tnettoit Ia possession d’une église , d’un héritage . . >Par ie bâton, per baculum , quand on remettoit unbâton entre les mains du nouveau postêííeur, en lignede la políèísion qu’on lui remettoit.. . - P er cultellum,par íe couteau , quand on lui remettoit en main uncouteau plié. ... Per festucam , par un fétu, quand onlui remettoit un fétu en main. Voye ^ Investiture &les articles relatifs.
Tradition , fe dir aussi en cnoies spirituelles, des loix,de la doctrine, des histoires que nous avons reçuesde main en mai» de nos peres, & qui ne font pointécrites. Traditio- Le Concile de Trente a défini qu ilfalloir recevoir les traditions Apostoliques avec le mêmerespect q ue 1 Ecriture. Il y a une tradition écrite, c’estcelle dont on trouve des traces dans les écrits dessaints Peres & des Docteurs de l’Eglife depuis les pre-miers siécles jusqu a nous. Il y a une autre traditionnon ecrìte, & c’est celle qu’on ne trouve pas dans lesLivres des saints Peres , qui font venus jusqu’à nous,
1 Eglise est la dépositaire de Tune & de l’autre tradi-tion. La dernière est bien plus propre pour affermir lafoi, pour résoudre les doutes, & pour condamner leserreurs. Elle est nécessaire dans l'Eglise, & cette néces-sité est fondée sur la promestè d’infaillibilité que Jésus-Christ a faite à son Eglise. La tradition écrite, & qu ontrouve dans les écrits des saints Peres, est excellente2c d un grand usage contre les Hérétiques j parce qu onen tire contre eux des argumens ad hominem. La plu-part des Hérétiques témoignent quelque respect pourles Peres des premiers siècles de l’Églife. Mais enfincette tradition écrite n’est pas absolument neceílairedans l'Égliíè, qui n’en seroit pas moins infaillible, &la règle de notre foi, si les saints Peres n’avoient pasécrit, ou si leurs Livres ne s’étoient point conserves ,ou si ce qui en a été conservé jusqu’à présent,, venoità fe perdre. De plus les saints Peres n’ont pas écrit furtoutes les matières qui font controversées, ou quipeuvent serre dans la fuite. Tout ce qustls ont écrit,n ’estpas venu jusqu’à nous; & tout ce que nous avons,quoiqu st ne favorise les Hérétiques fen aucune manière,n’est pas cependant toujours allez clair fur tous les ar-ticles , ni assez exprès pour convaincre un Hérétiqueopiniâtre, si on n’avoit recours à la tradition non ecrite,qui est essentielle à l'Égliíe, selon la forme que Jeíus-Christlui a donnée. Les Juifs observent plusieurs céré-monies qu’ils ne tiennent que par tradition. U est sou-vent parlé dans l’Evangile des traditions que les Pha-risiens observoient, & Jéfus-Christ blâme leur orgueilSc leur superstition.
Parmi les Chrétiens on pourroit donner trop d’au-torité à certaines traditions, ou plûtot abuser de cen °rn, en ajoutant trop de foi à des histoires, ou s at-tachant superstitieusement à des pratiques que 1 Egliseï’F >r vs Ve * on ne peut íe tromper en suivant
j tghse f ur j es Írac ií t i 0ns . comme fur tout le reste. Si
on prend la tradition pour tout ce qui n’est point écrit,ct qm est dérivé jusqu a nous depuis l’Eglise primitive,concernant ou la foi, ou les rits & cérémonies Ecclé-siastiques , ìl y eu a de deux fortes ; la tradition Apos-tolique , & la tradition Ecclésiastique. La traditionApostolique qui s'appelle dans le sens rigoureux & pluspropre tradition , ou la parole de Dieu non écrite ema-née des Apôtres jufqu’à nous par la fuite continuelledes Fidèles. Cette tradition a une égale autorité avec1 Ecriture. C’est par cette tradition que nous avonsconservé l’Ecriture-sainte , quant à la lettre; ectt-à-dire s quant au texte véritable des Livres sacres?Suant à son esprit & son véritable sens. Quiconque re-,jette cette tradition , est hérétique & tombe dans 1 er-reur. C’est cette tradition que le Concile de Trentea defini qu'il falloir recevoir avec le même respect que
Ecriture-sainte. On entend par tradition Ecclésiastique,^rtains Statuts & Régi emens qui regardent les mœurstres S ntS ? uì ont été introduits après le temps des Apô-venu^ ar r Pontifes ou par les Conciles, & qui fontFidèles qu * à nous P ar la continuelle observation des
dà voîe , se dit danS rE £ lise Catholique
1 la quelle la connoiísance des choies qui
concernent la Religion, & qui ne font point dans 1E-critute-sainte a pasté de main en main jusqu à nous;
Sc des choses mêmes qui fe transmettent pat cette voie.Dans la premiere acception de ce mot on dit qu’il y aune tradition écrite Sc une tradition orale ou non écrite.Dans la seconde, on dit qu’un point qui ne se trouvepoint dans l’Ecriture est une tradition.
