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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRANSLATEUR, s. m. Vieux mot qui signifie Traduc-teur. Traductor , Translator.

«O TRANSLATIF, ive. adj. Qui transfère, qui trans-porte. C’est un terme de Pratique. L acquéreur estcelui qui a acquis une choie par un titre translatif depropriété. Ferr. C est 1* tradition qui rend 1 acquéreurmaître & propriétaire de la chose, quand il 1 a acquisede celui à qui appartenoir : autrement celui qui

acquiert une cjioíe par titre translatif de propriété,n’acquiert que la faculté de prescrire, lorsque son au-teur n’en étoit pas propriétaire.

Quelqu un a dit en matière de Physique, les causestranslatives du mouvement.

TRANSLATION, s. f. Action par laquelle on transfèreune chose d un lieu à un autre ; & se dit dans les mêmesphrases que le verbe transférer 3 d’où il vient. Transla-tio. La translation d’un Evêque , d'u n Concile , d’unSiégé de Justice, d’un Parlement. La translation desReliques , la translation de FEmpìre. On ne s’en sertpoint en matière de commerce, ou de morale, au lieuque tranjport , qui signifie la même chose dans le pro-pre , se dit élégamment dans le figuré en certaines oc-casions. Les translations des Evêques ont été défen-dues par le Concile de Nicée, qui les déclara nulles,& ordonna que le transféré retourneroit à fa premiersEglise. Le Concile de Sardique ordonna qu il seroitprivé de la Communion. On avoir remarqué, que per-sonne ne pafsoit d une grande Eglise à une moindre,& que ceux qui abandonnent leur Eglise, ne le fontque par ambition, ou par inquiétude d esprit. Cettediscipline a été observée pendant 900 ans, & le pre-mier exemple d’une translation d éclat a été celle duPape Formose qui étoit Evêque de Porto. Un de sessucceílèurs en prit prétexte de le faire déterrer, & unConcile tenu bientôt après défendit que cette transla-tion fut tirée à conséquence. On a pourtant reconnucertaines causes légitimes de translation comme Futi-lité évidente de l’Eglise y fbus ce prétexte les transla-tions font devenues si frequentes que depuis cinq ouEx cens ans elles ont passé en droit commun. Il fautfeulement que le consentement & F autorité du Papeinterviennent. Le Légat à latere n a pas le pouvoir deprocedet à une translation, & le Métropolitain encore |moins. Il faut auíïì le consentement,du Roi, sans quoila Bulle de translation est nulle & abusive. Févret.Pour la translation d'un Religieux s'il s'agit de letransférer d’un Ordre à un autre , elle ne se peut faireque parFautorité du S. Siège. On prétend que la trans-lation ne peut être faite pour paslèr d'une règle plusri gide à une règle plus relâchée. Mais s’il s'agit feule-nt de le transférer à un Bénéfice de son Ordre,Abbe Commandataire , s’il est le Collateur du Béné-ce ? peut donner des lettres de translation. Mais s il*ì e s a ?‘ t que de le transférer dans un autre Monastèredu mente Ordre, c’est régulièrement au Prieur Claus-tral a expédier des lettres de translation. Id. Ceci abeioin d explication. Les Religieux Mendians ne peu-vent etre transférés dans un autre ordre, où 1 on pos-sédé des benefices, sans un bref du Pape. Ils peuventêtre transférés fans bref dans l’Ordre des Chartreuxoù l’on nsen possède point.

Pour passer dans un Ordre plus austère, un Reli-gieux doit simplement demander la permission à sesSupérieurs, fans recourir au Pape. Il est même décide— " ’ " ' le Reli-

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que si le Supérieur refuse cm'e permissiongtcux peut paster outre,un e £ arc * des Mendians, ils ne peuvent palier dansOàe, même plus austère, fans un bref duLors = excepce seulement celui des Chartreux,dre pE^ U un Religìeux demande à entrer dans un Or-santé n» 1 , par principe de santé , parceque sabraslèe , q | Fermet pas de suivre la règle qu’il a em-E e Pécule d'nécessairement un Bref du Pape.appartient au u ^hgieux, acquis avant la translation,après fa tr ans Pff miei ' Monastère : & le pécule acquisTranslation DJS l ° n5 au second,quelle un Test ace ^ G ^‘ C est une Déclaration par la-

à gui il est fait, en R 3 ,! r re un le Ss de la personnen se personne d'un autre, ou de la

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personne de Fhéritier qui en étoit chargé, en Celle d unautre héritier que le testateur en charge, ou enfin enchangeant la chose léguée en une autre.

