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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRE

On dit qu’un nerf est tressailli, quand il est sorti de jsa place par quelque violent effort.

TRESSAULT. s. m. Terme de Coutume. Dans la Cou-tume de Bretagne, Faire un tressauli , est sauter, &enjamber une fois fur ce qui est le plus proche. C estun privilège des aînés. Voy e \ article 551 de la nou-velle Coutume de cette province, & Hévin fur Frain,page 5^7 ? & le Gloff* de M. de Laurière.

TRESSAUTER. V. n. que Ion peut expiiquer de la mêmemanière que l’Académie explique tressaillir; être subi-tement ému par une agitation vive & p a liage te. Il ya cependant cette diflerence entre tressaillir & tressau-ter , q ue íre lfáillir se dit également des mou vemensqu excite la joie ou la peur , & que tressauter marqueseulement l’épouvante. Je sentis palier entre mesjambes quelque choie de velu , qui me fit tressauter.Je m enfuis, & je vis courir devant moi quelque choiede noir. J crois fi troublé , que je n en démêlai la causeque par le miaulement d’un chat, que je ne pris pasdans ce moment pour tel. La Mouche , ou les Avan-tures de M. tìigand , traduites de VItalien par leChevalier de Mouhy , Auteur grave,

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fulcrum. Les scieurs de long ont des trétaux un peueíevés, fur lesquels la pièce à scier est polée, afin quele scieur de délions ait de l’échappée pour retirer lascie. Un deílùs de table est monté fur des trétaux.Renverser table & trétaux.

Les théâtres des Saltimbanques, des Opérateurs,font montés fur des trétaux ; & l’on dit d’un mauvaisComédien, d’un méchant Bouffon, qu’il n’estbon qu’àmonter fur des trétaux.

Mais pour un faux plaisant .

Qui il s’en aille , s il veut , fur deux trétaux montéAmuser le pont-neuf de ses sornettes fades. Bon.

Ducange dérive ce mot de trefiellum , qui est uneespèce de trépied. Ménage le dérive de l’Anglois trestl.

On donne à Paris la question avec deux trétaux quibandent & alongent le corps du patient soutenu en i’airpar des cordes. Le petit tréteau est pour la questionordinaire ; le grand tréteau est pour l’extraordinaire.Equuleus. Quand on le laisse reposer, c’est fur le tré-,teau q u on lâche, & qu’on retire.

TRESSE, f. f/ Tissu plat, fait de plusieurs brins de fil,[ **“ q " ow Mnm dune

de so ie . o u d Ws às e„-w d- na tt e. i™™, R OW .JfCHTMIROW. N.mâE

m ' • wn j .■ - t: 11„ n,.- Ií» Rori-

Textum. Tresse de foie, d’argent, &c.

Iresse de Cheveux. Terme de Perruquier. On appelleainsi des cheveux assujettis par un bout iur trois brinsde soie entre le/quels ils font entrelacés , & que l'oncoud fur un réseau pour faire des perruques.

Ce mot vient du Grec tseç, pilus > ou du Latin tricce j qui, selon Nonius, signifie des empêchemens &

Trethymirovia , Techtimirovia. Elle est fur le Bori-sthène, environ à dix huit lieues au-dessous de Kiovie.Le Roi Etienne Battori donna cette ville aux Cosaques,pour être leur place d’armes, & le siège de leur Con-seil de guerre, & de leur Général. Les Polonois la leurôterent ensuite ; mais après plusieurs guerres les Co-saques s en lont encore rendus maîtres. Mat y.

___ 0 iduucs s cu Ium. cucuic ~ \

des choses embrouillées. Les Italiens disent aussi treccie. TRÉTOIRE. f.s. Instrument de Vannier, bip

Tresse, se dit figurément & poétiquement des cheveux de ténaille de bois. ,

que l’on considère fur la tête comme s ils etoient atta- TR £ T v R. f. m. Vieux mot. Un détour. ìerceval.chés par une tresse. Cirri inter se decussatim implexi. j ans gorel. Diverticulum.

Apollon avec fa tresse blonde , l’or de fa tresse. TRÉTORNER. Vòyei Trestorner.

