bêre avant quelle soit lavée. On lave la laine sur la bre-bis avant que de la tondre.
On tond les chapeaux qui font de lame pure, en lesfaisant palier par la flamme d un feu clair, pour enôter les plus longs poils : c olì ce qu on appelle flam-ber le chapeau» On tond ceux qui ne font pas de lainepure, Castors, Vigognes, &c. en les frottant avec unepierre ponce, pour uler le poil trop long : c’est ce qu’onappelle poncer le chapeau.
Tondre , fe dit figurément & familièrement, en parlantde ceux contre 1 avis defquels on a prononcé. Rejpue-re, rejicere, refutare , non fèqui. Ce Rapporteur avoirouvert un bon avis, & cependant i.l a été tondu. L’A-vocat General a bien plaidé, mais il a été tondu, una ^ tre 1 a emporté fur lui. Pafquier dit que cette figureest tiree des Moines, qu’on appelle tondus, quand ilsOnt renoncé à toutes les brigues & espérances des biensde ce monde.
Tondre, fe dit proverbialement en ces phrases. A brebistondue , Dieu lui mesure le vent ; pour dire , qu il nenous envoie pas plus d adhésion que nous n’en pou-vons porter. On dit d’un homme fort avare, qu’il ton-drait fur un œuf. On dit auffi , qu’il faut tondre fesbrebis, & non pas les écorcher-, pour dire, qu’il ne fautpas exiger d une personne plus qu’elle ne peut. On d; rauffi: A la Saint Aubin on tond les veaux. Ou dit auíïîd un homme pelé, qu il est ras & tondu comme unMoine, comme un enfant de Chœur. On dit auffi parforme de ferment , Je veux qu on me tonde, ou jeveux être tondu , fi je fais cela : parce que c etoit au-trefois une ignominie en France que de tondre lescheveux ; & cette peine étoit mile au meme rang quela fustigation , par les loix de Chariemagne. On diauffi, qu’un homme fe laisse tondre la laine fur le dos-,pour dire, qu’il est trop patient. On dit auffi d’un in-différent , qu’il ne fe soucie ni des rais ni des tondus ;& d une compagnie qu’on méprise, Il n’y a que deuxtondus & un pelé.
Tondu, ue. part. T on f us , attonsus , retonfus.
TONE. Voye\ Toue.
TONÉES , ou TONNÉES, f. f. pi. Fêtes qui fe celé-broient à Argos, selon Athenée; Elles consistoient ence qu’on rapportoit en grande pompe, la statue deJunon qui avoir été volée par les Tyrréniens , puisabandonnée fur le rivage. La statue étoit environnéede liens bien tendus , d’où la fête prit son nom. Detovoí , tension, du verbe t uva , tendre.
TONEINS. Voye\ Tonuains.
Tonga. Voye\ TON.
TONGOÙS > ou Tounguses. f. m. pi. Peuples Tartares,soumis à l’empire Ruffien. Ils occupent une grande,Partie de la Sibérie orientale.
ONGoy. Nom d’une baie de Chily , proche de Co
T Suìmbo. Frézier , p. 116.
I UN GRES. Les Allemands disent Tongeren. NomproFe d une ville du cercle de Westphalie, en Allemagne.lungri , Atuaca, Atuatucum, Aduatuca, Tungrorum,Atuatucum. Elle est dans l’Évêché de Liège furie Jec-ker , a quatre lieues de Mastricht, vers le couchant.Tongres eft une ville fort ancienne. Elle A cte allezgrande, ck le siège d’un Évêché qui a été transfère àLiege. Elle est aujourd’hui petite & très-peu considé-rable. Maty. Voye[ encore Valois, Not. Gall. P-Ion ffi 2 T d - 4 ' 1«. 50. d. 54. ,
1 1 n ^ m * "berme de Marine. Sorte de canot desIndes. Cymba Indica. On attache souvent deux to-mes ensemble avec des roseaux, ou des écorces d ar-bre, afin qu’ils s’entresoutiennent, & l’on y met unePetite voile. Quand ils sont ainsi accouplés, on les
Tovmílo Cata Panel. Aubin.
^àLE^^ONNEINS. , .
certas^ 11 ’ ad i- Terme de Médecine, qui f e dit d untcmâi/^ouvement des muscles, lorsque leurs fibres s’é-partie ( e j n |T demeurent tendues en telle lotte que lafe0hvei llent e etre immobile , quoiqu’elle fe meuve ef-debout, 0ll ’ Corn me il arrive aux hommes qui fontGalien dit qug U | X oiseaux qui planent. Tonìcùs. Ainsilorfqu’íls Ont fà Momies agissent même en repos; carquelque «ontraction pour fe tenir
en un certain état, la Conservation dé cette contracttion est ce que l’on appelle le mouvement toniques
On le dit proprement du mouvement des mulcles»qui font dans une tension permanente. Le mouvementtonique des fibres, des muscles.
