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TRANSCRIPTION, s. f. 'Action par laquelle on trans-crit. Transcriptio. U a tant coûté pour la transcriptionde ce Livre.
TRANSCRIRE, v. a. Je transcris, tu transcris, il transcri t j nous transcrivons j &c. Je transcrivis. J’ai tranjjcrit. Je transcrirai. Que je transcrive. Que je trans-crivisse , ou je tranjcrirois. Transcribeie, excribere.Prononcez lct. Copier, écrire une seconde fois. Cetteminute est trop brouillée, il Ta faut transcrire, la mettreau net. On lui a fait transcrire cet acte plusieursfois.
Transcrire, signifie auíïï, Insérer un acte tout du longdans un autre. Inserere, describere. Dans les arrêts d'ho-mologation d une transaction, d’un partage, on transcrit , on insere les actes tout du long. Dans les procèsverbaux on transcrit d’abord Farrêt,la commission quidonne pouvoir.
Transcrire, se dit quelquefois d’un Auteur plagiaire.Transcribere, exscribere. Cet Auteur n a dit rien de lui,il n’a fait que transcrire 8c s’approprier ce qu’il a trouvédans les autres.
Transcrire , chez les Marchands, c’est porter d’un pa-pier fur un autre, porter un compte d’un livre dans unautre, d’un brouillon dans le grand livre.Transcrit, ite. part. Transcriptus , exjcriptus.TRANSDIABLÉ, à adj. Tout pénétré du démon ,dont il est posiédé, & en quelque forte changé en dé-mon. Ce mot se trouve dans M. Péiiíîòn, qui, bienéloigné de l’employer de son chef, s’en est lervi pourexprimer un de ces termes que Luther inventoit dansfa fureur, & qui lui étoient íì ordinaires. Luther, parun style qui ne donne pas grand sujet d’estime pourlui, ne craint pas d’appeler tous ceux qui croient moinsque lui, c’est-àdire, nos Frères, (les Calvinistes) en-diablés, perdiablés, transdiablés. Péeisson.
TRANSE, f. f. Peur, crainte continuelle, grande appré-hension d’un mal qu’on croit prochain. Son plus grandusage est au pluriel. Anxietas, timor,formido, pavor.Quand j e me les remets, l’épée à la gorge, dans lestranses de la mort. Pat. Un bon Chrétien doit erretoujours en transe quand il songe au jour du juge-■ ment.
Ces mots furent suivis d’une mortelle transe,
Qui priva ses esprits de toute connoissance. Segrais.
Ménagé le dcrive de l’Anglois trame, qui signifieune grande peur.
TRANSEAT, f. m. Terme de l’Ecole & du Palais, quiest purement Latin, & signifie, Palïê, posé que celasoit, quand on ne veut pas nier ou accorder une pro-position. On dit en proverbe, Transeat, Grcecum eft,non legitur. On prétend que cela vient de quelquesanciens Commentateurs ou Glostàteurs du Droit Civil,qui n’entendant pas le Grec, palliaient tout ce qu’ilstrouvoient de mots Grecs, fans les expliquer.
En Chancellerie Romaine, on appelle un Nil tran-seat , un espèce d’opposition qu’on fait au sceau desbulles, «Sc à la délivrance d’autres expéditions, jusqu’ace qu’on ait entendu les parties qui ont intérêt deI’empêcher, & qu’il faut faire aísigner pour en direles causes.
TRANSELÉMENTATION. f. f. Terme dogmatique.Transelementatio,Metafioicheiofis. C’est le changementdes principes, des élémens d’une chose en ceuxd’uneautre, transmutation, transformation. Dans tous lesmonumens de fa foi, FÉglise nous a toujours parlé d’ungrand miracle, d’un changement divin, d’une tranfé-smentation , au-destiis des forces humaines & contre1 ordre de la nature. Péeisson. Il est vrais ajouteront-ils, que les Peres parlent quelquefois à peu près commes ils etoient Catholiques Romains, & nous repréfen-tent dans i Eucharistie un changement merveilleuxqu ils appellent transmutation, transformation, transélérnentation , & qu ils comparent aux changemensde seau en vin, & de l’eau en sang, dont nous parlel’Ecriture. Id. Ce terme n est pas ordinaire. Celui deiranilûbstantiation est consacré parmi nous pour expri-
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mer ce changement miraculeux qui s’opere dans l'Eu-charistie.