Translation, se dit particulièrement des Fêtes que l’E-glise célébré en mémoire du transport des Reliquesde quelque Saint d’un lieu à un autre. Translatio. Latranslation de S. Nicolas se fait le neuvième de Mai.La Chaire de S. Pierre à Rome, à Antioche , sontfaites en mémoire des translations du S. Siège en ceslieux-là.

Point de Translation: en termes de Musique ancienne,est dans les notes de cet Art, un point qui marque letransport de la valeur d’une note à une autre, qui enest quelquefois astèz éloignée. On le met devant &après une ronde suivie de quelques brèves, & pourlors le second point est transféré à la derniere de cesbrèves, & la fait valoir trois temps, ou la perfectionne.Bros s ard.

TRANSMARIN. adj. Qui est au-delà de la mer. Les Pè-lerins qui viennent à l’Hôpital de la Trinité de Rome,& qui ne viennent que de quelque endroit d Italie,font couchés & traités pendant trois jours ; mais lesTranjmarins 8c les Ultramontains ont un jour de plus.Misson.

’STì- TRANSMÉTAL. f. m. Dans le voisinage de Paris,à Villeneuve S.‘George , on vit il y a quelques annéesse former une Manufacture qui promettoit des profitsconsidérables par la transmutation du fer en cuivre,& qui réveilloit la très-ancienne espérance de pouvoirtranlmuer le cuivre en or. Comme le cuivre qui for-tuit de ce laboratoire, avoir, diloit-on, indubitable-ment été fer, il étoit juste de lui donner un nom quiexprimât tout ensemble son premier & son second état.C’est ce qui forma F heureux & magnifique nom detransmétal. Pluche. La premiere épreuve s’en sit àlíly devant feu M. le Cardinal de Fleury , qui y sucsurpris. On crut voir périr le fer. On voyoit sortir del’opératìon un cuivre de bonne qualité. Mais le fer necessoit point d’être fer ; on le faisoit seulement dispa-roître , en le faiseur dissoudre dans l’eau vitriolique,& le cuivre qui paroiíïoit après, venoit du vitriol bleu,qui en est tout rempli, & qui servoit à faire la disso-lution. L’Entrepreneur , après avoir fait des dupes,disparut avec Fargent & les espérances des Action-naires.

TRANSMETTRE, v. a. Je transmets. Je transmettais.Je transmis. J’ai transmis. Je transmettrai. Que jetransmisse 3 ou je tranjmettrois. Céder, faire pasièr àun autre -, mettre ce qu’on possède en la possessiond un autre. Transmittere, delegare. Un vendeur, undonateur transmet la propriété de son bien à F acheteur,au donataire. L’hérédité non acceptée ne se tranjinetpas. Voye\ Transmission.

Transmettre, se dit figurément en choses morales.Transmittere , remittere , delegare , tradere. Souvenuespères tranjinettent a leurs enfans leurs vices & leursvertus. Les Grecs & les Latins nous ont transmis lesarts & les sciences. Les Historiens & les Poètes trans-mettent à la postérité les actions illustres des Héros.

II se dit aussi quelquefois avec le pronom person-nel, & signifie, Passer outre, passer d’un endroit dansun autre. Transire , praeterire , transmitti. On doit con-siderer le milieu par où se transmet Faction del’objet.Roh, L action de la lumière ie transmet à travers leverre.

Transmis, isr. part.

TRANSMIGRATION, f. f. Transport d’une nation en-tiere en un autre pays par la violence d’un Conquérant.Transmigratio. On ne le dit guère qu’en cette phrasede l’Ecriture : la transmigration des enfans d’israel enBabylone, lorsqu’ils furent emmenés en esclavage, llsignifie souvent dans l’Ecriture , un changement depays, un transport d’habitation.

Transmigration , se dit aussi du passage d’une ained’un corps dans un autre. Tranjmìgratio , meternpjy-chofiis. Pythagore enseignoit la transmigration des âmes;par-là on renaissait en quelque sorte, & on recommen-çoit une nouvelle vie. Les Siamois croyant la transmi-gration des âmes dans un autre corps, ne tuent point