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Tome huitieme. [THA - Z.]
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veu t. Dans les instrumens qui on£ fe manche longvoinrne le luth 5 la viole &c. les touches font des cordesss'i embrassent le manche, & q L 'i f°nt la séparation^es demi-tons.

En termes de Peinture, on appelle touche , certaincoup de pinceau > par lequel le peintre, après avoir suf-fisamment fondu les couleurs convenables pour repré-senter les objets qu ils est proposé d’imiter, en appliquede nouvelles pour faire sentir davantage le caractèrede ces objets. Touche forte. Touche gracieuse, tendre,légere. Suivant les objets qu on caractérise , la touchedoit être hardie, fiere, mâle, vigoureuse, large, spi-ruuelle, moelleuse , fine, légere. Celle des artistesme i cres est ordinairement molle, incertaine, timide,

1 e, mesquine, fans esprit, dure, pelante.

expression a lieu au figuré. L’Histoire du Stadhou-erac ueM. 1 A.Reynaín étoitd abord qu’uneébauche:on y remarquoit cependant de grands traits, des tou-fortes, des morceaux très-tìnis. Mém. de Trév.La touche du peintre est un peu forte , ses couleursiont tranchantes, ses traits hardis, mais trop saillans.In.En parlant du portrait de Jacques I.

On appelle en Bretagne une touche de cercles , unCertain nombre de cerceaux d osier, de châtaignier oud antres bois pliants, liés ensemble pour la commoditédu commerce ou du transport ; c est ce qu'on appelleà Paris des Molles. (

Touche, f. Vieux terme. Bois qui est pour l’embélistèment d un lieu. Lucùs. Voye\ la Coutume de Blois,

. ar£ . 78.

TOUCHER, f. m. Taclio , taclus. Cest celui des senspar lequel nous connoiffons les qualités palpables des°t>jets , le mou , le dur , le froid , le chaud, le sec,Ehumide, & c. cest le plus étendu des cinq íens, étftntrépandu dans toutes les parties du corps, au bien-être 1de sq u elles il étoir nécessaire : cest un sens stupide &grolfier, comme le goût & i’odorat, qui ne chercheque ce qui lui est bon : mais il embraíle un bien plusgrand nombre d’objets que tous les autres ensemble ;dc quelques-uns même réduisent tous les sensàcelui-, & prétendent que les quatre autres, la vue, fouie,E goût & f odorat ne font que des degrés du toucher.

Les Naturalistes disent que les araignées, les mou-ches , les fourmis ont l organe du toucher plus parfait& plus subtil que les hommes.

Les fentimens des Philosophes font fort partagésfur l’organe du toucher. Queiques-uns le font consii-ter (jans les chairs feules j d autres dans les chairs pour-v ues de fibres nerveuses ; d’autres enfin dans la peau.Loyq au m ot Tact le sentiment de Malpighi qui pa-roî t préférable à tous les autres.

En parlant d un joueur de luth , de clavecin, deS^sttare, &c. on dit qisil a un beau toucher , un tou-c fr délicat, un toucher brillant, &c. pour désigner laaruere dont il joue de ces instrumens. Il y a plusieurscnoíes à observer fur le toucher de lorgne; mais il estplus facile de les montrer fur le clavier, que de les ex-primer fur le papier.

Toucher, v. a. C est proprement mettre la main à quel-que choie ou iur quelque choie , de manière que lesparties de la main ioient appliquées fur la chose. Tan-gere. Les laïques ne doivent pas toucher les vases fa-«es, ou aux vases sacrés. Toucher du bout des doigts.Lxtretnis digitis attingere. Le Roi touche ceux qui ontes ecrouelles, en diíant, íe Roi te touche , Dieu teguerilie. On dit en ce sens, le Roi touchera demaintouchera telle fête.

j touche dans la main , on met fa main dans la^am dun autre, en signe d amitié, de réconciliation,c 0 J° ncluíl °n de marché, &c. Dextras committere ,Us f e n ^ ere - dextram tangere. Us font raccommodés ;t0uc ^ s d ans la main. Nous voilà d accord

j s"° l rime # 7 1

n u corp s , Ce lou fher appartient à toutes les parties

mer 1 a PpIic a ^i<J e , , 3 ^ eu non-seulement pour expri-autre partie ssir e amain ’ mais encore celle de toutecoude, du pìed. Une ctlose * On touche du bras , du11 n est pas même <

nécessaire q ue sc contact soit im-

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médiat, que la partie du corps soit réellement appli-quée sur la chose; mais il iuffit pour cela que son ac-tion se faste sentir par le moyen de quelque corps.Ainsi on touche quelqu’un avec un chapeau, avec unebaguette. U m’a touché de son bâton.

