TON
TONNON. Voye? Thonon.
« 3 * TONQUIN blanc. Étoffe de soie ordinairementblanche, qui vient de la Chine. Il y a apparence quecette étoffe s’est ff abord fabriquee dans le Tonquin ,d où lui vient son nom qu elle a conserve dans lesmanufactures Chinoises.
TONRELONTONTON. h m. Chanson de Benserade ,connue sous ce nom-là. Je vous envoie les Tonrelon-tontons que Benserade a envoyés à Monsieur & à Ma-dame à Villers-cotterets : vóus en jugerez mieux quepersonne. Une Dame au Comte de Suffi, no Sept. i GGp.tom. 3- des Lettres de Buffi. p. çç. Réponse p. 56. LesTonrelontontons, que vous nffavez envoyés , m’ontfort réjoui. Il n y a que Benierade qui puiílc faire celaau ,, 1 galamment que lui. Benserade les envoya lui-meme au Comte de Buffi le 15 de Sept. 1 667, 8c ilsont ete imprimés p. 35. du premier tom» des nouv.Lettres de ce Comte.
TONSA. Voye^LosA.
aONSBERG, Nom d’une petïtè ville avec un.grand port.Tonfberga . Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus,en Norvège , fur la Marche de Danemarclc , à quinzelieues de la ville d’Ansto, vers le midi. Mat y.
TONSILLE. f.s. Terme d Anatomie. C est un nom quequelques-uns donnent aux glandes amygdales qui fontsituées proche la racine de la langue , à chaque côtéde la luette. Tonfillœ, de tondere, raser.
TONSURE, f. f. Dans le sens littéral où ce mot est peuusité, c est faction de couper les cheveux, & de raserla tête. Tonsura , tonsus , us. Anciennement h tonsureétoit une marque d infamie en France ; en forte queIorfqu’on vouloir rendre un Prince incapable de suc-céder à la couronne, on le faisoit tondre & râler»
Tonsure. Terme Ecclésiastique. C’est’i’entrée dans lesOrdres Ecclésiastiques ; la premiere cérémonie qui sefait pour dévouer quelqu’un à l’Eglise, en le présen-tant à l’Evêque, qui lui donne le premier dégré • deCléricature , en lui coupant une partie des cheveuxavec quelques prières & bénédictions. Tonsura cleri-calis. Autrefois la tonsure ne se donnoit pas séparémentdes Ordres mineurs. Ce ne fut que vers la fin du VII esiécle que cet usage s’établit. Il paroît que la tonsureete introduite dans le Clergé par F exemple qu’endonnerent les Moines. Ceux-ci , pour se rendre mé-prisables au monde , se rasoient la tête à la maniérédes esclaves. Quelques Evêques & des Clercs, animésdu meme sentiment d’humilìté , les imitèrent en cepoint, & insensiblement cet usage devint général par-mi les Ecclésiastiques. Mais au lieu de râler toute latête, ils s’accoutumèrent peu à peu à la tonsure par-tielle & circulaire telle qu’on la porte aujourd’hui. Iln ’y eut que les anciens Irlandois & Ecossois, quis’obs-tinetcnt longtemps à se raser le devant dë la tête de-Ptûs une oreille jusqu’à l’autre ; il fallut bien des dis-P ures , & encore plus d’autorité, pour les contraindrequitter cette pratique bizarre,t-a tonsure est un Ordre, ou du moins la marque,cc mente l a forme de l’Ordre ecclésiastique en géné-ral. Loy. La tonsure suffit pour être Clerc; & il n’eníaut pas davantage pour ceux qui n entrent dans leCierge preciiement qu’autant qu’il en faut pour jouir id un Benefice. On peut recevoir la tonsure à 1 âge deiept ans. Un Bénéfice à simple tonsure, est un Bénéficequi se peut posséder par un enfant de sept ans qui aleusement la tonsure. La base & le fondement de touses Ordres, c est la tonsure. Celui qui ne justifie pas deles lettres de tonsure, est incapable de tenir Bénéfices.ONSURE, est auíli la couronne que portent les Clercs& es Ecclésiastiques pour marque des Ordres & des5 ?, n fa s qu’ils tiennent dans TEglise. Une tonsure deà ss - âe Sous-diacre , de Diacre, de Prêtre. Cellet ° ui r ples Oercs est la plus petite de toutes. Elles vontde Pq en augmentant suivant la dignité des dégrésl’on nfotw* use S e est fort ancien dans 1 Eglise, &On <ii t n | >lt P as bien l’origine.un Médecin° Ve ™ ;a ^ crneric à figurément i un Docteur,qui ont p eu ^ ln Avocat à simple tonsure , pour direemploi, qui est “P ac ;«, de mérite. On dit d’un bon
Tome Vi/r 1 a ° n ° r able , OU fort Utile, & qui*• * «sise.
