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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TOU TOX

TOUTE-SAINE. f. f. Plante qu’on appelle autrement An-drojœmum. Vovet Androsjemum.

TOUTE-SAINE-BATARDE. Coris. Plante. VoyelleDícl. de James. , .

TOUTE-SCIENCE. Terme Theologique. ^Qualité del’Être suprême, qui lait tout, qui connoit tout. Cemot ne vaut pas mieux que toute-presence. Nous n a-vons point de substantif pour exprimer dans notrelangue la science infinie de Dieu. Si Ton veut donnerle droit de bourgeoisie à celui-ci, à la bonne-heure.

TOUTES VOIES. Vieux adv. Toutefois. Alain Chartier.Chronique de S. Denys. Borel. Tamen, vemmtamen.Il se trouve encore dans les Coutumes de Poitou > &dans le Songe du Verger. .La conforme v est changéesouvent en f. Ainsi on dit une rave pour rafle ; car ilvient de raphanus. De même de toutes voies s’est faittoutes fois. Les Italiens disent encore Tuttavia , 3 c lesEipagnois Todavia.

TOUT-LE-MONDE-BAS. Terme de Marine. Comman-dement fait à tous les gens de f équipage d un vaiíleaude descendre entre les ponts, & de le coucher pourn’être pas en vue d un autre vaiíleau , on de s’aíseoir,pour ne pas retarder le sillage du vaiílèau en marchantfur le pont.

TOUT-LE-MONDE-HAUT. C’est un commandementfur mer, qu’on fait à tout f équipage, de monter furle haut du pont du vaiílèau.

■ TOUTOU, f. m. c'est un nom que les enfans donnentà de petits chiens. Voilà un joli toutou.

Ce terme entre auffi dans les vers badins.

Pour ce pauvre toutou, dei>ene[ plus trait able,

II vaut bien qu’on en fajfe cas ;

C"est Villustre chien d'Amanite ,

Dont f ai tant chanté les appas . Des-H.

Bonjour le plus gras des toutous.

Si par hasard mon amitié vous tente ,

Je vous Voffre tendre & conflante ;

C’est tout ce que je puis pour vous. Des-H.

TOUVRE. Nom d une petite rivière de France. Tolvera.Elle coule dans l’Angoumois, & fe décharge dans laCharente près d Angoulême. Maison , Valois, Not.Gai. p. 557.

TOWCESTER, TORCESTER. Nom d'un village d’An-gleterre, situé fur í’Ouíèjdansle Comté deNorthampton, à deux lieues de la ville. de ce nom, vers le midi.Toucesiria. On le prend pour lancienne Tripontmm Jpetite ville des Coritains. Maty.

TOUX. si f. Maladie qui affecte la gorge & la trachée-artere, provenant d une irritation qui oblige à cracheravec effort. Tuflìs. On distingue en général trois fortesde toux ; la toux humide, dans laquelle on rend, aprèsquelques efforts, des crachats plus ou moins épais. Latoux lèche, dans laquelle on ne crache que peu oupoint, le malade se fatiguant inutilement pour détacher1 humeur visqueuse qui remplit les bronches. La touxconvulsive , qui est accompagnée d efforts violens &convulsifs dans la poitrine.

Ce mot fe dit auffi en même sens, des chevaux :des cochons, &c. Ce cheval a la toux. Tuffi laborat,

TOUY, TOWY. f. m. Nom propre d’une rivière de laPrincipauté de Galles en Angleterre, Tobius. Elle traverse tout le Comté de Caermarden, baigne la ville dece nom, & fe décharge dans la baie de Tenby, partie ducanal de Bristol. Maty.

T °UZAR , ou TOUZER, ville de la Province d'Afri-

TOT* e '.Uoprement dite.

TOTt^‘ a< ^“ Condii, rasé. Màrot.

UZEL LE. ^Touselle.

TOX

^~í Province*de^n * a ^ine avec forteresse, dans la

la I ince de Queicheu, au département de Tucho.

TOY TRA n?

