçu un soufflet sur l’ati-tre. Tendre son chapeau, tendre un sac pour recevoirquelque chose qu’on donne. Tendre la main pour re-cevoir quelque chose. Pouvez-vous voir un pauvretendre la main, fans être touché de charitéìTendre. Terme d’Efcrnne. C’est le jeu de certaines gensqui ne se soucient pas d’être blfssés, pourvu qu’ilsblessent, & qui au heu de parer les coups qu’on leurporte, présentent lapointe ferme , en tenant leur corps& leur bras le plus alongé qu’il leur est possible. Enfait d’atmes, c’est le plus vilain de tous les jeux quecelui de cendre : c’est ce qu’on appelle , donner pburrecevoir. Quand on connoit un homme sujet à ten-dre 3 on dérange bien fa manœuvre. On fait bien écar-ter son épée , & lui porter la botte au corps, avantqu’il ait repris fa situation.

{'•CF Tendre , est aussi neutre , & signifie, aller à un cer-tain terme , aboutir. Toutes choies tendent is leur cen-tre, à leur fin. Tendunt 3 nituntur . Où tend ce chemin ?Quo ducit via ? Où tendent vos pas ì Quò tendis ? Ilest plus d usage au sigillé dans cette acception. Avoirpour but, pour fin. Tendere 3 speclare. Toutes les ac-tions des hommes tendent à un bien , vrai ou appa-rent. Tous nos efforts tendent à nous rendre heureux.C’est un homme adroit qui tend à ses fins, qui a tou-jours ses intérêts en vue. Ce r Avocat a fait un granddiscours qui ne tend à tien. Tendre à la perfection.KF' On dit qu une maladie tend à la mort, pour dne ,qu elle est mortelle: Sc qu’un malade tend à fa fin ,pour dire, qu’il est près de la fin.

Tendre, se dit figurément en Morale. Extendere 3 por-rigere 3 protendere. Il lui a tendu les bras dans la mi-sère, c’est-à-dire, il l’a secouru, il l’a accueilli. Tendreles bras vers le Ciel, c’est lui demander du secours.La Vestale vous tend les mains; ces mêmes mains,qu’elle a coutume de tendre pour vous aux Dieux im-mortels. Bouh. Tendre les mains à quelqu’un, implo-rer son secours.

Tendre, signifie aulsi quelquefois au figuré, employer,appliquer. Insumere 3 contendere 3 applicare. Il a tendutous les nerfs de son esprit, il a fait un effort d’imagi-nation. Il ne saur pas que l’csprit soit tendu perpétuel-lement, ni qu’il travaille toujours.

Tendre, signifie aussi, préparer, apprêter, ajuster. Pa-rare, aptare , instruere , disponere. Nous ne sommesoccupes qu a nous tendre mutuellement des pièges. S.Evr. L’amour ne tend guère ses filets en vain. LaFont.

Jeunes beautés envaìn tendent filets 3D’être indolent chacun fie félicite. Des H.

On dit proverbialement, qu’il vaut mieux tendre lamfcin que lc cou, pour dire, qu’il vaut mieux gueuserque voler, & se mettre en hasard d’être pendu.TENDU , UE. part.

On dit qu’un homme a l’esprit tendu , pour dire,bien appliqué à quelque méditation ou composition.

TENDRE, adj. de t. g. qui supplique à quantité dechoses dans des significations différentes, tant au pro-pre, qu’au figuré. Mollis , tener.

de servir. Tendre une tapisserie, Rappliquer sur la mu- On le dit au propre, par opposition à dur, des corps

_* 11 _ 'T 1 . / - _ 1 L>.« I n »A|M líflr / lin 'I nm n f ono hsM ii ^dsi/1 _ ' 1 , .

raille. Tendre une chambre, la tapisser. Tendre un ap-partement de satin, de velours, de noir, &c,

Il s’emploie aussi absolument. On a ordonné de tendre dans les rues. Le jour de la Fête-Dieu il y a obligation de tendre devant fa porte. On dit aulsi en cesens , tendre aux bécasses , tendre aux grives , pourdire, tendre des filets pour prendre des bécasses & desgrives.

(fiT Tendre, se dit aussi en parlant des divers mouve-mens , des différentes atçirudes du corps, ik signifie ,étendre, alonger,avancer, présenter en avançant. Ex-tendere, porrigere. Tendre le dos, tendre les épaules Iaux coups. Cette femme a mauvaise grâce, elle tend f

qui n’opposent que peu ou point de résistance à la di-vision de leurs parties.

Le bois blanc, comme le saule, le bouleau, est plustendre que le chêne , le buis, l'ébène, le gayac. La- pierre de S. Lfcu est plus tendre que le franc liais; l'al-bâtre que le marbre, & le marbre que le porphyre. Enmatière de pierreries, plus elles font tendres , moinselles font estimées, comme l’émeraude & l’amethysteà l'égard du diamant Se du rubis; les opales de Bohê-me en comparaison des Orientales. Le plomb,l’ctain,font les plus tendres des métaux.

ÇfT On le dit de même des alimens qui font aisés à in-ciser, à broyer avec les dents. Cibus facilis , minimi