TRANSFÉRER, v. a.Mener, conduire, transporterd’ualieu à un autre. Il ne se dit que de certaines choies.Transferre , transportare, traducere. On dit transférerun prisonnier, lorsqu’on le mène, qu’on le conduitd’une prison en une autre, ou devant d’autres Juges:& quand on dit absolument, Il a été transféré, c’est-à-dire, On l’a mené devant les Juges d’appel. On fêteau Palais S. Catien, à cause qu’à pareil jour le Parle-ment de Paris fut transféré à Tours. On transfère sou-vent des Officiers, des Sièges, des Tribunaux de Ju-stice. Les Évêques font souvent transférés d’un petitÉvêché à un autre dé plus grand revenu. Un Évêquene peut être transféré à un autre Siège fans Bulles duPape. Voye[ Translation. Les Supérieurs des Mo-nastères appellent auísi transférer un Religieux quandils l’envoient d’un Couvent en un autre. Voy. Trans-lation. La plupart des Reliques d’Orient ont ététransférées en Occident. Constantin transféra l’Empirede Rome à Constantinople. Le Saint Siège a été quel-que temps transféré à Avignon.
Transférer , fe dit figurément des choies incorporelles.Transferre. Dieu a transféré le Royaume des Juifs auxInfidèles. La métaphore fe fait, quand on transfère lasignification d’un mot propre à un autre chose qui nelui peut convenir que par figure. En Jurisprudence , ondit qu’une vente, une donation transfère à un autre lapropriété, la Seigneurie d’un héritage.
On dit auísi Transférer un fête, pour dire, La re-mettre d’un jour à un autre jour. Acad. Fr.
Transféré, ée. part.
TRANSFIGURATION, s. f. C’est une Fête qu’on célè-bre en l’Église le sixième d’Aout, en mémoire de Fac-tion & du miracle que fit Jesus-Christ, quand il setransfigura devant les Apôtres, S. Pierre , S. Jacques:& Saint Jean , & qu’il fut vû avec Moise 8c Élie.Transfiguratio. La Transfiguration de Jesus-Christetoit comme un prélude de la gloire dont il devoirêtre glorifié peu de temps après.
Dans la transfiguration, le visage de J. C. parutbrillant comme le soleil, & ses vetements blancs commela neige. Ce n’étoitlà qu’un foible rayon de fa gloire.Cependant les yeux des trois Apôtres en furent telle-ment éblouis, 8c leur cœur en fut si pénétré d’adnii-ration, qu’ils étoient comme hors d’eux-mêmes. Aproprement parler, c’étoit moins un miracle que laceílàtion d’un grand miracle. Car l’union de la naturedivine avec la nature humaine, devoir naturellementrépandre fur le corps de J. C. cette impression degloire & d’éclat, & J. C. ne suspendit cette impres-sion de gloire, pendant fa vie, qu afin de remplir lesdesieins éternels de Dieu , & de sauver les hommespar l’ignominie du supplice de la Croix ; ce qui ne íeroitpoint arrivé si J. C. ne fe fut abaissé jusqu a paroîtrerevêtu de toutes nos foiblestes.
TRANSFIGURER, v- act- Terme de Théologie, qui nefe dit que de ce changement miraculeux que fit Jesus-
Christ en présence de S. Pierre, de S. Jacques & de S.
Jean, fur la montagne de Thabor, où il parut dans fagloire au mil* eu de Moise &d’Élie, qui est écrit en S.Matthieu, eh. 17 . Transfigurare , Transfigurari.
TRANSFORMATION, s. f. Changement d’une formeen une autre ; métamorphose. Transformatio , meta-morphosis . La transformation de Niobe en rocher. LesChimistes cherchent depuis long-temps la transforma-tion des métaux, c est-à-dire, leur transmutation, lamanière de les changer en or. Transformation d’unechenille en papillon.
En Géométrie, on dit la transformation d’une fi-gure , pour dire ía réduction en une autre figure demême aire ou de même solidité , mais d’une formedifférente. Transformation d’un triangle en carré.
En Algèbre, transformation d une équation : chan-gement â une équation en un autre qui la repré-
Transformation’ dans le style des Mystiques, est unchangement de Famé contemplative, qui est en quel-st ue façon divinisée, & convertie .ça, U substance ds