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Ï2§
T.R A
de poutre ou de cylindre, dans le ciel . Trabs ïgnïta.
Bórealh.
Trabe, - en termes de Blason, est l'a partie de sancre qui'traverse la stangue par le haut, comme fait la partieiiipérieure d’une potence. Trabs anchorœ. Quelques-unsRappellent le trabs , & en terme de Marine on s appellele jus ou l’aijfieu.
Trabe , íe dit aussi du bâton qui supporte senseigne & labannière. Il porte une bannière semée de France à latrabe d’argent. Trabs.
TRABÉATlON- Vove? Entablement. C/est la mêmechose.
TRABÉE. s. s. Trabea. La Trahie étoit chez les Romains
une forte d’habillement qùe portoient les Consuls, lesPréteurs & les Généraux dans leurs Triomphes - , c émirune espèce de robe. M. Dunod a fait une trés-cureuseDiísertation sur la Trahie \ elle est imprimée après sa-•vetrisiement de son histoire de la Frandie-Comté.
TRABL T CO. Nom d un bourg situé sur la côte de Barca,‘en Barbarie j environ à cinquante lieues de Bonandrea.Tmbocus. On le prend pour l’ancienne Bathracus ,petite ville de Marmarique. Maty.
TRAC. f. m. Terme factice & populaire, qui exprime lebruit d’une chose qui se remue avec violence, & qui adonné 1e nom au jeu-du trictrac. Crepitus , ftridcr.
Trac , estauffi un vieux mot qui. signifie la piste des bêtes.Suivre une bête au trac. Vestigia. Dont le dérivé dé-traquer est encore en usage. Ce mot vient du Latin■traclus. On dit maintenant trace.
On a dit aussi trac pour allure. L e trac d’un cheval,d’un mulet.
<íO TRACANNER. Terme de Fileur d’or. C’est dévi-der le fil ou la soie qui ne font pas encore couverts ,pour les mettre fur les roquerins , ou le fil d’or 8cd’argent qui est façonné. L’instrument dont on se sertpour cela s’appelle traçaimoir.
TRACAS, s. m. Ce mot qui n’est que du style familiersignifie au propre un mouvement accompagné de bruitd agitation, de désordre. Turba , tumultus. Il y a siendu tracas dans cette maison.
On dit dans le même sens au figuré , le tracas desaffaires, le tracas du monde. Molestae atque operojœoccupationes. Il s’est retiré à la campagne , ou il vitheureux loin du tracas du monde.
Tracas, se dit populairement pour affaire, metier. Ilfait son petit tracas tout seul. II sait son tracas toutdoucement.
Ce mot vient de trac ou trace, comme qui diroit
aller çà & là, errer par les voies. Nicod.
TRACASSER, v. n. Être toujours dans le tracas , dans lemouvement dans l'embarras, s'intriguer, se tourmen-ter. Variis ac molestis negotiis distendi. Cet hommene fait que tracajfer tout le jour, & ne s’applique àrien de sérieux. II y a des gens qui tracajsent toujoursfans rien avancer. Mén. Ils s’emprestent, ils tracajsent.Port-R. Multa agendo nil agunt.
Dans ie style familier on le dit en pariant des ma-nières d’agir des gens inquiets, brouillons, méchans,qui tourmentent les autres. Negotium facessere, mo-lestiam creare , afferre. Ne recevez point cet homnte-là dans votre société, il ne fait que tracajfer.
On dit dans ce sens à l’actif tracajfer quelqu’un ,inquiéter, tourmenter. Je ne saurois vivre avec lui,ilne fait que me tracajfer tout le jour. Il m a tant tra-cassé cpxe j’ai quitte la partie. Adieu, Comte, point derancune, ne nous tracassons plus, ecrivoit Madame deSévigné au Comte de Bush. U peut être employé dans
• le style épistolaire & dans la conversation,
*8^3“ TRACASSÉ, ée. part.
TRACASSERIE, s. f. Méchant procédé, chicane, mauvaisincident, discours , rapport qui tend à brouiller les unsavec les autres. Il est du style familier.
