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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TrvrP^‘ ac * v * Vieux mor. Toujours.

iOUDRE, ou TOULDRE. Vieux v. a. Orer, voler.Tollere , furari, auferre. Se il arrivoit que un lierreseuft emblé aucune chose , Sc cil qui la chose leroit lato uffit au larron sans justiche, Sc li lierres requerroit àkstre resefis, avanr tout il le resesiroit. Beau manoir,

Ch. XXXII. de ses Coutumes de Beauvaifis , p. ijo.

Ce mot s’est tait de tôlier, tollere , toldre, touldre,toudre. ,

TOUÉ 3 ou lç TOUE. Nom dune rivière de France.Toèdus. E e .flpj'f Psrthenai & Thouars dans le Poi-tou , Monrreuil Bellai dans f An j ou, & se décharge dans

A7 L * 01 r *// sl ^ eU au '^ e ^ us de Saumur. Maty. Valois,

» V r T' n "oir qu’on Rappeloit anelenne-

•n-msTc 1 > ou Doadum j Toadum.

‘ • 0L1 TOUAGE. f. m. Se dit de faction deTou Cr 5 a ramener ses vaisseaux à la toue. Rernulcus.r £ ’ cít tin bateau qui sert à palier les rivières.

ymba. L usage en est commun sur la Loire ; On leait tant des grands bateaux qui servent de bacs à lapallet , que des petits qui servent à pêcher, ou à aller•Tyv CS P et ^ tes rivières od canaux.

■IOUER. v. a. Terme de Marine. C’est faire avancer ....Vaiíseau par le moyen d’un cabestan & de la hansière,ou cab e attaché d’un bout à un point fixe, ou à uneancre, fur lequel on hâle, & qu’on fait roidir. Remul-cere, On le dit auíïì des vailíèaux qu’on tire à terrepar le moyen de petits vailíèaux ou chaloupes qui ontdes rames. C’est ce qu’on appelle fur la mer de levantremorquer. Ce mot remorquer vient de l’Italien rimur-cliiare, ou du Latin rèmulcare, ou du Castillan reinul-gar. C’est ce qu’on dit autrement nager fur le fer. Lesmoyennes ancres s’appelient ancres de touey. Les La-tins ont dit towagium, pour dire touage.

Touí, à part.

TOUEUX. f. m. Terme de Marine. Petite ancre qu’onjette lorsqu’on veut, par le moyen de la corde qui luiest attachee, à force d’hommes & du cabestan, faireavancer un navire, ou le changer de lieu : cette actions appelle touer. P. Fournier.

TOU FAN. f. m. Tourbillon de vent, qui agite la merde telle façon que les vagues bouillonnent de la mêmemaniéré qu’on voir bouillir l’eau lur le feu. Typho ,ventorum turbo. Toutes les mers des Indes font íujettesa de grandes tourmentes excitées par ces vents. Alorsla mer polisse contre les îles les vailíèaux, qui s’y bri-sent avec une extrême violence. La mer jette aussides poissons morts de toutes grandeurs contre ses ro-chers , avec une violence semblable a celle d une flèchetirée avec Tare C’est une des Relations Arabes, tra-duite par M. Renaudot, qui parie ainíì. Sur quoi leréducteur dit : Nos Auteurs remarquent que la coree ‘ a Chine est sujette à de grandes tourmentes, &particulièrement à de coups de vens qu’ils appellentloup an en seur langue, du mot Grec túqxv. (Il falloirecrire nvyáy ) q Lii flg ni fl e presque la même choie. LesPortugais & ses Castillans ont pris des Arabes le motde tufaon ou tufon , & f ur l a cote de la Chine, il vientparticulièrement del eft 3 & commence aumois d Aout.Navarète se trompe lorsq u 3 il en tire Tétymologie dela langue Chinoise , dans laquelle il dit que tung,hgnìfie le vent oriental. Les Indiens de lue deManille Rappellent Bagio. Ses effets font aussi violens3 ue ceux des oyragans, dans les îles de l’Arnérique.à ? S pìP‘ 10ns ^ont fort dangereux fur la route des Indesj. Chine , & C n en trouve un très-grand nombrefam Cl ^ P CS ^ ans les Relations des Navigations les plusu t - eu es âe ees derniers siècles. Quoique ce mot soitPêce nai M e , ment Grec, & qu’il signifie plutôt une tem-qui f? e ee ôe tonnerre que se tous an , ou ouragan ,t°u t ^ le vent fait quelquefois en fix heures lefignifi e . COm P a s, les Arabes le dérivent d’un mot quimerue n v ^ 7 ^T•* ' e croyant original en leur langue, deêtre prise av arête a cru que l’étymologie devoirArabes l’ap Pe ii a an § ue Chinoise. Varon dir que lesIl le décrit f 0 rt'e mt il a voulu dire Altoufanra ! e. x acte nient dans la Géographie gêné

touffe, f. f. c e mot

défig

ne un

aflèmblage de cer-

tainès choses qui font près à près. Fasciculus. Mais onne le dit pas indifféremment de toutes fortes de choies.

