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Tome huitieme. [THA - Z.]
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fin du XVIe siècle par le P. Bernardin d’Obrégon > fontauffi du tiers-Ordre de S. François, de me nie que lesBonfieux, qui commencerent à Armentieres lan 1 6 15.II y a encore trois Congrégations du tiers-Ordre de S.François, dont on ne lait guere que le nom. Les Frères& Sœurs des Sociétés ou Confraternités du Confort àMilan, & de la Charité de Pajolo à Rcggio, & lesPénitens gris à Paris.

Il y a auffi piuíieurs Congrégations Religieuses defilles du tiers-Ordre de S. François. La première Reli-gieuse de cet Ordre fut sainte Elisabeth de Hongrie,veuve du Landgrave de Thuringe qui fit vœu de pau-vreté & de chasteté Tan 1225. Ces Religieuses croientHoipitalieres, & fe nommèrent les unes Sœurs de laCelle, les autres, Sœurs de la Saille. D'autres vivoienten clôture, elles furent fondées vers Fan 1595, parlaB. Angeline de Corbare, qui fut leur premiere Géné-rale. Celles qui iont Hospitalières en France & dans lesPays-Bas, se nomment Sœurs Grises, dont quelques-unes iont réformées. D’autres Rappellent Pénitentesdu tiers-Ordre de S. François de Fétroite Observance.D’autres, Pénitentes du tiers-Ordre de S. François ouRécollectines. Voye\ íur le tiers Ordre de S. François,& ses disterentes Congrégations, le P. Hélyot, T. VII.depuis le Chapitre XXIX. jusqu’au XLV. inclusi-vement.

Le Tiers-Ordre de Prémontré. Thibaut, Comte deChampagne & de Blois voulut entrer dans lOrdie dePrémontré, & s’y engager par les vœux solennels ;mais Saint Norbert lui déclara que la volonté de Dieuetoir qu’il le servît dans le mariage. Il lui donna seule-ment un petit scapulaire blanc, pour porter sous seshabits, en lui prescrivant une Règle pour y vivre sain-tement & dune manière religieuse au milieu du monde.II accorda ensuite la même chose à une infinité de per-sonnes séculières ; ce st ce quia composé le tiers-Ordrede Prémontré ; mais il y a long-temps que cet usageest aboli. P. Hélyot T. II. p. 62. & le BibliothecaPrcemonflratenfis.

Le Tiers-Ordre de la Merci. Vers Tan 126;. deuxveuves de condition de la ville de Barcelone deman-dèrent pour elles & pour plusieurs autres, au B. Ber-nard de Corbarie leur Conseilleur, de l’Ordre de laMerci, & Prieur du Couvent de Barcelone, la per-miffion de porter Fhabir du tiers-Ordre de la Merci, àl’exemple des Tierciaires de Saint François & de SaintDominique. Après quelques épreuves, íl proposa lachose au Chapitre général, & on lui donna commissionde faire cet établiflement, & d en ecrire la Règle : c.equ’il fit en 1265. Tels furent les commencemcns duTiers-Ordre de la Merci, au XIII e . siécle.

Le Tiers-Ordre des Servites, fi l’on s en rapporte aup- Archange Giani dans les Annales de cet Ordre, futinstitué par-le B. Bonfils Monaloi premier Général de1 Ordre : mais ie P. Hélyot montre par F Acte de récep-tion de ces prétendues Tierciaires, que ce n’étoient quedes Oblates, jusqu’au XVe siècle que la B. Julienne ,fille d un riche bourgeois de Florence, ayant été elueSupérieure parces Oblatesen 1306, leurprekrivit uneRègle, qui fut approuvée par Martin V. l’an H z 4-Airifi d’Oblates elles devinrent véritablement d iet-ciaires des Servites. Leur Règle est rapportée tout aulong dans certe Bulle & contient 20 articles. Il n y aque des filles du tiers-Ordre des Servites. _ „

Le Tiers - Ordre de la Trinité n’a commence tres-ptobablement qu’en 1584, quoiqu on Ion lui donneune ancienneté plus grande de quatre fiecles. Voye\au mot Trinité. ,

DEUX-TIERS. Nom dune monnoie de Saxe frappée enLulace l’an 1664, fous le gouvernement de l ElecteurJean George 3 on l’a depuis peu augmentée de leize àTïFft’<ï gros - Be f'

£ n 'POINT. Tenne de Perspective & d Architecture.orend r =Pu C r Ve on a PPelle le tiers-point , un point qu’onroutes 1 j tionfur la Hgne de vûe, où aboutifïentc r „. p diagonales qu’on tire pour racourcir lesT RS 'Z Un r 7um in per/echva.