On appelle traditions judaïques les observances, lescérémonies religieuses qui ne font point prescrites parla loi de Moïse, mais qu J il donna de bouche aux an-ciens du peuple , & qui furent transmises de main enmain jusqu'au temps où elles furent recueillies par lesRabbins. Ces traditions contiennent outre cela les in-terprétations que les Docteurs Juifs avoient donnéesà la loi de Moïse, les additions qui y furent faites dansla fuite & les rêveries des Rabbins. Voye\ le motMisna, qui est le plus ancien recueil de ces traditions-,Gemarre Sc Talmud.
Tradition se dit dans l’ufage des faits historiques quiont passé comme de main en main, d'âge en âge, 8 cqu’on ne fait que parce qu’ils fe font ainsi transmis.
Il y a quantité de faits qu’on ne fait que par la tradi -tion.
On le dit auffi de ces faits mêmes que nous con-noissons ainsi. Le prétendu voyage de S. Denis l'Atéo-pagite en France est une vieille tradition qui n’a au-cun fondement solide. Il y a en Hollande, dit B.Rab.une vieille tradition de pruderie qui paílè de fille enfille, comme une espèce de religion.
TRADITIONNAIRE. s. m. Qui fe dit de ceux „ parmiles Juifs, qui reconnoiííènt la tradition, qui la suivent,qui expliquent TEcriture par les traditions de leursPeres, & qui par là font opposés aux Cataires, qui nereconnoistent que TEcriture-fainte , comme les héré-tiques Protestans dans le Christianisme. Traditìonarius.On appelle autrement les Traditionnaires Rabbins »Juifs Rabbins ou Talmudistes. Hillel brilla parmi lesTraditionnaires, & Schammar parmi les Textuaires.Journ. des Sav. Le Cataire Annan non-sculemenrdéfendit les dogmes de fa secte, mais aussi il osa atta-quer les plus illustres Traditionnaires. Id.
Tous les Juifs Traditionnaires ou Talmudistes rè-glent leurs néoménies fur la conjonction de la Lune ;& les Caraites, qui font en petit nombre, s’appuientfur la Phase. Cependant les uns & les autres font laPâque deux jours consécutifs, parce que csest une cou-tume qu’ils ont tous reçus de leurs Peres, & qu’ilsobservent de toute antiquité. Dissertation du Pereperron , à la fin de son Hist. Evang. p. 66 . Les JuifsTraditionnaires attachés au Talmud ont depuis prèsde mille ans de grostès disputes avec les Juifs Catairesqui ne suivent que les Ecritures, p. 45 . 46 .
TRADITIONNEL, elle. adj. Qui concerne la tra-dition, l’autorité traditionnelle. Opinions tradition-nelles. Loix cérémonies traditionnelles. Moise eutordre de joindre à la religion traditionnelle de ses Hé-breux un cérémonial d’économie propre à contenir lepeuple dépositaire des promesses , 8 c à le détourner dsPidolarrie jufqu’au temps de la grâce par un corps derèglemens paiíagers , qui fixoittoutle détail du culte ,de la nourriture & de la police. Pluche.
TRADITIVE. f. f. Chose apprise par tradition. Enseigne-mens qui viennent par tradition. Majorum instituta,veterum mores. Les Indiens ne lavent l’hìstoire de leurnation que par la traditive de leurs peres. Cette cou-tume a lieu par une vieille traditive qui a force de loi.C’est une traditive reçue parmi eux, qu’ils portent lenom d’une paroisse que la Mer a détruite. Huet.
Ce mot n’est pas reçu ; on dit tout simplement tra-dition.
TRADUCIENS. f. m. pi. Nom que les Pélagiens don-noient autrefois aux Catholiques , qui diíoient que lepéché originel passoit des Peres aux enfans : qu’il étoitcommuniqué aux enfans par leurs peres dans la géné-ration. Traducianus , a. Ce mot étoit fait de tradux,dont on sc servoitpour exprimer cette communication,& qui vient de traducere , traduco , transmettre, fairepastèr de l’uu à l’autre. Aujourd'hui quelques-uns ap-