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Tome huitieme. [THA - Z.]
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de conjecturer qu'il s’introduit beaucoup d'air avecelle.

TRACHELIE. f. f. C’est une des espèces de la plantequ’on nomme gantelée. Trachelium. Voyez Gan-telée.

TRACEîÉLO MASTOIDIEN. f. m. Muscle qui naît deEapophyse transverse de la première & de la secondevertèbre du dos, & de la troisième ou quatrième ducou, en descendant, par autant de tendons menus,lesquels en s’unisiànt forment un petit ventre charnu,épais, qui passe sous le splenius , & s’insere au milieu,du côté postérieur de l’apophysmatoïde, par un tendonmême. Son usage est d’assister le complexus. TracheloMaftóidœus.

TRACHENBERG. Nom d’une petite ville de la Silésie.Trachemberga. Elle est la capitale de la Baronie deTrachenberg, & située fur la rivière deBartsch, auxconfins de la Pologne , & à cinq lieues de la ville deWolaw, vers le nord oriental. Maty.

TRACHINA, ou TRESMIS. Nom d un bourg ou petire ville de la Turquie en Europe. Trachin a, Tri/mis-,Trejmis. Ce lieu est dans la Bulgarie fur le Danube,à dix ou douze lieues de Silistria, vers le nord. Maty.

TRACHOME, s. m. Trachoma. Mal des paupières. Lamaladie nommée trachome , est une aspérité de la parrie intérieure des paupières, avec rougeur. Il y a aussisouvent dans ce mal de petites pustules, semblables àdes grains de millet, produites par une humeur acre.Elle a disterens degrés. Les Grecs Pont appelée sycosis -,c'est-à-dire, figueufè , ou ressemblant aux grains dursd’une figue j parce que ces pustules ressemblent aux

f iepins des figues. Elles deviennent aussi dures & cai-euses, quand la maladie a duré long-temps. La cureconsiste dans les remèdes généraux révulsifs. Il fautpour les topiques, des émoliiens, ensuite des rafraî-chistàns, & enfin des détersifs. : de ,

âpre j rude.

TRACHONITIDE. Nom d’une ancienne contrée de laPalestine. Trachonitis. Elle occupoit le pays de la de-mi-Tribu orientale de Manasté; étant bornee au levantpar l’Arabie déserte, au sud par ITturee, au couchantpar le Jourdain , & au nord par les montagnes du Li-ban. C’est dans ce pays qu étoit le petit Royaume deGeíïhr, où Absalon se retira aptes avoir tue son frère

Ammon. Maty. , ,

TRACI. Lac. Voye\ Supérieur. Lac Supérieur.TRACTAS ou TRAC 1 US. s. m. Pierre semblable au loyer& au soufre : elle s’échaufte en y jectant de l’eau, <8cse resserre avec de Phuiie.

TRAÇOIR. s. m. Poinçon d’acier dont se servent les Or-fèvres & les Graveurs pour tracer ou dessiner sur mé-tal les figures qu’ils veulent graver. Graphiam.Traçoir. f. m. Terme de Jardinier. C'est un grand bâ-ton droit &c ferré par le bout d’en bas, dont la pointe esttriangulaire & applatie en làngue de chat, ayant unmanche de quatre à cinq pieds de long, dont on se sertpour tracer, &c. C’est avec le traçoir qu’on forme &qu’on deíT ie toutes les figures des Jardins. En un motc’est le porte-crayon du traceur fur le terrein.TRACQUE. f. m. On nomme ainsi au Croisic en Breta-gne , un certain nombre de cuirs à poil, fur le pied du-quel se payent les droits de la Prévôté de Nantes. Ilfaut io cuirs pour un tracque\ le droit de chaqueiracque est de z sols monnoie.

TRACTATION, f. f. La maniéré de traiter un sujet ouunë matière. La Traclation de cette matière est déli-cate ; elle ne se doit faire qu avec précaution. Avantque je puisse avec bienséance continuer la tractationde mon sujet. Traduci. duConte du Tonneau. La crainted’ostenser qui que ce soit, m’obîige à ne pas continuerla traclation de cette matière aussi littéralement que je1 aï commencée. M. Claude, dans son Traité de lacomposition d un Sermon , dit qu’il y a cinq parties,qui sont , 1 Exorde , la Connexion, la Division , laTractation & 1 Application. Le terme de Traclationest repete plusieurs fois dans ce Traité ; auísi étoit-cela partie qui flattoit le plus M. Claude , puisqu ellefeule comprend plus des trois quarts de son OuvrageL usage de ce mot n est pas encore établi* a

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C!!? TRACTION, si m. Terme didactique. Action parlaquelle une puissance rire un corps vers elle. Traclus.Le mouvement d un chariot tiré par un cheval, d’unbateau tiré par des hommes par le moyen d’une cordeôte. est un mouvement de traction. Ainsi il ne faut pasconfondre la traction qui est une véritable impulsionqui se fait par le moyen d’un corps visible intermé-diaire, avec l’attraction des Newtoniens qui n’a riende semblable. Au reste ce terme n’est en usage qu e»méchanique - , encore est-il peu usité.

