lord TEN
TEN
nes des chevaux, Le Roi dans les cérémonies tient unsceptre à la main. On peint Hercule qui tient unemassue, Pallas une lance, Diane un arc , Mercure uncaducée. L’Eloquence dent d'unemain une corne d’a-bondancepleine de toutes torres de fruits & de Heurs,6c de l’autre elle tient la gloire , la puistance, les ri-chelles. Abl.
$3* Tenìr quelqu’un à la gorge, lui ferrer la gorge avecles mains. Dans le tens Hguré, c'etì le réduire dans unétat à ne pouvoir faire aucuue résistance à ce quel’on demande de lui. On dit aulll, tenir le poignardfur la gorge à quelqu’un.
03* On dit absolument, tener;, pour dire , prenez ceque je vous présente. Accipe. Dans, le discours fami-lier, on dit tene; y pour s’attirer l’attenrion. Tene;,tout ce que vous dites là ne me touche point : Ôc demême pour avertir quelqu’un de prendre garde à quel-que chose. Tene \, le voila qui patle; voilà 1 hommeque vous cherchez. Adverte.
03* On dit proverbialement, un tien vaut mieux que. deux tu l’auras; lapoffcllîon d un bien présent, quel-que modique qu’il soit, vaut mieux que l’efpéranced un plus grand bien à venir & incertain. L’un est sûr,dit La Fontaine, Sc l’autre ne l est pas.
Tenir, signifie auili, poíléder des terres & des Seigneu-ries. Pojfidere y occupare y obtinere. Les Hollandoistiennent plusieurs places importantes dans les Indes.Les Espagnols lont bien établis dans l’Amérique, ilsen tiennent une bonne partie ; dans la septentrionaleils tiennent le Mexique, lé nouveau Mexique, lesîles de la Couve, de Porto-Ricco , de la Trinidad ,
- de la Marguerite, & une partie de celle de Saint Do-mingue, Sc ils font établis dans la Floride & dans laCaroline. Dans l’Amérique méridionale, ils tiennentle Pérou , la Castille d’or, le Chili dc les provinces deRio de la Plata.
Tenir, signifie, occuper, fe rendre maître par la force.Pojfidere y vi obtinere , usurpare. Cette armée tie/rtles ennemis enfermés dans les montagnes. L’cnnemitenoit les montagnes. Abl. Il y avoir dans la ville uneforterclse escarpée que tenoit le Satrape. Id. Je le tiensprisonnier, j’en fuis maître. S’il donne dans ce pan-neau, jel c tiens, il est pris, il est à moi.
Tenir , signifie encore, poíléder par la grâce Sc le bien-fait d’autrui, ou en son nom. Habere , poffderc bene-ficio & favore alterius y vel ex dono pojfidere. Noustenons de Dieu notre être , notre vie & notre fortune.Le Roi nc dent son Royaume que de Dieu 8c de ionépée, il-le tient en souveraineté. Ce Duc tient sonDuché de l’empire, il en relève. On tient les terresen plein fief, on les tient à foi & hommage, en roture, en franc.alleu, par engagement. On dent lesmaisons à loyer, à bail emphitéotique. C’est un in-grat qui tient tout de moi. Òn dent les Bénéfices entitre ou en commende. Il est défendu de les tenir enconfidence. Il tient cette grâce des bienfaits du Roi.
11 ne veut dépendre, ni rien tenir de períonne. Je neveux rien tenir de la rigoureuse loi du devoir, je veuxtenir tout de votre paillon Sc de votre cœur. Mol.
On dit figurément, qu’on ne dent rien de quel-qu’un, pour dire, qu’on nc dépend point de lui. Ondit, tenir la vie de quelqu’un, pour dire, lui avoirobligation de la vie. Je tiens cela de vous. Hoc tibidebeo. Acceptum ferre, referre alicui.
On dit encore, tenir quelque chose de quelqu’un,l’avoir appris de lui. Ab aliquo audire , accipere. Dequi tene;-v ous cela. Je tiens cette nouvelle d’un tel.
ft-O* Il a encore une autre lignification dont nous parle-rons plus bas.
Tenir en fa main. Terme de la Coutume de Berry,rit. v. art. 24 , 25 , tir. xi, art. 8 . Il fe dit quand leSeigneur féodal use d’exploit domanirr fur la choseféodale par lui ou son commis , ou quand l’on jouitpar fes mains d’un héritage.
