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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRE

vénalité des Charges : on en avoir depuis créé deux•autres: l’ Ancien, Y Alternatif, le Triennal. Antiquus,alternus , triennalis. Ces Trésoriers furent supprimésen 1664 , & Ton a érigé en titre d'Office deux Rece-veurs des revenus caluels & deniers extraordinairesdes gages. Il y a auffi un grand Trésorier dans f Or-dre du Saint-Efprit, & dans celui de S. Louis. Plu-sieurs Corps de Milices ont leurs Trésoriers particu-liers, comme les Gar des, les Suides, les Mousque-taires. Les Princes du Sang ont leurs Trésoriers & Ar-gentiers. Il n’y a pas jusqua la Basoche des Clercs duPalais qui n’ait ses Trésoriers.

Trésorier, de France, est un Officier d’un Bureau éta-bli dans chaque Généralité, où Pon examine les étatsdes Finances, & les comptes par un bref état. Quœfiorrégi us, yel Quœfìurœ prœfechis. Il est fans aucune Ju-rildiction contentieuse. Autrefois la recette duTréíor,qui n’étoit autre chose que le Domaine de la Cou-ronne , appartenoit aux Baillis & Sénéchaux, chacundans leur territoire. Il y avoir un Receveur Général,& un Contrôleur que l’on nommoit Clerc du Tréjor.

- Pour ne point détourner les Baillis Sc Sénéchaux deF administration de la Justice, l’on établit des Rece-veurs particuliers qui rendoient compte au ReceveurGénéral, ou Ordinateur des Finances, qui fut enluiteappelé Changeur du Tréjor. Il y avoir de plus un Of-ficier de la Couronne qui étoit le Chef ou Ordinateurdes Finances : c étoit le Grand Tréjorier de France ;c’étoit à peu près comme est aujourd’hui le Surinten-dant ou Contrô'eur des Finances. Il n’y avoir ancien-nement qu’un Trésorier Général. Voyez Général desFinances an mot Général. On en ajouta un lecondfous Philippe de Valois, Sc un troisième fous Charles V.'On en augmenta le nombre après lui, & par une Or-donnance de 1388 il fut dit qti’à l’avenir ils feroientréduits au nombre de trois. Dans leur premiere insti-tution ils n’avoient point de Jurifdiction contentieuse.Vers i’année 7390 ils se formerent une Jurifdiction,& les uns furent préposés pour les Finances, & lesautres pour le fait de la Justice. Mais par un Edit de1407, il leur fut fait défenses de faire aucun acte deJurifdiction contentieuse: en sorte que cette Jurìsdiction qui s’étoit érigée elle-même , s'anéantit auffid’elle-même. François I erigea en leur place seize Re-ceveurs Généraux-, & en 1553 Henri II voulut qu’ily en eût dix-fept , distribués en dix-fept Provinces.On les appela Trésoriers Généraux de France, tantpaire qu’ils avoient succédé aux trois anciens Tréso-riers Généraux , dont la Charge s etendoir par toutle Royaume , que parce qusen eux fut réunie laCharge de Généraux des Aides , qui croient autre-fois choisis pat le peuple pour la direction des Aides.Pasq. Loy. C’est à caule de ces Trésoriers Géné-raux qu’on a appelé Généralités les provinces , oul’étendue de pays où font établis des Bureaux deces Trésoriers Généraux. Voyez Généralités. Danschacune de ces Généralités il y a une Compagnie ouBureau de Trésoriers Généraux , qui ont conservé lenom de Généraux , bien que leur fonction soit ren-fermée dans le district de leur Province. Ainsi ce fontproprement des Trésoriers Provinciaux. Loyseau.Au reste, lés Trésoriers de France dans la Généralitéde Paris n ont point de Jurifdiction contentieuse dansleur Bureau. Elle appartient à la Chambre du Trésor.Mais dans les autres Provinces qui ne font point dansle ressort de la Chambre du Trésor , la jurifdictioncontentieuse touchant le Dòmaine a été rendue auxTrésoriers de France par un Edit de lan 162.7. DeLange. Les Tréjóriers de France ont leur Bureaudans chaque Province, ou Généralité, composé d’uncertain nombre de Présidons & Conseillers. Le Bureaudes Trejoriers de France de la Généralité de Paris,est compose de six Pré sidens , Sc de dix-neuf Conseil-lers, d c. lis jouissent des mêmes privilèges que ceuxde la Chambre des Comptes, où ils ont séance , &voix de-iberative , &c.- Ces Officiers sc disent aussiGrands Vojers , parce qu ils aboient foin des voies ou

