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Tortue. Terme d’Histoire ancienne. Machine de guerredont se servoient les anciens, quelquefois pour el-calade , plus souvent pour mettre les travailleurs acouvert des traits, des pietres &c. que les assiégés pou-voient jetter d’enhauc. On employoit for-tout la tor-tue quand on approchou des murailles pour la sappe.Testudo bdlica. U sit P re Pf er tr0 * S tortues pour met-tre le soldat à couvert, & lui donner le moyen deporter ce qu'il falloit pour combler le folié Sur. deQuint,
L a machine appeiee tortue étoit composée d unegrosse charpente trcs-solìde. Sa hauteur ordinaire jus-qu’anx sablières d’enhaut, fur lesquelles étoit appuyéle comble, etoit de 12 pieds. La base en étoit carrée,& chaque face communément de 15 pieds. Elle étoitcouverte d’une espèce de matelas, piqué & composéde peaux crues , préparées avec diftérentes droguespour la mettre en fureté contre les feux qu’on pouvoirlancer deííus. Cette lourde machine étoit soutenue furquatre roues. Quelques-uns confondent la tortue avecle musculus des Anciens.
On appeloit tortues belières , celles qui couvroientles soldats qui faìsoient agir le belier.
Il y avoir encore deux autres espèces de tortue chezles Romains , hune pour le combat, Tautre pour l’es-calade. La premiere étoit un abri que les soldats se fai-soient de leurs boucliers, en les élevant fur leurs têtes,& en les serrant les uns contre les autres. Les soldatsdu premier rang , ayant un genou en terre, se cou-vroient de leur bouclier qu ils tenoient devant eux.Les soldats du second rang mettoient le leur sur la têtede ceux du premier ; ceux du troisième mettoient leleur sor la tête de ceux du second , & ainíì de suite.Ces boucliers ainíì disposés, de manière qu’fls antici-poient un peu les uns fur les autres, formoienr unecípece de toît, qui garanriífoit les soldats des traits,des pierres & de tour ce qu’on jettoit fur eux. C’estc e que Brebeuf exprime en méchans vers.
Pendant que la tortue unit tous les écus ,
Les coups les plus pefans Jònt des coups superflus.
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unê aiguille, & au réciproque , cette aiguille com-mence à se tortuer. On doute de sillage de ce mot.
TORTUE, ée. part.
TORTUEUSEMENT, adv. D’une manière tortue. Tor-tuose' , per flexus.
TORTUEUX, euse, adj. Qui a fâit plusieurs tours &retours. Tortuo/us. Le Méandre est un fleuve fort tor-tueux. Le serpent marche avec plusieurs replis tortueux.Cette côte de mer est fort tortueuse ; il y a bien desgolses & des promontoires. On ne le dit guère que deschemins, des,rivières & des serpens.
TORTUOSITÉ. f. f. Etat de ce qui est tortueux. Tor-tus, us. Voyei Tortueux. Tortuosité d’un chemin.Anfraclus. M. Du Bois parad. de Cicéron, dit quecomme la vertu est la rectitude de l’eiprit, le vice enest la tortuosité.
TORTURE, f. f. Du Latin torquere, torsi, tortum. Tour-menter, d’où vient tortor, Boureau. Tourment qusonfait soustrir à quelqu’un. Tormentum, cruciatus. Lestyrans inventoient de nouvelles tortures contre lesChrétiens ; ils leur faisoient souffrir d’étranges tortures.
Torture, en jurisprudence, synonyme de question, sedit des tourmens qu’on fait estùyer à un criminel ou àun accusé , par ordre de justice, pour lui faire avouerson crime & déclarer ses complices. Tormentum. Léstortures sont diftérentes suivant les diftérens pays.Voye 1 Question.
Dans un sens figuré torture signifie contrainte, peined’esprit, grande contention d’eíprit. Animi cruciatus,summa animi contentio. Se donner la torture, mettreson esprit à la torture , donner la torture à son elprit,se tourmenter, se donner beaucoup de peine pour, &c.on est dans une perpétuelle contrainte, & comme à latorture parmi les gens indiscrets : il faut toujours pen-ser à ne dire que ce qu’on veut bien qu’ils publient àtout le monde. Bouh. Parlez naturellement, & nevous mettez point à la torture pour trouver un beaumot. Bell. Les critiques ont donné la torture à leuresprit pour trouver sexplication de plusieurs pasiages'des anciens Auteurs ; les Jurisconsultes à concilier desloix contraires.