La même épithète s’applique auffi aux remedesqu’on emploie intérieurement ou extérieurement, poucmaintenir ce mouvement, cette tension naturelle dansles disterentes parties du corps, ou pour la rétablir danScelles qui sont relâchées. Certains remèdes, tels quèles astringens , resserrent & fortifient le tistu des parties ì& doivent conséquemment les mettre dans un état detension permanente. D’autres, tels que les cordiaux,les échauftans, les nervins, &c. stimulent & excitentles parties , & doivent conséquemment augmenterleur mouvement, leur activité , les forces vitales.
Toeîique est auffi un terme de musique, qui fedit de lànote fondamentale, de la corde principale d’un ton oud’un mode. Ut est la note tonique dans le mode d’ut;ou substantivement, est la tonique. Un air finit ordi-nairemement par la tonique. Il n’est d’ufage que danscette acception.
Ce mot vient du Grec rítntv, étendre.
TONKIN. Voyeq Tunquin.
TONLIEU. f. m. C est un droit Seigneurial d’ufage enplusieurs Coutumes, qui fe paye par les marchands ,pour le lieu & place qu’ils occupent dans les Foires ouMarchés, pour exposer leurs marchandises en venrejJus exponendi merces. On l’appelle en quelques lieuxtonnelieu, tonlieu , ou thonneu , & en d’autres endroitsplacage. On le dit auffi d’un droit qui fe paye pour leschevaux j bœufs ou vaches, ou bêtes blanches : droitd’entrée & de sortie.
Ce mot vient du latin telonium, impôt, ou Bureaude recette.
<£ 5 * TONNA Ou TUNA. f. m. Nom del’arbre qui pro-duit le fruit ou fe trouve la Cochenille.
TONNAGE, f. m. Nom d’un impôt ou d’un droit qui,enAngleterre, fe paye an Roi pour les marchandises qui fevoicurentpar terre ou par eau, &qui fe lève fur chaquetonneau.H arris. Péage. Vecligalportorìum .LesRoisd’Angleterre íevoient le tonnage fur les marchandisespar tonneau. Le droit de tonnage & de Pondage. VoyiPondage.
TONNAI. Nom de deux bourg qui font dans la Saintonge,Province de France. TalniacumflCauniacum. Ils fe distin-guent par lé nom des rivières où ils font situés. Tonnai-Boutonne, en latin Toniacum ad Vultonam , esta troislieues de S. Jean d’ Angeli, vers le couchant-, & Tonnai-Charente , Tauniacum ad Carentonum , à trois lieuesde Tonnai-Boutonne i encore vers le couchant. Maty;Valois, Not. Gall. p. <54^.
TONNANT, ante. part. & adj. Qui tonne , qui faittonner; Tonans. C’est un terme de mythologie.
ToNNANT.Terme de Mythologie. Epitèthe que les poe-tes donnent aíîèz souvent à Jupiter, comme au Dieuqui étoit maître du tonnere. Jupiter tonnant avoir untemple à Rome.
Tonnante, adj. f. Qui ne íe dit qu’au figuré, d’une voixforte & éclatante , d’une éloquence véhémente, quientraîne , qui étonne l’auditeur.
TONNE. f. £ Grand vatsieau de bois propre à garder duvin de plusieurs feuilles. Dolium majus, amplum. Onvoir des tonnes en Allemagne qu’on ne vide jamais,qui tiennent cent ou deux cens muids de vin. On lesappelle dans le pays, foudres. On dit que la tonne ouÇuve de Clairvaux rient autant de muids qu’il y a dejours dans l’an.
Quelques-uns dérivent ce mot d ’automne, pareequec’est la saison où l’on a besoin de tonnes ; d autres del’Allemand tonne , qui signifie la même chose ; DuCange de t urina ou tonna , mots de la balle Latinité,où l’on a dit auffi tunnare, pour dire, entonner.
Tonne, fedit auffi des autres vaisteaux ronds de la taillédes muids ou des pipes, plus ou moins. Dolium ■ LesMarchands Merciers, Epiciers, &c. envoient leurs mar-chandises dans des tonnes . Les morues viennent dansdes tonnes. ... „
Ce mot fe dit auffi de toutes sottes de vastieáux eri