TRACTRICE, ou TRACTOiRE. sis. Terme de Géo-métrie. C’est la ligne courbe que décrit une cordeavec laquelle on tire un corps pesant. Traclrix. Dansl’Histoire de l’Académie des Sciences de 1711 , il y aun discours de M. Bomie fur la ligne courbe appeléeTractrice. Voye j p. 78 & siuiv. Voye\ encore l’année17*2-p. 215.

TRADATE. Nom propre d’un bourg du Miîanois, situéfur 1 Glône, à quatre lieues de la ville de Como, versle sud. Tradate. Maty.

TRADIMENT. si m. Vieux mot. Enseignement, tradi»

TR*An ^ OREL * T rœce P tum > doctrina , traditio.

* 1 TbssR. h m. On donna ce nom dans les premiers

siècles de 1 Eglise aux Chrétiens, qui peur éviter lamort & le martyre, dans le temps de persécution, li-vroient les saints Livres de l’Ecriture aux persécuteurs.Traditor. Les ennemis de Dieu ont fait dès l’ancienneLoi leurs efforts pour ôter les saintes Ecritures auxfidèles. Dans la persécution cruelle qu’Antiochus ex-cita contre les Juifs , on chercha soigneusement lesLivres de la Loi, on les lacéra, on les brûla; on fitmourir tous ceux qui les retenoient, comme il est rap-porté au 1. L. des Machabées, C. 1. v. 59. & 60. Dio-ctétien renouvella cette impiété par un Edit du moisde Mars de la 19 e année de son Empire, ordonnantqu’on apportât aux Magistrats tous les Livres saints, &qu ils fusent brûles. Plusieurs. Chrétiens foibles, 8 cmente quelques Evêques vaincus par la crainte des fup-puces, donnerent ces saints Livres aux persécuteurs;f Eglise s eleva contre ces lâches, & porta des loix sé-vères contre eux, & leur donna le nom infamant deTraditeurs, du verbe Latin trado je donne, je livre.Voyei S. Augustin dans ses Livres contre les Donatistes,principalement L. VII. C. 2. & Optat de Miléve, L. I.contre ? arménien. Comme le prétexte du schisme desDonatistes étoit que les Catholiques foudroient les Tra-dit eui S , le Conche d Artes de 1 an ; 1 y. ordonna queceux qui seroient coupables d’avoir livré les Ecrituresou Jc S/ vases sacres , ou déféré leurs frétés, seroientdéposés de f Ordre du Clergé ; pourvu qu’ils en fussentconvaincus par des actes publics, non par de simplesparoles. Fleury , Hift. Eccl. L. X. p. p au J

j Eveque de Cirte , 8c ion Diacre Silvain, furent desTraditeurs. DuPin.

Traditeur , écorché du Latin Traditor , a été autre-fois en usage pour signifier traître.

Joachim du Bellay , parlant des mauvais Traduc-teurs, au commencement du sixième Chapitre de sontIllustration de la Langue Françoise, dit qu’ils seroientmieux nommes Traditeurs , vu qu’ils trahissent lesAuteurs qu’ils entreprennent de traduire, en les frus-trant de leur gloire ; & qu’ils séduisent les Lecteursignorans, en leur montrant le blanc pour le noir.

TRADITION, s. f. Action par laquelle on livre une choseentre les mains de quelqu’un. Traditio. La vente d’unmeuble se consomme par la simple tradition s il ne fautpoint de contrat. Il y a des coutumes où la traditionréelle est nécessaire pour la. perfection d’une donationentre vifs. A Paris, la tradition civile opère autant quela réelle pour la translation de la propriété des chosesdonnées. Extradition aes clefs faite a un locataire, eífcun pouvoir pour se mettre en posteíïìon des lieux.

La tradition réelle est la remise effective de la choie .La civile est une tradition feinte de la chose, dans laforme prescrite par la loi. Elle opère le même -effetque la tradition réelle.

Il y avoir autrefois differentes sortes de traditionsLa tradition par anneau, per annulum , qui se faisoiten mettqut un anneau au doigt de celui à qui on ter

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