On dit une touffe de fleurs, une touffe de rubans, unétouffe de plumes, une touffe de cheveux, une tous td’arbres.

Quelques-uns appellent touffe , la partie touffue desarbres, celle qui est garnie de branches, de rameaux,de feuilles, qui donne de l’ombre. Arborum tegmen.

Les fleuristes appellent touffe de fleurs , plusieursfleurs qui naissent ensemble au haut de la tige, commedans se primevère , l’oreille d’ourse, &c.

En jardinage le mot de touffe désigne un gros piedde plante , accompagné de plusieurs petits , que l’ondétache les uns des autres pour les planter séparément*Une touffe de marguerites. Une touffe d’œillets, delilas. Propago, adnafeentes furculis

Ce mot vient de tufa , herbe dont la fleur est touf-fue qui croît dans les marais. Ménage : d on l’on Sfait ausiî taupe Sc toupet. Du Cange le dérive de tufa yqui étoit une espèce d etendart chez les Romains ,composé de plusieurs plumes liées ensemble.

TOUFFU, ue. Qui est en touffe, qui est épais & biengarni. Densius , opacus. Arbre touffu. Arbor patula.Un bois touffu , bien garni , où les arbres font près à'prés. Denjus. Une barbe bien touffue. Barba Jpifsia ,Jpiffior.

TOUG, ou TOUC. f. m. Terme de Relations. Espèced’étendart que l’on porte devant le Grand-Viíìr , lesBachas & les Sangiacs. Vexillum Turcicum quod tou-gum vocant. C’est une demi-pique au bout de laquelleest attachée une queue de cheval, avec un bouton d’orqui brille au-dellus. On dit pour montrer l’origine decette coutume , qu’en une certaine bataille, l’étendartayant été pris parles ennemis, le Général d’armée, ouselon d’autres, un simple cavalier, coupa la queue déson cheval, & Rayant attachée au bout d’une demi-pique , encouragea les troupes & gagna la victoire.Ce qui fie qu’en mémoire d’une si belle action , léGrand-Seigneur ordonna qu’on sc serviroìt de cetétendait, comme d’un symbole d’honneur. On enporte trois devant le Grand-Viíìr, quand il va com-mander farinée. Ricaut.

TOUILLER. Vieux mot. C’est, ditNicot, mêler con-fusément avec saleté, & ordure. De-là vien t patouilleri& touillon en Picard, pour un torchon ; car en torchant& elïuyanr le ménage ou la vaisselle, il se souille & sa-lit. Ménage, Dicí. Étym. Patouiller , selon le mêmeNicot, est touiller avec la pâte, car il est composé deces deux-la. Aucuns y entremêlent une r: patrouiller.Ménage, au mot patouiller.

Touiller, Touillon, Patouiller, font souvent dansla bouche du petit peuple de la Province. On lit puto-ger pag. 191. du 1 to. des œuvres de Cyrano de Ber-gerac. Le gloussement terrible des crapauds qui pato-geoient dans la vase, me faifoient souhaiter d erre sourd.TOUILLON. Nom de lieu. TuilUum, Tullonum, Tol-lonum caftrum, Tullinum, Tullio. Ce lieu est du Dio-cèse d’Autun , & peu éloigné de cette ville. VcyerValois, Not. Gall. p. 564.

TOUJOURS. Adv. de temps qui marque une éternité,on une longue duree, & qui signifie continuellement,fans interruption, fans fin. Semper, continuò > indesi-nenter, Jine intermijsione. Les peines de REnfer dure-ront toujours , dans toute Réternité. Je serai toujoursvotre serviteur; pour dire, tant que je vivrai. Les cieuxroulent toujours. Ce jet-d’eau va toujours, jour & nuit*Toujours, signifie auíïì, En tout temps, de tout temps,en toute rencontre, en toute occasion. Semper ubi-que. On a toujours vu, il arrive toujours que, &c. Leshonnêtes gens font toujours les plus estimés. Les beau-tés les plus régulières ne font pas toujours les plus pLquantes.

Toujours , se dit auíïì de ce qui se fait ordinairement.Il est toujours fou. Sempersiultesicit. Je lui dis toujoursqu’il se corrige, & il mène toujours la même vie. Cepécheur tombe toujours dans son péché.

Toujours dans les desseins , toujours dans l slé?ion.BRÉ$,