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Tome huitieme. [THA - Z.]
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-o TON TOO TOP

un pré. Herba secta. Il a acheté la tonture de cinq ar-pens de pré. Ce mot n est connu qu a la campagne.

Tonture , en termes de Marine, est un rang de planchesdans le revêtement du bordage contre la ceinte dufranc tillac. Prima navis contabulatio. Ce sont les pre-mières planches qui se posent par dehors du vaistèau,au-destus du franc tillac, P. Fournier. La tonture dupont, est la différence qu'il y a de l’élevation du milieudu pont à l’élevation de lavant & de lanière. On ditauíiì, relevement. Tonture ou rondeur des baux, c’estce qu’on donne d aire aux baux. Un vaistèau qui a fatonture , qui est dans fa tonture , c'est un vaistèau quiest dans fa bonne & juste assiette, en forte qu étant àflot, fa charge se trouve si bien arrimée , qu’il gardeson contrepoids tant fur savant que fur 1 arrière. Ondit, Nos vaistèaux sont dans leur tonture , & nos ga-lères dans leur estive , c’est-à-dire, que les uns & lesautres font dans leur bonne assiette. La bonne tonturedes vaistèaux contribue beaucoup à les faire paroîtrelongs. Aubin.

TOO

TOOM. Ville de l’Empire Ruffien, dans la Sibérie, au-delà de POby. Les habitans se servent de rennes pourleurs traîneaux, & de chiens qui courent fort vîte. Ceschiens font nourris de poisson, ordinairement de raiesèche, parce qu'on croît que cette nourriture les rendplus forts & plus vigoureux.

TOP

TOPARCHIE. f. f. Petit État, petite Seigneurie com-posée seulement de quelques villes ou bourgs , petiteProvince, ou petite contrée gouvernée &poilèdeeparun Seigneur. Toparchia. La Judée étoít autrefois di-visée en dix Toparchies. Voye[ Pline, Z. V. C. 14.Josephe fait aussi souvent mention des Toparchies, dela Judée : par exemple, L. IH de Bello. Jud. C. ->.X. V. du meme ouvrage, C.4. Procope, Perficonun,X. II. ne donne que la qualité de Toparchie a u Royaumed’Edeste ; & Josephe appelle Toparchie , les trois villesd'Azotus, de Janmia & de Phafaëlide, que le grandHérode laiiìa par testament à Salomé fa sœur.

TOP ARQUE. f. m. Seigneur ou Maître d une Toparchie,ou petite contrée. Toparcha. Procope, P ers. L. II. nedonne que le nom de Toparque à Abgare, ce Roi d’É-deííe, auquel on prétend que J. C. envoya son portrait,St qu'il écrivit une lettre. ^

Ces deux mots viennent de w w , l ieu j & ss ,

gouvernement.

TOPASE, ou TOPAZE, f. f. Pierre précieuse, transpa-rente , brillante, & qui a se mente dureté que le saphir,quand elle est Orientale ou d'Éthiopie. Topafius, enGrec iwáQ©-. Sa couleur est d’un jaune d or , ou dede citron, mignarde, satinée & fort agréable, & ellereçoit un admirable poliment. Celle du Pérou est bienmoins dure, & la couleur est orangée. U y a aussi unetopase de Bohême qui a un jaune tirant fur le noirâtre,St qui a un poliment fort gras, à cause qu'elle est bienmoins dure. Onl’appell e topase, d une île de la merRouge de même nom, où Juba Roi de Mauritanie latrouva le premier, à ce que dit Pline : mais les Hé-breux la connoissoient auparavant, comme on voit dansíePseaurae r 18. On dit que la statue d'Arsinoé, femmede Ptolomee Philadelphe étoit de topase , quoiqu’elleeut quatre coudées, ce qui n est pas vraisemblable. Latopajk sc blanchit dans for fondu entre deux creusets,mais avec le temps elle reprend fa couleur. -

d'une ille de Ja mer Rouge. Topa^osj me oìt ^ tre en viron à douze lieues loin des côtes

1 £ 1 .^Pí e ' O^d't que son nom signifie caché , & qu'onJe lui a donne, parcp z • j

l .11 . r\ " e M elle est toujours couverte de

brouillard. On ajoute .

/ j . 5 R u “Y avoit anciennement quan-

tité de topazes , & qu il 5 y trouva une de ces pierresqui avoir quatre coudées de long, & w p to loméePhiladelphe , roi d Egypte, en fit faire une statue à lareine Arsinoe fa femme. Maty.

KS TOPER. y. ». Terme de jeu de dés, qui signifie,demeurer d’accord d aller de la même somme d’ar-gcnt que mçtau jeu celui comte qui on joue, Voyei

TOP

Enteu. J ai massé tant, St il n’a pas voulu toper.