TRACASSIER , -ère. f. Qui f a i t âss tracasseries, danst ous les íens dont on vient de parler. Ainsi on le ditdes gens qui ne savent ce qu’ils veulent, qui font deschicanes , des dirhcultes mal fondées, de mauvais in-cidens dans les affaires dont ils sc mêlent , & de cesbrouillons ou indiscrets qui par de mauvais rapports
■commettent des personnes les unes avec les autres.C’est un tracajfer, une tracajfière.
TRACE. f. f. Marque d’une chose qui a passé; empreintedu pied d’un homme ou d’un animal dans les endroitsoù il a passé. Imprejfa nota , vestigium. On voit encorela trace toute fraîche de scs pas. Le Prévôt fuit lesvoleurs à la trace. J’ai suivi la trace de son cheval. Legibier laifle des traces dans les endroits ou il passe.
En termes de chaste on dit toujours les traces dusanglier, au lieu de dire les pas, les pistes, la forme-du pied.
Ce mot vient de traces a , quon a fait de traclus.Ménage. Mais plutôt ce mot trace est purement Celti-que ou Bas-Breton.
On dit figurément marcher fur les traces de quel-qu’un , marcher fur ses traces de ses ancêtres, les imiter,suivre leur exemple. Vestigiis insistere , majorumexempla sequi. Ce jeune homme fuit les traces, marchefur les traces de ses pères. Courez à la gloire sur la-trace de vos ayeuls.
Trace, se dit encore de toute impression que fait unechose fur une autre; c’est ainílqu’òn dit les traces d’unchariot, d’une voiture, &c. Suivre la trace d’un car-rosse : & plus généralement encore de route marquequi reste du passage d’une chose. Le tonnerre est tombéen tel endroit, on en voit encore la trace. L’armée àpassé par tel endroit, on en voit encore les traces.Salomon dit qu’un vaisseau ne laisse point de tracedans seau, ni le serpent fur la pierre , ni l’oiseau danssait.
Il ne faut pas confondre trace & vestige, comme oiile fait ordinairement. Les traces, dit M. s Abbé Girard,font des marques de ce qui a passé dans un lieu ; lesvestiges fous les restes de ce qui a été. On connoît lesvestiges, m fuit les traces. On voit les vestiges d’unvieux château. On remarque les traces d’un cerf oud’un fanglisr.
Trace, se dit encore en Métaphysique de l’impreíïîonque les objets font fur les organes ; & figurémentde toute impression ou marque telle quelle soit.Voyei Impression.
Les Philosophes appellent traces du cerveau, íesimpressions plus ou moins profondes que les objetssensibles font fut les fibres du cerveau par le moyendes organes extérieurs du corps. Cette impression s’ap-pelle aussi traces de Vobjet. Le cours des esprits animauxlert à les entretenir , & à les renouveller. La vivacitéde 1 imagination vient de la prodigieuse quantité destraces d’objets différons qu’on a dans le cerveau, & quifont si bien liées les unes aux autres , qu on n’en peutexciter une fans en réveiller cent autres. La mémoireconsiste dans les traces que les esprits animaux ont im-primées. Maleb. De tous nos plaisirs passes , il ne merestoit plus que le pénible exercice d’en effacer de monesprit la trace profonde. Les Perses n’ont rien de plussacré que la majesté du Prince ; & dans son infortunemême ils adorent encore sombre & les traces de sagloire passée. Vaug. Les défauts d’autrui font de pro-fondes traces dans notre esprit, & nous renouvelions cestraces par nos réflexions. Nie. Les traces du crime dePhilotas éroient encore toutes fraîches. Vaug. Iin’y apoint d’artifice que les scélérats ne mettent en usage pourcacher la trace de leur crime. Tour.
Mais Vingrate en mon cceur reprit bientôt fa place.JDe mes feux mal éteins , je reconnus la trace. Racin.
Trace, sc dit aussi des lignes qui marquent fur leterrein le dessein d un parterre , des premiers traitsqui marquent fur le canevas les contours d’un ouvragede tapisserie , de broderie, &r. Delineatio. La traced’un parterre. J’ai donné à cet ouvrier tant pour ledessein, pour l a trace de cet ouvrage. L’Acad.
Trace, s- f-Nom que son donne à une serre de gros papiergris, qui s’appelle autrement Mainbrune ", il sert à fastele corps des cartes à - jouer.
Trace, se dit encore d’une espèce de corde faire de quel-que chose que ce soit. Ils avoìent fait Une longue
trace