En termes de Marine, Tresse de meches se dit d une j R pTOUR. f. m. Subterfuge , echapatoire, nnelie ptresse de trois mèches que l’on allume ensemble pour êchaper : c’est ce qu’on appelle en Languedoc, ae r -

mettre 1 e feu au canon avec plus de fureté. On appelleencore tressés , de petites cordes faites de fil de carret,qui servent à différens usages : hn y met plus ou moinsde fils, selon l’ufage qu’on en veut faire. Aubin.

TRESSER. V. a. Cordonner en forme de tresse. Con-texere. Tresser du fil, de la foie, &c.

Tresser des cheveux , chez ses Perruquiers. Les assu-jettir par un bout à des fils de foie tendus fur un petit I

métier, par le moyen de deux petits bâtons ou cy lin 1 , o - A e rou<;

dtes, entre lesquels on les passe , pour les employer j TRETOURNER. Vieux V. a. & n. S- " - ’ côtés, ou renverser.

--— -i- l.

viscotes. Borel. Subterfugium. Mauvais tours, trahi-son. Ce mot est vieux Sc ne fe dit píus.

Li onzième qui plus favoit ,

De guenches Ù de trétours,

D’ assauts de guerre & de esiours ;

Li contretint un poi de temps. Ovid. Mf. deBor.

ensuite à faire des perruques.

I r essé , ée. part.

} EUSE . { Nom que Ion donne à celui ou àCn e r tr esse des cheveux pour faire des perruques,femmes P I US i COmmun ^ ment tre ffiufe , parceque lesmétier-là CS ^' es ^ occupent ordinairement de ce

^"jufqu’au^BoRE ' Autrem entrc/c/. Jusques. Trejiaux.

De l homme treffiaux bêtes. Bible Historiaur.

TRESSOIR. f. m. Instrument à tresser les cheveux, In-strumentum pleclcndis & intertexendis crinibus.

En fa main ternit un miroir ,

Et si fut d’un riche tressoir,

«So/z chef paré moult richement. R. de la Roze.

TRESTOIRE. Fo^TretoiiTRESTORNER. v. n. Retouri

TS

IRE.

Divertaris s‘ ^- etou rner , tourner, détournerne se , v* à Roi de Nav. Ce mot est vieux, &

TRESTorH se

vieux s 1 orne. Poës. du Roi de Nav. Ce mot est

tretans v e se dit P Ius - I

on dit er,cori eU . X advcr be. Tout autant. En LanguedocTRETEAU, s ^ r ^fi ant - Boree. Tantumdem , tantidem.ordinairement"se iece de ^ ois longue & étroite, portéeservant à sout en r si q “, atre P, ieds > deux à chaque bout,théâtres & autres c u C r ta i?‘ es > des échafauds, desTome VIII. J es p em blables. Fulcimentum ,t artie.

Quand Sansès ce regarde vit cheoir Béranger ,

La selle trétourner, & fuir le destrier.

R. D’Aïe d’Avignon.

TRETRANCHER. Vieux v. a. & n. Interrompre. Gau-

vin. Borel. Interrumpere. r

TRETRATÊTRE. s. m. Animal de l’íle de Madagascar.Il est de la grandeur d une geniflë. Il a la tête ronde,8 c presqu’un visage d homme. Tretrateter.

TRÉTUIT. Vieux mot. Tous, ou comme ses Paysansdisent, tritons, ou très-tous. Borel. Omnes universiTREU. Voyei Tru. j j *

TRÊVE. f. f. Suspension d armes, cessation d’hostílitésentre deux partis ennemis. C’est une convention faiteverbalement ou par écrit entre deux Etats, entre deuxpartis qui font en guerre, par laquelle on s’engage àsuspendre pendant quelque temps tous actes d’hostili-tes. Comme Tétât de guerre subsiste toujours malgrécette convention , la trêve expirée , il n’est pas néces-saire d une nouvelle déclaration de guerre. Voyeq Ar-mistice. Lnduciœ. On fait des trêves générales, des.trêves particulières. Demander , accorder, prolongerune trêve. Rompre , enfreindre la trêve.

On appelle Trêve marchande, une trêve durant la-quelle le Commerce est permis entre deux Etats qmfont en guerre. Acad. Fr. Une convention que fontles Souverains, qui font en guerre, de ne point trou-bler le Commerce respectif de leurs sujets. L envoyéfous prétexte de proposer entre les sujets du Grand-