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áonnë peu dé peine , que c’est un Bénéfice a simpîètonsure. ■ . , ,
TONSURER, v. a. Conférer la tonsure. Tonfìirâ clencuniinitiare-. Un Evêque ne pein tonsùrer que les Diocésains;si ce n’est qu’on lui false apparoir d’un dimissoire.Tonsuré, ée. part. Ce mot n’est usité qu’au masculiniClerc tonsuré.
Il est aussi subst. Les Tonsurés doivent vivre fansaucun scandale. Clerici Tonjiirâ initiatus.
TONTE. f.s. Terme d’économie rustique. Ce mot signi-fie Faction de tondre les brebis, & la laine qu’on en re-tire. Tonfio > tonsiis » Un tel a fait la tonte de fies trou-peaux : cette tonte lui a tant rapporté.
Tontìe se dit aussi du temps où l’on tond ordinairement lestroupeaux. C’est ce qu’on appeloit autrefois tondaille .La saison de la tonte approche. Le jour de la tonte étoitun jour de fête & de réjouissance chez les Hébreux.
Tonte, Terme en usage dans les Manufacturés de lai-nage , signifie la façon que l’on donne à une étoffe etila tondant à l’endroit ou à l’envers avec des forces.
A l’égard des grands arbres, on diroit mal tontepour exprimer Faction de couper les branches. Ton-dre , c’est couper l’extrémité. On tond les palissades»les charmilles, les arbrisseaux, les arbustes, pour leurdonner différentes figures. On élague, on émonde»on ébranche les grands arbres. On ne dit point là tonted’un orme, cFun chêne, &c. mais les émondes, pourdire le branchage qu’on a coupé. On ne dit pas mêmesla tonte d une charmille, d une palissade, &c. mais latonture.
TONTINE, f.s» Espèce de rentes viagères fur le Roi,avec droit d’accroiísement pour les survivaris. Ce motest nouveau. La Tontine de 1689 conhstoit en 1400mille livres de rentes viagères, que le Roi avoir crééesfur l’Hôtel de ville de Paris par un Edit du z Decem-bre 1689. Ces rentes étoient à fond perdu, & assignéesfur les Aides, les Gabelles & les cinq grosses Fermes,& constituées fur un pied proportionné à l’àge desRentiers, qui étoient divisés en 14 Clalses à &dont lessurvivans dévoient hériter des morts : de sorte que ledernier demeurant d une Clastè, a reçu seul le revenudu capital des rentes de fa Classe. Tontina, rèditus adyitam cum augmento. Mettre à la tontine. Ce mot estvenu de Laurent Tond qui en a été Finventeur, commeil paroît par l’Edit du Roi, pour la création de la so-ciété de la tontine Royale en 1633.
Il y a eu depuis d’autres Tontines où une partie dela rente que rapporte chaque action, reste éteinte à lamort du rentier fur qui elle étoit constituée.
Dans les nouvelles Tontines les classés font parta-gées en plusieurs divisions. Le revenu assigné à chaqu©division accroît aux survivans de la division.
Tontine. Jeu de Cartes qu’on a inventé en conformitédes véritables tontines. Il se joue avec le jeu entier &à douze ou quinze personnes. Plus on est & plus so jeuest récréatif. Celui qui reste avec quelques jettons de faprise gagne tout le fond que les joueurs ont fait pourla tontine. Voye\ les réglés de l’Académie des Jeux.
TONTINIER, ère. f. Celui ou celle qui a une ou plu-sieurs actions à la Tontine.
O Matignon, ô Siffredis,
Illustres Tontiniers de la dixieme Classe .
C est le commencement d’une Épigramme de M. dela Monnoie, imprimée à la p. 148. du Journal Hist. dahev.1727»
TONTURE, f. f. Ce qu’on rire, ce qu’on coupe d u drap,ou d’une autre étoffe qu’on tond. Tonsum, tonsura,tonfio. C’est ce qu’on appelle ordinairement bourreton tisse. On fait avec cette tonture collée fur de la toileou du coutil, une lotte de tapisserie que l’on appelletapisserie de tonture de laine, ou simplement tonriíse >dont il y a plusieurs manufactures à Paris, qui onr as-sez bien réussi.
Tonture fe dit áuísi ; en termes de jardinage’ s desbranches, ou plutôt des extrémités des branches & desfeuillés qu’on taille aux palissades, aux bordures d urtparterre. La tonture d’une bordure de buis.
Q u appelle wss\ tonture, Fherbe gu’on recueille d-ich
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