Tiers-point En mrme d’Architecture. Lest le point c

iectionqui ie^rait^au sommet d’un triangle équilatéra

rr- - irr T T~ Pommer d’unTerne VIII. 1. p ar tie.

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on au-destus, ou au-deííòus. Tertium puticlum. On faitdes voûtes d’ogive en tiers-point. Il est ainfi nommeparce qu’il est le troilìème point après les deux qui fontfur la base. Une voûte en tiers-point est proprement unevoûte élevée au-dessus du plein cintre.

On appelle auffi un tiers-point , ce qui donne unbranle à plusieurs machines dans la Méchanique. Ter-tium mobile.

Tiers-point. st 111. Terme d’Horloger. On appelle ainsiune lime qui est formée de trois angles.

On appelle en terme de marine, des voiles a tiers-point , les voiles triangulaires, qu’on nomme autre-ment voiles Latines , dont on fe sert fur la Méditer-ranée & fur les galères, & à l’artimon. Vela Latina ,triangula.

TIERS-POTEAU. st m. Terme d’Architecture. Pièce debois de sciage de cinq pouces & demi de grolîèur, faited’un poteau refendu. Tertia ligni fcijfilis pars. On s’ensert pour les cloisons légères, & pour celles qui portentà faux. Davil.

TIERS DE SOU. C’étoit une forte de monnoie d’or dutemps des Rois de la première Race, laquelle avoir,d’un côté , une tête de Mérovée ornée d’un diadèmeperlé. Tertiarius assis. Bouteroue.

TIERSAN. Voye% Tiéran.

TIESURES. Nom d’un ancien village des Ambianois.Teucera. Il est dans l’Artois, au confins de la Picardie,fur FAuthie, à une lieue au-deílus de Dourlens. Maty ■

TIEUL,eule. Vieux adj. Tel. Talis, Etau pluriel, Tieuls.Borel.

TIEULE. st f. Vieuxmor. Tuile. Borel. Tegula. Delàon a fait Tegule , Tejule, Tieule. Il y a des Couvreurs& d’autres artisans en France, qui fe servent encorede ce mot.

TIEULEMENT. Vieux adv. Tellement. Borel. Sic, ita.

TIEURE. Tieure sur l’Authie. Nom de lieu. Teucera.Teucera ad Alteiam. C’est un bourg de Picardie, situésur l’Authie, entre Authie & Dourlens. Voye\ Valois,Not.Gall.p. z4. & i8z.

TIEUXTE. Vieux st m. Texte. Borel. Textus, con-tecçtus.

TIEX. Vieux adj. m. Tel. Borel. Talis. Il paroît êtreindéclinable j car il a au féminin tiex, & au pluriel il aauffi tiex.

Johannes hom non pas ancien ,

Que en appelle Gentien ,

Portoit tiex armes ce disoìent. PierreGentien.

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TIFAINE. Voye\ Tiphaine.

TIF AUGES. Nom d’un bourg de France, situé fur laSureNantoise, dans le Poitou, & aux confins de 1 Anjou &de la Bretagne. Maty. Taifali Gallicani , Tais aha yT et sali, Teifolia, Tifaugia , C’estun village du Poi-tou. Les Taifales croient des Scythes, c est-a-dire, despeuples du nord, dit Valois , Not. Gall. p. maisdes Scythes infâmes & Sodomites. Ils s’étoient établisdans le Poitou, à Selle & à Tifauge , & ils donnerent.leur nom à ce dernier lieu ; car Tifauge s’est fait deTaifalia. Ce village est sis entre Chiffon ou Cliçon &Mortaigne, fur la Seure Nantoiíè. Il y avoir beaucoupde ces T affales fur les côtes du Poitou , & le long de1 embouchure de la Loire. Valois ctoit qu’ils y étoientVenus fous la conduite d'Ataulfe Roi des Gots, ou avecGoar Roi des Alains, & qu’ils s’y étoient établis fousl'Empire d Honorius. Car il ne croît pas que ce soientles descendans de ces Taifales payens, qui, suivant laNotice des Provinces del’Empire Romain, secoururentles Poitevins. Voyei cet Auteur à l’endroit cité, & Rer .F(ancic. L. V

riFERNO , ou BIFERNO. Nom d’une rivière duRoyaume de Naples en Italie. Tifernus , Phiternus .Cette riviere naît près du Bojano, dans le Coince deMolise ; arrose Guardia ; & après avoir traverse unepartie de la Capiranare, elle fe décharge dans le golfede Venise, environ à une lieue de Thermole, versForient. Maty.

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