Tortue pour l’escalade. Quand les soldats s’étoieniapprochés des murs , les premiers rangs sebout, les derniers à genou, ils se couvroient dede leurs boucliers, serrés les uns contre les autres,formoient comme une espèce de toît. On tastoic encore monter d’autres soldats sor ce. premier toit pouen former un second ; & ces soldats en sc foule vanL uns’les autres montoieut à couvert fur les murspourvu qu’ils ne fussent pas fort éleves.
Les Anciens attribuerent 1 invention de^ Artemon fils de Clazomène. , ,, ,
Tortue. Terme d’Artillerie. Ce sont deux ecuelles dbronze, creuses de cinq pouces, larges d un pied, cépaisses de deux pouces , qu’on applique une contrl’autre, & qu’on remplit de poudre avec une tuleepour abattre quelque pont, ou autre efioíe ^s .teftudo. Abattre un pont avec une tortue de bGaïa.
Tortue. Terme de Chirurgie. Espèce de tumeur quse forme à la tête. Voyei Testudo.
TORTUE, TORTUCA. Iíle de la Tortue. IusulaJeJtitudinis. 11 y a deux îles de ce nom en Amérique,tre ses Antilles. Loutre est à trois lieues de la cc * .tentrionale de l’îíe de S. Domingo, & a trende celle de Cuba. La partie septentrionale eitmacceiAble à cause des rochers qui l’environnent. 1
outres endroits elle produit du coton , du ta acindigo. Cette île qui a tout au plus fix lieuesdeux de large, ne vaut pas> millième partie de c^ elle a couté aux François & aux Espagnols.trouv Utte île de la Tortue est aux Espagnols; on 1file Ma ntte ! es d es de Sottovento, à quinze lieues dTORTUE^ UerÌte 5 Vers ooucbant. Maty.
Vous avez T' a ' Rendre tortu. Torquere , contorquer
dire voÚ U /u cecte règle, cette pointe de cornpa:pour ûì e, vous 1 avez faussée. Tortuer une épingle
Et déja vous croye? L dans vos rimes obscures ,
Auxsaumaisesfuturs préparer des tortures. Bon.
TORTURER, v. a. Donner la torture, la question à unAccusé. Torquere. Ce mot qui se trouve dans quelquesAuteurs, n’est pas reçu ; ou du moins il n’est pas auto-risé par l’usage. On dit, donner la torture, mettre ouappliquer à la torture -, & encore mieux, donner laquestion, appliquer à la question.
t isj‘ TORY. Nom qu’on donnoit en Angleterre aux par-tisans de Charles II, & qu’on a donné depuis aux par-tisans de la Cour. Voye\ Toris.
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108. Vieux adj. pi. m. Qui ssest dit pour Touri Borel.Omnes , toti.
TOSA. Nom d’un Bourg de la vallée de Démona, en' Sicile. Tosa. Il est à l’embouchure de la Pollina , dansla mer de Toscane, v ers le Cap de Céíalédi. Quelques-uns le prennent pour k ville qu’on nommoit ancienne-ment Alésa , Alcesa, & H alésa, que d’autres placentau bourg de Catonia , qui est au levant de Tosa.Maty.
Cet art. dit k Mart. contient autant de fautes quede mots. On dit Tusa, & non pas Tosa. Tusa n’estpas un bourg j mais un fort. Ce fort n’est point à l’em-bouchure de la Pollina , mais à l’embouchure de laTusa. On ne dit point le cap de Cesaledij, mais le capd eCesalu. Tusa ne peut être Y Alces a des Anciens,puisqu Altx/à étoit à l’embouchure du fleuve Alasusqui est beaucoup plus à l’orient. .
Tosa. Nom d’une rivière qui a fa source au mont de aFourche, dans le même lac que le Rhône. Tofa’/t u-so. Elle va couler dans le Duché de Milan, al g ne *Dôme d’Olula , Ugogna, & se décharge dans le lacMajeur, Maty,