sorier de l’Empire. Il y en a deux dans la Républiquede Pologne , le Grand-Tréjòrier du Royaume de Po-logne , & le Grand-Tréjorier du Duché de Lithuanie.Dans l’Abbaye de Saint Denis en France on appelleTréjorier, le Religieux qui a foin de montrer le Tré-sor des reliques & les tombeaux des Rois. Les Roisde France ont eu autrefois des Trésoriers ; il est faitmention de Didier Tréjorier du Roi Dagobert, dansune Charte de ce Prince pour l’Eglise de Cabots; &de Radon Grand-Tréjorier de France , dans la vie deS. Ouen. Les Eglises Cathédrales avoient des Tréso-riers, & des Sous -Trésoriers. En Angleterre il y a leTrésorier du Royaume, le Trésorier de l’Echiquier &le Trésorier de la Garderobe.

Grand-Trésorier d’Angleterre , Surintendant desFinances. C’est le second Officier de la Couronne.Summus Angliœ Quœfior. Le Chancelier est le pre-mier : à moins que Pon ne compte lc Hig-Srward,ou grand Sénéchal pour le premier ; auquel cas leGrand-Trésorier n’est que le troisième. Il a la directiondu Trésor Royal qui est dans PEchiquier , & l’inípec-tion sur tous les Officiers commis à la recette des im-pôts, des douanes , & autres revenus de la Couronne.Le titre de Lord est attaché à fa Charge. Le Roi lérévoque quand il lui plaît.

On appelle proverbialement un Trésorier fans ren-dre compte , celui qui manie toutes les affaires & lebien d’un grand Seigneur, & qui gouverne tellementPelprit de ion Maître , qu’il ne lui rend compte quede ce qu’il lui plaît. Quœfior reddendœ rationi non ob-noxius. On dit auffi, Un Trésorier fans argent est unApothicaire fans sucre. On dit auffi que les Trésoriersfont les éponges des Rois. L’Einpereur Vefpasien estle premier qui a donné cette qualité à ses Financiers,qu’on preste comme les éponges, quand ils font biengorgés de biens.

Trésorier, f. m. Terme de Fleuriste. Nom d’un œillet.C est un très-beau pourpre brun lur un fin blanc ; fafleur qui est fort large, tracée de panaches de piècesemportées ne crève pas en lui laiflanr 5 ou 6 boutonsfur son maître dard. Morin.

TRËS-QUE. Vieux adv. Des que, ou jusqu’à ce que.R. d Alexandre. Borel. . Uhi primàrn , statim atque ,ou bien L>onec, quoadusque. En quelques Provinces lePeuple dit, Drès que, changeant le t en d, & dITs’estforme dès que, ôtant IV.

Très-que. f. t. Terme de Blason. C’eft la même choseque la Torque ou le Bourreler. Voyez ces mots.

Tresrueici , jufqu’ici, jufqu’à-préfent. Poës. du Roide Nav.

TRESQUILLES. s. f. pi. Espèce de laine qui vient duLevant. C’est la même qualité de laine que les lainesforges & en suint.

TRESSAILLEMENT, s. m. Emotion fobite &: legere pro-duite dans le corps par quelque cause que ce soit. Sub-fuit us. La peur & la joie donnent des tresfaillemens.Une nouvelle agréable donne des tresfaillemens'. lavue de la mort en donne à 1 homme le plus capable deregarder fa fin d’un air tranquille. Henri IV difoit qu’illui prenoit des tresfaillemens quand il étoit en carroííè.

On dit auffi un tressaillement de nerf, pour dire Jedéplacement d’un nerf occasionné par quelque effortviolent.

TRESSAILLIR, v. n. Conjuguez, Je tressaille, tu tres-sailles, il tressaille. Nous tressaillons, vous tressaillez,ils tressaillent. Je tressaillais. Je tressaillis. JetreJJ'ail-liraì. Je tressaillirois. Que je tressaille. Quelques-unsont dit aii futur je tressaillerai. Richelet conjugue ,je tressants , tu tressants , il tressant au présent dePindicatif- On difoit Je cœur nie tressaut. Ce n’estplus l’ufage. Etre subitement emu pat une agita-tion vive & pastagere. Subfilire. On tressaille de peur& de joie. La Sainte Vierge tressaillit de joie aumoment de la Visitation. Exultavit prœ gaudio-Elisabeth sentit tressaillir son enfant dans son ventre.Le mot testament me fait tressaillir de douleur. Mot.Le plus brave ne lauroit s empêcher de tressaillir à sevue de la more.

grands chemins. „ , . , m

Irand-Trésorieb. L Electeur Palatin est Grand-Tré-

Tressailli, ie. part.

On