Elle est de 9 d. 19 m. plus occidentale que Pelring, fous.les 25 d. 55 m. de lat.

TOXIANDRIE. Nom d'un certain Pays situé à la gauchedu Rhin, qui s’étendoit jusqu à la Meuse. Les FrancsSaliens, vers le milieu du quatrième siècle , occupoiencl’île des Bataves, de-là ayant passé le Rhin, ils fecantonnèrent dans la Toxiandrie > d'où Julien leschaííà.

cSCj- TOXICODENDRON. f. m. Ce mot signifie arbrevénéneux. Arbre fort commun en Amerique. Sesfeuilles viennent trois à trois comme celles du tresse.Le calice est fort petit, dentellé, d'une feule pièce : lafleur est en rose, & pentapétale. Cet arbre s’élève enpeu de temps jufqu’à vingt pieds ; mais dure peu. Sonbois jaune en dedans, a une odeur très-défagréable ,& contient une fève encore plus puante. Son fruit estune baie sèche, blanche 8 c arrondie, qui vient engrappe.

Le toxicodendron empoisonne par son odeur, &quand on le manie ; mais il n’agit pas également furtout le monde. Il y a des gens qui en brûlent, qui lemanient, Sc même qui en mâchent fans accident. Sonpoison n'est jamais mortel, & ceux qui en font atteintsguérissent dans peu de jours, fans aucun remède, aprèsde violentes démangeaisons, auxquelles succède Een-sture, avec plusieurs élevures fur la peau, qui jettentquantité de sérosités.

TOXIQUE, f. m. C’est la même chose que poison. Òntire des Toxiques des animaux , des végétaux, & desminéraux. Dans les animaux on volt le Scorpion, lavipère , &c. Dans les végétaux, 011 voit T aconit, laciguë , &c. & dans les minéraux l’arsenic, f orpiment& plusieurs autres. Le P. Léon dit que le nom deToxique que l’on a donné aux poisons, vient detaxus , qui signifie un If, à cause que cet arbre esttrès-vénéneux. Le Conciliateur a fait un Traité des

Toxiques.

TOY

TOYEN, enne. Pronom poíïèffif & adj. Tien, tienne*Tuus, a j um. Pasqxjier. De-là vient motoyen oumitoyen. Borel. On a dit de même moye, pour mien.3 c mienne.

TOYERE. f. f. Pointe d’un hache, hachereau, &c. qu’onengage dans le manche. Dicl. des Arts 1731.

TRA

TRABA. Nom propre de lieu. Traba• C’étoit ancienne-ment une perite ville de la Candie. Elle est réduite envillage, situé fur la côte méridionale de l’île près du capCrio. Maty.

TRABAN. f. m. C’est le nom que l’on donnoit autrefoisaux Halíèbardiers. Hastatus.

Les Tr ab ans de l’Empereur j les Trabans d Angle-terre , de Hollande. Dans chaque compagnie du Régi-ment des Gardes Suisses il y a quatre Trabans. Le motde Traban signifie en langue Allemande Darde. LesTrabans des Gardes Suisses accompagnent le Capitainedans une action de guerre ; ils font dans cette occasionSc dans une revue armés d’une grande' hallebardedifférente de celle'des Sergens : le fer est taillé parson extrémité en pertuifane, & les deux côtés enhaches d armes & de bec de corbin. Ils sont exemptsde faction , & ont une paie un peu plus groflè quecelle des autres soldats de la Compagnie. Le P. Da-niel.

II y a dans chaque Compagnie du Régiment desGardes Suisses huit Sergens, quatre Trabans , cinqTambours, un Fifre, six Caporaux 3 c six AnfpelTades.Le P. Daniel, Hist. de la Milice Françoise , tom. 2 ,p. 31 6.

Il est auffi fait mention des Trabans dans la secondepartie du Militaire de France 1738, p. 29. où ils fontnommés en général, & p. 32. où il est dit qu’il y Ç n aquarante-huìt dans les douze Compagnies du Régi-ment , à quatre par Compagnie.

TRABE, f. m» Météore enflammé gui P^roît en forme