En termes de manège, on dit toucher de la gaule »aider de la gaule, en frapper légèrement fur l’épauledu cheval-

Toucher le dit généralement pour exprimer le contactde toutes sortes de corps , cest-à-dìre , l’applicationd’un corps fur un autre , un corps en touche un autre,deux corps se touchent , lorsque leurs parties font tel-lement appliquées les unes fur les autres, qu’il n’y arien entre deux. Descartes, ayant établi Fimpoílibilirédu vide, est obligé de dire que li Dieu détruisoit routela matière, l’air, & la matière íubtile qui est dans unechambre, les murs de la chambre fe toucheroient né-cessairement.

En Géométrie , la ligne qu’on appelle Tangentetouche le cercle dans un point, c’est-à-dire, que la ra-sant sans la couper , elles ont toutes deux un pointcommun. Dans le même sens deux courbes se touchentdans un point.

En termes de marine on dit qu’un vaisseau a touchéà la cote, qu'il a touché la côte, qu’il a touché a 11 port,portum tangere , ad littus appellere , pour dire qu’il yest abordé, qu’il y a mouillé. On dit aussi qu’il a. tou-ché à terre , ou simplement qu’il a touché, quand,faute d eau ou de fond, la quille trouve la terre, ouqu’il va donner contre des rochers, des bancs defable, &c. in brevia , insyrtes , in scopulos allidi, im -pingi.

En rennes de Chasse on dit qu’un oerf a touché aubois ( on dit la même chose du daim, du chevreuil )loríqu il a détaché la peau velue qui couvre son bois,en se frottant contre des arbres. Affricare.

Pour marquer la légéreté d’un danseur, on dit hy-perboliquement que ses pieds ne touchent pas à terre.On dit de même qu’un bon joueur de paume ne laissépas toucher la balle à terre. Figurément, une affairene touchera pas à terre , c’est-à-dire, qu’elle passerafans difficulté.

En Marine, toucher le compas, c’est aimanter l’aí-guille de la boussole. Voye^ Aimanter , Aiguille

AIMAMTÉE,

En termes de Monnoyage ,. toucher l’or, toucherl’argent, c’est frotter une pièce d or ou d’argent, furla pierre de touche pour en connoître la pureté , labonté. Lapide Lydio probare. Voye^ Touche & Pierrede TOUCHE.

En termes de Chirurgie, toucher un ulcère , c’est y,appliquer quelque caustique. Voye\ Caustique.

En termes de Musique, toucher lé dir de certains ins-trumens , pour en jouer. Toucher l’orgue, le clavecin,le tuorbe. Toucher la lyre, jouer de la lyre. Zyrssu in-crepare digitis, movere, pellere, percutere, puljtme.Toucher la lyre signifie poétiquement cultiver la poelie.On a vu la même main toucher la lyre & manier letélescope & íe compas.

En termes d’Imprimerie, toucher les formes, c’eítaprès avoir bien distribué l’encre fur les balles, en lesfrottant l’une contre 1 autre, appuyer ces mêmes ballesfur la superficie de la forme, afiu que l’œil de toutesles lettres le trouvant également chargé d une légerecouche d encre, on puisse avoir une belle impression.On dit, qu’il faut toucher maigre, c’est-à-dire, ména-ger l’encre, & tirer gras, c’est-à-dire, ne pas trop mé-nager ses forces en tirant fur le barreau.

Toucher de largeur, synonyme de recevoir. Toucherune somme, toucher sa pension, ses appdintemens.Toucher dans la signification , d’atteindre à quelquechose. Attingere , pertingere. Toucher de la main aaplancher. Toucher au but.

Toucher se dit aussi pour marquer le voisinage ou iepeu de distance. Toucher à la Cilicie. Ciliciam attm-gere, en être proche voisin, s’étendrejusques-la. rv° sprés, nos héritages fe touchent, font contigus. . >On le dit au figuré en parlant d’un ssmps st ul netpas éloigné. Nous touchons au carême-. Nous touchons.