Tenir, signifie aulfi,s’étendre, occuper de la place. Te-nere y occupare locum. Cette rivière dent trois lieuesde large à son embouchure. Les armées Ottomanestiennent cinq ou six lieues de pays. Les ennemis tien-nent la campagne. Elle dent une étendue de pays in-
finie. Vaug. Il y avoir un embarras qui tenoit toute larue. Cet homme tient tout un corps de logis : celui-là ne dent y n occupe qu’une chambre. Serrez vous unpeu, vous tene\ trop de place.
§3* On dit encore de certains lieux qu’on occupe, Scde certaines choses dont on fait métier Sc protcsiionpour la commodité du public. Ainsi l’on dit tenir au-berge, hôtellerie. Cauponariam artem exercere. Tenirboutique, banque, pension. Foyer; ces mors. Teniracadémie : ce qui s’applique aux académies de jeu,de méme qu à celles où l'on fait tes exercices. Foyer;Académie dans certe double acception.
03* Ce verbe s’emploie dans plusieurs autres phrases,dans la signification d’occupcr. U 11 Officier, un Com-mandant tient une ville, une place pour le Roi, pontle service du Roi, c’est-à-dire, qu’il y commande»qu’il la garde pour les intérêts du Prince; ce qui fe diten temps de guerre, quand il s’agit de droits contes-tés. Tel Officier fe jetta dans la place, & la tint pourle Roi.
03* Tenir la campagne, être en campagne, en état des’oppoíer aux ennemis, d’entrepiendre fur eux, ou defe défendre si l’on est attaqué. L’armée ennemie est
trop foible, elle n’oferoit tenir la campagne. Educerçcopias è cajlris. On dit dans le même tens qu’uneHotte dent la mer.
£13* Tenir , en termes de Marine, a différentes signifi-cations. Dans un tens général, c’est prendre Sc amar-rer. Tenir une manœuvre , attacher ,* amarrer unemanœuvre. Tenir en garant, en ralingue. Foyer; cesmots.
03* Tenir le vent 3 c’est aller le plus près qu’il est pos-sible vers l’endroit doit vient le vent.
03* Tenir le large. Sc lervir de tous les vents qui fontdepuis le vent de côté julqu au vent d’arriòre inclusi-vement. Foyer Large , Largue.
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f/3* Tenir le lof. Voyez Lof.
03" Se Tenir fous les voiles. Être prêt à faire route ,ayant toutes les voiles appareillées.
03* En termes de Pratique, tenir prison , demeurer enprison. On dil'oit autrefois tenir le lit, demeurer dansson lit, être malade au lit. Leclo teneri. Il tient le lirdepuis un mois. Leclulum tenet. On difoit dans leméme feus tenir la chambre.
*3“ Tenir, te dit en parlant de l’ordre dans lequel lespersonnes ou les choies font placées, du rang quellesoccupent. Dans les compagnies chacun doit tenir Ionrang. La libéralité tient le milieu entre la prodigalitéSc l’avarice. Tenir le premier rang. Primario loco
03* On dit figurément qu’un homme dent bien sonrang, ta place, ôc familièrement qu’il tient bien to»coin, pour dire, qu’il occupe dignement l’emploi quilui est confié. Rite 3 honorifice muneresuo defungi.
03* Tenir le milieu dans une affaire. Prendre un tem-pérament entre deux choses opposées. Inter utrumquetene , medio tudjfimus ibis.
03* Tenir fa partie, en Musique, chanter ou jouer fapartie. Foyer; Partie, terme de Musique.
£3* On dit auffi tenir fur une note, continuer à jouerou à chanter fur une note, tandis qu’une autre partieen parcourt plusieurs. Foyer; Tenue. Dans ce sens te-nir est neutre.
03* On dit figurément Sc familièrement tenir bien fipartie, faire tout ce qu’il faut faire dans l’emploi qu’onremplit. Munia sua obire.
03* Tenir, te dit encore en parlant des affemblecs,des fonctions publiques qui regardent le gouverne-ment & la police d’un Etat. Tenir un Concile. Con-cilium habere, celebrare. Voyez Concile. On tientles états généraux tous les ans dans quelques provin-ces. Foyer Ftats. Autrefois les Commissaires duRoi tenoienr les grands jours. Foyer; ce mot. Le Papetient Consistoire. Le Roi tient Conseil, tient son litdc Justice. Voye~; ces mots. Les Officiers de Justicetiennent les plaids, les affiles. 1 r oyer; Assises. CnPrésident dent la chambre des vacations. Prtejl.
HCZ- Tenir. Garder en quelque endroit. Asservare ,J U J~todire. Il tient fes papiers enfermes dans son cabinet.
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