Dans le style familier & de conversation, ce motpris figurément, signifie consentir à une offre , à uneproposition. AJsentiri. C est un homme complaisant,qui tope à tout ce qu’on veut. On lui a proposé unepartie de promenade, & il y a topé.

On dit quelquefois tope , pour je tope , j’accepte.On ajoute quelquefois tope & tingue ; pour dire, jetope St je tiens.

Ce mot est venu de l’Efpagnoî toppo y tingo , auffi-bien que plusieurs autres mots du jeu. Ménage.

Tope, se dit aussi entre buveurs , lorfqu’on accepte undéfi de boire , ou une lanté qu’on porte , & dont onpromet de faire raison ; c’est-à-dire, d’en boire au-tant. Accipio, annuo. A qui dit majje ; on répond tope.

TOPÉTORKAN. Nom d une petite ville de la Tarta-tarie Crimee. Topetorkanum , anciennement Cherjò-nejus , Cherso , Heraclea. Elle est fur le golfe de Ni-grépoli, environ à dix lieues de Baluciawa, vers lenord ouest. Topetorkan a été anciennement une villeEpilcopale, & ensuite Archiépiscopale. C’est le lieu où S.Clément, Pape, fut exilé, & souffrit le martyre l’an 101.

cg^Z- TOPHANA ou TOPANA. Faubourg de la ville deConstantinople, fur le bord de la mer , au-delsous dePéra & de Galara, à l’entrée du canal de la mer noire ;où l’on va s'embarquer quand on veut so promener furl’eau. A peu de distance est l’arfenal où l’on fond l’ar-tillerie - , bâtiment qui a donné le nom à tout le quartier.Top, en Turc, signifie canon ; & hana, maison , lieude Fabrique.

TOPHEL. Nom de lieu dans récriture. Tophel. Ce lieuétoit à l’orient du Jourdain, vis-à-vis dè Jérico-, il sotrouva, par la distribution t de la Terre -sainte, dans I*Tribu de Ruben.

TOPHES. f. pi. On les appelle aussi Nœuds arthritiques .C’est une espèce de Goutte. Voye\[ Nœud.

TOPIA. Province de l’Amérique Septentrionale auMexique, & comprise dans la nouvelle Biscaye.

TOPICQUER. Vieux verbe. Disputer. Coquillard, p.5 A. Borel. Disputare , dij’ceptare.

cgrS’TOPIGI-BACHs. C m. Voye\ Toptchi.

TOPlNAMBOU. 1 . m. Nom de peuple. Toropinamb an-tius ,a. Topinimbœ. Ce sont des peuples du Brésil, en1 Amerique Méridionale. On les met vers la CapitaniedeRio Janéiro. Il y en a aussi dans celle de Para Ze deMaragnan. Jean de Léri, dans son Histoire du Brésil ,dit de ceux-ci, qu’ils alloienttout nuds, les plus con-sidérables seulement portant une ceinture de plumes au-tour des reins ; qu ils enchâsioient de petites pierresou de petites pièces de bois de couleur à chacune deleurs joues, & au bas de leurs oreilles ; qu’une feuleespèce de racines, dont une femme plantoir aísez et»un jour pour nourrir une famille toute une année ,leur fourniíloitdu pain St du breuvage, & que les hom-mes ne s’appliquoient qtfà la pêche & à la chasse, ouà la guerre. Cet historien nous parle d’une de leurscoutumes qui est fort singulière, c est que quand ilsavoient fait un prisonnier de guerre, ils le marioient »St l’engraístòient, Sc tout cela aboutiísoità le manger,après qu’il avoir vécu plusieurs mois, & même plusieursannées avec fa femme. Le jour de là mort étant arri-vé, on le menoit au lieu où il devoir erre tué, on luidonnoit le tems de parler, ce qu’il faiíoit ordinaire-ment avec une générosité féroce, en disant aux affistansqu’il avoir mangé leurs pères, leurs frères , & qu’ilavoir des parens qui les mangeroient eux-mêmes. Aprèsce beau discours, le plus proche parent de fa femmeFastòmmoit avec une manne, & ayant été mis en pièces&rotiiur un grilAe bois, haut de trois ou quatre pieds,qu’ils appeloient un Boucan ; fa femme étoit la pre-mière à manger de fa chair.

Topinanboue. Ce mot a été fait par M. Defpréaux sorcelui de Luftucrue, à ce que remarque M, Brostètte sor

. l’Epigi- 3 mme I í ) ‘ que je rapporte ici toute entière t

T’ai traité de Tbpinambous

Tous ces beaux Censeurs , je Vavoue,

Qui de ! Antiquitéfi follement jaloux ,

Amm tçut ce qu ’qu hait, bUrnent tout ce qu’on loue: