TRÀ
homme Siméon : Tuam ipsus animam doloris gladius j
pertransibit.
Transpercé , ée. part. <• ,
TRANSPIRABLE. adj. m. & f. Terme d Economie ani-male qui fe dit des corps des animaux, qui ont despores ou petites ouvertures par ou les humeurs s’ex-halent continuellement d une maniéré presque imper-ceptible aux yeux. Tranjpirabilis , yel- transmeabilis.Pores sudorinques, pores transirables. Voye^ fart.suivant.
Transpirable, le dit auffi de ce qui peut tranípirer,Les humeurs trop groffieres ne font pas tranjpirables.
Il faut attenuer les humeurs pour les rendre plus trans
pirables. .
TRANSPIRATION, s. f. Sortie insensible ou presque in-tenable des humeurs par les pores de la peau. TranJ-piratio. Notre peau est percée d’une infinité de petitstrous, que Ton appelle ordinairement pores. Les unslont absorbans. C'est par ceux-là que les eaux d’unhain, le mercure des frictions, &c. s’insinuent dans lecorps. Les autres qu on appelle excrétoires, font défitines à donner palìage aux matières qui sortent ducorps. Les plus grands, & qui font en plus petit nom-bre, font les sudorifiques, qui donnent istue à la sueur.Les plus étroits, qui sont en très-grand nombre, fontlos tranfpirables, par lesquels fort la matière de latranspiration insensible. Le mot de tranjpiration toutseul s entend toujours de finfensible tranjpiration. Lacause de la tranjpiration est le mouvement circulaire,6c la chaleur du sang. La transpiration insensible seuleest plus grande que toutes les évacuations sensiblesensemble. Sanctorius a fait voir dans fa Médecine Sta-tique que son perd plus dans un jour par la tranjpira-tion, que son ne fait en quinze par les autres évacua-tions sensibles. Il ajqute que si les alimens & la boiílònd un jour pèsent huit livres, la transpiration insensiblemontera jufqu’à cinq. Le froid empêche la transpira-tion, à.cause qu’il reíserre les pores de la peau, & qu ilépaissit les liqueurs qui circulent dans les glandes cu-tanées. La chaleur au contraire augmente la transpi-ration non-seulement parce qu’elle ouvre les glandes& les tuyaux excrétoires, mais auffi à cause qu’elledonne plus de mouvement & plus de fluidité aux hu-meurs. Il y a des personnes dont la tranjpiration est sicopieuse, qu’elles rendent fort peu d’excrémens gros-siers, quoiqu’elles mangent beaucoup. La tranjpira-tion est très-nécellaire pour purifier la masse du sangde quantité de particules inutiles qui pourroient l’altéter. D’où vient que si la tranjpiration est empêchée ," en arrive fort souvent des fièvres dangereuses &Plusieurs indispositions de la peau, comme la galle, &cqu“ % an jpi ra j 0n ffirt auffi à l’organe du tact, en ce^efsè e e em P^ c he que les mamelons de la peau ne se^ heht ni par fait, ni par sattouchement continueldes corps extérieurs.
Transpiration , dans l’économie végétale. C est uneévacuation par laquelle les plantes sc déchargent deshumeurs superflues. 11 y a auffi une tranjpiration sen-sible , & une qui est insensible. M. Bonnet a prouveque la surface inferieure des feuilles est auffi bien unorgane de tranjpii ation que d’imbibition. j Voye\ Im-bibition & les articles relatifs à la transpiration.Transpiration, fe dit auffi de feutrée de l’air & desvapeurs dans le corps par les pores de la peau. Transpiratio , transmeatus. Cardan explique par cette tranj-piration de 1 air le prodige d une femme dont les urinesjournalières pesoient 27 livres , quoique tous ses ali-TRantcÍ^ & guides n en pesassent que quatre.
Dar I ^issER.. v. n. Sortir par la transpiration ; sortirfibl e e V POr( h Sd>Un cor P s d’une maniéré presque insen-au t'r ran JPÍ rare - Les mauvaises humeurs transirentrer ^ a P eau - Les bains chauds font tranjpi-
^ acilement les humeurs. Il
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I
propres B les humeurs. II y a des remèdesrétiques. nx * aire tra nspirer. On les appelle Diapâo-Transpirer^ p
que matière íra des corps mêmes par ou quel-
Boyle a fait voi ssss 7^ ran JÌ?irare. Le célèbre Roberttous les corps tranjsss s ent amenporologicum, queTome VIII, x jo P er ss> nn es qui tranjpirent
beaucoup, font moins sujettes aux maladies. Les jeunes .gens tranjpirent plus que les enfans.
RAnspirer, se dit encore de l’air qui, selon quelques»uns, entre dans le corps par les pores de la peau. TranJ *meare , tranjpirare. Le mauvais air infecte les corps»à cause qu’ils tranjpirent.
Transpirer , se dit encore métaphoriquement des af-faires publiques & particulières. Le Conseil est d’ungrand secret ; il ne transpire rien, pour dire qu’on nedécouvre, qu’on ne pénétre rien de ce qui s’y paise.TRANSPLANTATION, f. f. Maniéré de guérir les ma-ladies , par laquelle quelques-uns prétendent pouvoirles faire palier d’un lujet à un autre. Transplantatio.Cette transplantation , à ce qu’ils disent, se fait parun certain milieu ou moyen nommé pour cela Xaimant,ou fans ce milieu & par un contact seulement. La pre-mière espèce appelée proprement transplantation, c’estIorsqu’en mettant de la fiente du malade avec de laterre, on transplante sa maladie dans la plante qui naî-tra de la graine qu’on aura semée dans certe terre, ouquand les rognures des ongles des pieds d’un goutteuxloht renfermées dans un trou de tariere fait dans unchêne pour le délivrer de la goutte. La fiente du ma-lade est l’aimant, & l’eíprit vital de la plante qui naîtde la graine semée dans la terre où son a mis cettefiente, est la mumie que saimant reçoit. Il en est demême des rognures des ongles du goutteux, & del’efprit vital du chêne dans lequel ces rognures aurontété renfermées. La seconde espèce d 0 tranjplantatìon,qui est appelée approximation , c’est quand un doigtmalade d’un panaris se guérit, en le frottant dans so*teille d’un chat qui prend la douleur. Alors le sujetnon malade reçoit les esprits vitaux, s’unit avec eux,& corrige leur état morbifique ; & comme certainesmaladies se gagnent par approximation, quand les es-prits infectés d’un corps malade s’insinuent dans uncorps sain , & en infectent pareillement les esprits, ellesse guérissent auffi par approximation, lorsque les es-prits d’un corps malade entrant dans un corps sain,ceux du corps sain corrigent & rétabliflent les espritsmorbifiques de l’autre. La tranjplantatìon par le moyende l’aimant est de cinq sortes ; savoir, sinsémination,simplantation,Imposition, sirroration &sinescation,qui sont expliquées dans leur ordre. Il y a auffi, dit—on, une tranjplantatìon d’idée. Par exemple, le sangd’un animal qu’on avale, comme celui d’un chat,donne au buveur les façons de chat , & fait qu'ilcherche les coins & donne la chaise aux rats. Ceux quiont été mordus par un chien enragé, se croient chan-gés en chiens, & ils en font toutes les actions.
Je ne crois pas qu’un homme conduit par les prin-cipes de la faine Physique se laifle prévenir en faveurde la transplantation , malgré tout ce qu’on a dit pourl’accréditer. Cette doctrine de Paracelse peut être miseà côté des secrets des bonnes femmes.Transplantation de dents. C’est loríqu’une dent bienfaine, fraîchement tirée d’un jeune sujet, est posespresque auffitôt que f alvéole qui 1 attend, est nettoye.Cette opération, quoique delicate , a quelquefois bienréussi. Mouton, Estai d’Odontotechnie.Transplantation. Terme d’Agriculture & de Jardi-nage. Action de planter des arbres, des plantes dans unlieu disterent de celui ou ils etoient auparavant. Radi-catce plant ce translatio 3 conjìtio . La tranjplantatìon desplus grands arbres est devenue aisée depuis quelquetemps. Voye\ Transplanter. Il faut dire transplan-tation & non pas tranjplantement qui n’est pas reçu.TRANSPLANTER, v. a. Déplanter une plante pour laplanter en un autre endroit. Arborem, plantam trans-ferre. Les laitues & la plupart des fleurs veulent êtretransplantées. Les gros arbres font en danger , quandon les transplante. Il faut y apporter bien du foin, sur-tout quand on les transplante en plein vent, & dans unlieu ouvert, & plus sensible aux impressions de l’air.
Pour transplanter de grands arbres avec succès, onfait, avant les gelées, dés tranchées autour des ra-cines des arbres qu’on veut transporter, & on preparedes trous pour les recevoir dans le temps. Quand.faterre est astèz endurcie par la gelée pour st 11 on PUmc
V.